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 Céleste Boursier-Mougenot.

70 pinsons australiens donnent un concert rock, 
punk et métal jusqu'au 27 mars 2016 
au Musée des Beaux-Arts de Montréal. 







Musée des Beaux-Arts de Montréal :
Du 25 novembre 2015 au 27 mars 2016.

Céleste Boursier-Mougenot.

70 pinsons australiens donnent un concert rock, punk et métal jusqu'au 27 mars 2016 
au Musée des Beaux-Arts de Montréal. 

Carré d’art contemporain.
Pavillon Jean-Noël Desmarais – Niveau S2

Alors qu’à Paris depuis fin 2014 et durant toute l’année 2015 on prend 
les Français pour les nouveaux gogos de la culture, nos joyeux et gentils 
cousins québécois ont compris qu’il faut innover et être d’avant garde. 

Ainsi plutôt que d’exposer Rembrandt, Monet ou Picasso ce qui 
ne convient qu’aux « riches » musées des USA, plutôt que de 
prendre le public pour des « Koons » en leur montrant 
des ballons à 10 millions d’euros, au risque qu’un garnement 
ne vienne à l’expo avec une aiguille, et au risque surtout, 
ce qui est arrivé à Paris, qu’un huissier ne vienne établir 
un constat pour plagiat d’une œuvre réalisée en 1985 
par Franck Davidovici, nos cousins ont compris que l’on peut 
établir un parallèle judicieux entre les arts visuels et la musique. 

Ce que Wassily Kandinsky a toujours dit. 

Pas de photocopieuse Warhol chez eux ni d’adolescent perturbé en mal d’identité 
qui sont a same old shit mais des oiseaux… 

Un concert live de 70 pinsons australien 
c’est intelligent et cela ne coûte pas cher. 

Passons sur la difficulté à gérer un groupe de rock 
en tournée, il y a des choses que le grand public ne doit pas savoir, 
mais pour l’hébergement pas de suite dans un palace 5 étoiles, 
pas de cuvée prestige champenoise dans les loges, 
pas besoin d’un cireur de chaussure après chaque concert, 
les oiseaux se contentent de peu… 




Le Musée des Beaux-Arts de Montréal a invité l’artiste français 
Céleste Boursier-Mougenot à présenter une œuvre vivante 
et éphémère : un ensemble organique pensé en relation étroite 
avec l’architecture du Carré d’art contemporain 
du Musée transformé en volière géante.

From here to ear est une étonnante installation qui 
associe 70 oiseaux et des guitares électriques, 
ce sont 70 diamants mandarins, de ravissants petits pinsons 
originaires des steppes australiennes, 35 males 
et 35 femelles (parité oblige). 

Chanteurs et grégaires, ces oiseaux nichent en groupe 
sur d’insolites perchoirs, qui consistent en une dizaine de 
guitares et de basses électriques amplifiées et prêtes à 
accueillir ces volatiles qui, au gré de leurs mouvements 
sur les cordes, jouent live des 
accords préenregistrés rock, punk et métal. 



Tandis que les sonorités qu’ils génèrent se superposent 
à leurs propres chants, le concert de pattes sur guitares 
électriques qu’ils improvisent est régi par 
les battements d’ailes des oiseaux ainsi que par les 
mouvements des visiteurs déambulant dans la salle.

Les oiseaux proviennent d’un élevage de Thetford Mines.

 Il y a 35 femelles et 35 mâles. 

Ils ont été choisis pour leurs qualités sociales, et ne sont ni 
craintifs ni agressifs. Après l’exposition, les oiseaux retourneront
 à leur lieu d’élevage. Cette variété d’oiseau préfère demeurer 
en groupe et n’a pas le réflexe de fuir individuellement. 

L’entretien (nourriture, nettoyage) a lieu chaque matin. 
Ces étapes sont réalisées par des techniciens en santé 
animale spécialistes des oiseaux et des membres de l’équipe du Musée.

Une fois par semaine, un vétérinaire effectue 
une visite au Musée 
pour s’assurer de la bonne santé des oiseaux.

L’environnement sonore est généré par les oiseaux 
lorsqu’ils se posent sur les cordes 
des guitares amplifiées. 
Les cymbales ne sont pas amplifiées.

Une minuterie allume en matinée et éteint en soirée 
afin que les oiseaux disposent d’une période de repos optimale. 

Cette minuterie reproduit le cycle d’ensoleillement moyen d’une journée.

Cette installation immersive est la première canadienne de cet artiste français 
qui a représente son pays à la Biennale de Venise 2015.

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L’artiste :

Céleste Boursier-Mougenot est né en 1961 à Nice. Il vit et 
travaille à Sète. Après avoir été, de 1985 à 1994, 
le compositeur de la compagnie Side One Posthume Théâtre 
de l’auteur et metteur en scène Pascal Rambert, l’artiste, 
musicien de formation, entreprend de donner une forme 
autonome à sa musique en réalisant des installations. 

Depuis 1994, il mène un travail au croisement des arts visuels 
et de la musique expérimentale, tout en convoquant les codes du spectacle vivant. 

À partir de situations ou d’objets les plus divers, dont 
il parvient à extraire un potentiel musical, il élabore des 
dispositifs qui étendent la notion de partition aux 
configurations hétérodoxes des matériaux et 
des médias qu’il emploie, pour générer le plus souvent en direct, 
des formes sonores qu’il qualifie de vivantes.

Site web de l'exposition  


L’artiste a présenté la même performance en 2010 (23 février au 23 Mai ) 
Au Barbican de Londres. 

Vidéo : Céleste Boursier-Mougenot at London’s Barbican.
Céleste Boursier-Mougenot's installation of electric guitars and zebra finches at London's Barbican Curve gallery, 
23 February – 23 May 2010

Céleste Boursier-Mougenot présente son travail à l’international 
depuis un certain nombre d’années. 

Il a d’ailleurs été le premier artiste français lauréat de l’International 
Studio Program (PS1) à New York en 1998-1999. 

On a pu voir récemment son travail exposé à la National Gallery 
Victoria de Melbourne (2013), 
au Barbican Centre à Londres (2010) 
ou encore à la Pinacothèque de Sao Paulo (2009).

L’année 2015 a été exceptionnelle pour l’artiste puisqu’en 
parallèle de son exposition au Palais de Tokyo, 
il a présenté à la 56e Biennale d’art contemporain de Venise 
(09 mai – 22 novembre 2015), rêvolutions, 
un projet inédit et ambitieux, qui a transformé le Pavillon français 
en un îlot organique et sonore. 

Le commissariat du Pavillon français, placé sous 
la conduite de l’Institut français, 
était assuré par Emma Lavigne, directrice du Centre Pompidou- Metz, 
Céleste Boursier-Mougeno y a présente 
une nouvelle version d’une de ses oeuvres 
les plus connues, clinamen. (Voir Vidéo ci dessous). 

Céleste Boursier-Mougenot est actuellement représenté par 
les galeries Paula Cooper (New York), 
Xippas (Paris, Genève, Montevideo, Athènes) 
et Mario Mazzoli (Berlin).

Clinamen, de Céleste Boursier-Mougenot à la National Galery 
of Victoria International, Melbourne Australie.

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