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4 Joconde… Un chef-d’œuvre et une bouffonnerie ! 






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Analyse Mona Lisa

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4 Joconde… Un chef-d’œuvre et une bouffonnerie ! Mona Lisa et ses copies. La Joconde d'Isleroth, Mona lisa du Prado, Copie d'Oslo.

Cette Joconde d’Isleworth a bien fait vendre les gazettes en novembre 2012 et février 2013 mais c’est oublier qu’elle est connue depuis longtemps et que son authenticité est sujette à caution. Par contre cette analyse comparée nous conforte dans nos choix. Lorsque nous avons effectué l’analyse de La Joconde il a été décidé, concernant la couleur, de se baser sur la Joconde restaurée du Prado et c’est le bon choix car elle nous donne une idée des couleurs originales et de ce que pourrait devenir le tableau du Louvre restauré. 

Caractéristiques : 

Léonard de Vinci,Mona Lisa ou la Joconde, 1503-1507. Huile sur bois, 77 × 53 cm. Le Louvre. Paris. Le portrait de Mona Lisa, dite la Joconde, exécuté par Léonard de Vinci entre 1503 et 1507, est celui de Lisa del Giocondo. 
Elle est l'épouse d'un marchand florentin, Francesco del Giocondo. Le modelé est doté d'une douceur et d'une grande subtilité. Cet effet se trouve renforcé par le sfumato, le rendu d'une atmosphère vaporeuse caractéristique de la manière de Léonard qui associe fond et forme et rend presque immatériels les contours.
Le sfumato est une technique qui produit par la superposition de plusieurs couches extrêmement délicates, un effet vaporeux qui donne au sujet des contours imprécis. La technique a été mise au point par Léonard de Vinci, qui la décrivait comme 
« sans lignes ni contours, à la façon de la fumée ou au-delà du plan focal ». Le terme sfumato, en italien, dérivé de fumo, « fumée », signifie « évanescent ».
Le sfumato de Léonard a longtemps été un sujet de conjectures plus que d'analyses 
Une étude des couches de peinture et de la composition des pigments par spectrométrie de fluorescence X, par des scientifiques du Centre de recherche et de restauration des musées de France et de l'Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron de Grenoble a montré en 2010 que les tableaux à l'huile de Léonard au Louvre sont recouverts de dizaines de couches de 1 à 3 microns.
La Joconde du Louvre est la seule connue où Léonard a utilisé le Sfumato. Ceci permet de l 'authentifier comme l'original.

La Joconde est du Prado est une copie du tableau de Léonard de Vinci.
Elle a été peinte en même temps que l’original, par un de ces élèves dans son atelier et peut être sous la supervision du maître. Par contre Léonard de Vinci n’est pas intervenu dans sa réalisation. Elle fait partie des collections du musée du Prado de Madrid depuis le 18ème siècle. La qualité de cette copie a été révélée après sa restauration, qui a consisté notamment à retirer une couche de peinture noire qui recouvrait le paysage. Le musée du Prado a comparé les 2 tableaux et a constaté que les dessins sous-jacents à la couche picturale des deux œuvres étaient identiques : les corrections apportées à l'original furent reproduites une à une sur la copie. Le motif de la réalisation d'une copie au même moment que celle de l'original demeure un mystère. Peut être Léonard voulait-il conserver une copie fidèle au cas où il livrerait l’original à un commanditaire. Le portrait de l'œuvre madrilène a des sourcils, bien que très fins, alors que celui du Louvre en est dépourvu.
La copie est dans un bien meilleur état de conservation que l'original du Louvre, grâce à la meilleure qualité du panneau, qui est en noyer d'une épaisseur de 18 mm, alors qu'au Louvre, il s'agit d'un panneau de peuplier de 13 mm d'épaisseur. Cela permet d'obtenir des renseignements sur le paysage du fond et des éléments comme la couleur rousse des cheveux, le vêtement, le voile et le fauteuil. Le peintre employa du matériel de très bonne qualité, et l'exécution est très minutieuse, mais la technique est très différente, propre à un artiste beaucoup plus limité, dont le un dessin est de moindre qualité et dont le coup de pinceau est bien plus simple, continu, plus linéaire et plus compact, sans le sfumato caractéristique du Léonard mûr. On écarte un nettoyage du tableau parisien dans un proche avenir en raison des risques qu'il ferait courir à la toile vu sa fragilité. 


Cette version de la Joconde, baptisée Isleworth Mona Lisa, qu'elle soit de Leonardo ou d'un contemporain, n'est pas inconnue du monde de l'art. Elle a été découverte en 1913 par un collectionneur anglais, Hugh Blaker, dans un manoir de l'ouest de l'Angleterre avant d'être rapatriée dans le quartier d'Isleworth - dont elle prend le nom - dans la banlieue de Londres, peu avant le début de la Première Guerre mondiale.
À la mort de Blaker en 1936, le tableau est acheté par le mécène américain Henry Pulitzer. Il appartient aujourd'hui à un consortium. La Fondation indique qu'en plus des preuves qui démontrent l'existence de deux Joconde par Leonard de Vinci, 
un livre de 320 pages, intitulé Mona Lisa, la version antérieure, doit être publié pour soutenir cette thèse. Le tableau a été conservé pendant une quarantaine d'années dans un coffre en Suisse. Mais la toile crée la controverse. On met en doute sa paternité et son antériorité. On peut-être frappé par la beauté du visage et la laideur du paysage. Martin Kemp, historien de l'art à Oxford, a déjà réfuté l'origine du tableau d'Isleworth. " Il y a tant de choses qui ne vont pas qu'on ne peut croire à autre chose qu'une reproduction. " Il note par exemple que le portait d'Isleworth est peint sur un canevas et non sur du bois, pourtant le medium préféré de Léonard de Vinci. Il indique aussi que les images de ce tableau produites par infrarouge et par rayons X " ne comportaient pas toutes les caractéristiques des tableaux identifiés de Leonardo ". 
Le tableau aurait été peint par Léonard 10 ans avant la Joconde du Louvre et représenterait Mona Lisa plus jeune. Mais la copie du Prado après sa restauration laisse apparaître une Mona Lisa d’une vingtaine d’année alors qu’elle est contemporaine à celle du Louvre. Donc La Mona d’Isleworth Lisa aurait 10 ans ! Il arrive souvent que les faussaires s’emmêlent les pinceaux au niveau des dates… 
La Mona Lisa de Isleworth mesure : 85 / 66 cm , tandis que la Joconde fait 77 / 53 cm et celle du Prado : 76,3 cm x 57 cm.

Voici une copie ancienne de La Joconde conservée à la National Gallery d'Oslo, elle est signée Bernardino Luini et datée de 1525. Il n’existe pas de toile plus connue que La Joconde et il n’existe pas non plus de tableau autant copié. Le tableau était déjà connu du vivant de léonard et il était déjà beaucoup copié… 
Par rapport au tableau de Léonard on note l’absence de sfumato et la même luminosité à l’arrière plan qu’au niveau du modèle. Ceci induit un manque de profondeur de champs. Comme celle du Louvre cette Mona Lisa n’a pas de sourcil. 
On distingue mal les pupilles donc le regard possède peu d’expression. Le modèle est roux bien plus roux que la toile restaurée du Prado. Il existe un contraste franc entre couleurs complémentaires, le bleu du ciel et l’orange et le doré du paysage et des manches du modèle. L’effet des couleurs est assez violent et sans aucune nuance. D’autres copies se trouvent un peu partout dans le monde au gré des musées. Et même en France. Dans la vidéo ci dessous vous verrez que le musée de Tours possède aussi sa copie. Une Copie fidèle à l'original du 17ème siècle fait partie des collections du Musée départemental d'art ancien et contemporain d'Épinal. 

Comparaison :

Depuis sa restauration en 2010 La Joconde du Prado nous donne de précieuses indications sur les couleurs de la Joconde du Louvre à l’origine. La toile est recouverte d'une succession de glacis colorés qui vitrifient le tableau. 
Ces couches de vernis ont assombri l’œuvre. Il est probable, comme on le voit ici, que La gamme des couleurs consistait en un passage dégradé du bleu du ciel à l'orange des manches, via d'innombrables nuances de gris, bruns, roux et ocres. 
Les couleurs chaudes sont réservées au modèle , les couleurs froides à la nature.
Les hypothèses concernant l'identité de l'auteur de la Joconde du Prado se limitent au cercle des disciples qui travaillèrent avec Léonard. On écarte l'attribution de la copie aux collaborateurs de Léonard de Vinci et représentants de l'école lombarde Giovanni Antonio Boltraffio, Marco d'Oggiono ou Giovanni Ambrogio de Predis, dont les manières de peindre diffèrent du style de la copie de Madrid. 
Elle est attribuée à Giovanni Giacomo Caprotti da Oreno, connu sous le nom de Salai ou à Francesco Melzi, deux des élèves favoris de Léonard de Vinci. Des experts italiens préfèrent évoquer un disciple espagnol comme Fernando Yáñez de la Almedina ou Hernando de los Llanos, les 2 peintres, actifs à Valence, faisaient partie des disciples du maître, et le premier eut à collaborer avec Léonard à la fresque La Bataille d'Anghiari. Un document de 1505 indique que l'auteur de la copie madrilène était un « Ferrando Spagnolo, pittore » Ferrando Spagnolo ou l'Espagnol, peintre, qui pourrait être Fernando Llanos ou Fernando Yáñez de la Almedina.

L’œil est naturellement attiré par le centre ce n’est qu’ensuite que le spectateur prend conscience de l’équilibre entre le paysage, la nature, et la personne, l’humanité. 
Dans le paysage à l'arrière plan, au dos du personnage, on distingue de chaque coté, à gauche une route et à droite un pont qui semble relier le modèle, l'être humain, à la nature. C'est exactement le propos de Léonard de Vinci qui illustre ici que l'humanité peut parfaitement s'intégrer avec harmonie au monde qui l'entoure. 

Les proportions du modèle sont réduites par rapport au paysage. Le visage est plus petit et plus ovale. Le peintre a concentré son attention sur le modèle au détriment du paysage à l’arrière plan. Le paysage est quelconque, pas de rivière, pas de pont et une perspective réduite. C’est simplement un portrait et il semble déséquilibré par rapport à l’original qui intègre parfaitement le modèle, Mona Lisa, au paysage à l’arrière plan et qui devient une allégorie avec ce regard et ce demi sourire car il semble nous dire : « Vous pouvez le faire. Soyez confiant. » 
La Mona Lisa d’Isleworth ne nous parle pas. Et si elle parle voyez ce qu’elle nous dit. 
Elle nous dit qu’il est inutile de chercher de la clairvoyance et de la pertinence dans les médias traditionnels qui ne prennent aucun recul et vous livrent l’information sans la vérifier. Elle nous dit qu’il va nous falloir écrire sur l’art du faux et des faussaires et sur les dérives du marché de l’Art et sur ces délires. Soyons clair on vous prend pour des imbéciles et nous dirons pourquoi et comment. 

Afin de mieux figurer les couleurs originales nous faisons alterner La Joconde du Louvre et la copie du Prado. Le tableau du Louvre est assombri par de multiples couches de glacis. Les couleurs de l’original sont certainement très proches de la copie du Prado. 

L’auteur, Bernardino Luini a certainement vu la toile de Léonard achevée. Ceci explique la clarté des bleus du ciel. Pourtant il n’y a pas le même dégradé du bleu ciel à l’indigo. Dans la toile d’Oslo la Joconde est rousse. La toile possède des teintes à dominante orangées. Les couleurs sont agressives et même un peu incohérentes, le contraste entre couleurs complémentaires bleu et orange est violent 
et bien trop racoleur, la toile manque de nuances dans les couleurs. Si la toile de Léonard à l’origine possédait de tels contrastes éclatant le sfumato les aurait adoucis et atténué. La zone claire située sous le visage est bien plus lumineuse que sur l’original, pourtant comme l’arrière plan est lui aussi trop lumineux le contraste clair-obscur est atténué. 

Copier les maîtres pour les artistes a toujours été une manière de progresser. 
C’est en copiant les grands peintres que l’on parvient à acquérir un peu de leur technique. Comprendre par le geste, par l’œil et la palette comment recréer tel ou tel effet ne s’apprend pas dans les livres ni dans une école de Beaux-Arts mais au musée en essayant de reproduire les merveilles des anciens. Tous les grands ont commencé ainsi … C’est pour cette raison que nous continuons de demander la gratuité totale de tous les Musées pour les artistes, les enseignants et les scolaires.