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Zao Wou-ki. ((1920 - 2013). L'Incroyable synthèse. 
4.1.62. Huile sur toile. 1962.

Art Informel

 









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Vidéo : ZAO Wou Ki : Lumières et couleurs sans limites.

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Zao Wou-ki. ((1920 - 2013). L'Incroyable synthèse. 4.1.62. Huile sur toile. 1962.
L = 92 cm. H = 64,77 cm.

Zao Wou-Ki est un peintre chinois naturalisé français en 1964. Il dessine et peint dés l'âge de 6 ans. En 1935, à 14 ans il est formé en Chine à l'école des beaux arts de Hangzhou. Il contemple la calligraphie comme un Art, comme c'est le cas en Chine, et il la pratique. Il considère donc Mi Fei (1051-1107) comme l'un des plus grands peintre chinois car c'est un calligraphe. C'est aussi un paysagiste de la dynastie des Song du nord qui va influencer les peintres chinois durant plusieurs générations. Les œuvres chinoises sont exécutées sur des rouleaux de papier ou de soie, rangées dans un meuble et les propriétaires les déplient pour les contempler avec méditation. L'image prend d'abord forme dans l'espritde l'auteur, elle est intériorisée et parachevée mentalement, ce n'est qu'ensuite qu'il lui donne une forme visible. Comme le paysage chinois est en premier lieu un support pour la méditation souvent un poème calligraphié précise l'émotion suggérée par l'œuvre. Zao Wou-Ki s'inspire aussi de la peinture française à partir de cartes postales que son oncle lui ramène de Paris, ou bien des pages de journaux reproduisant des toiles qu'il découpe dans des revues. Il admire Monet, Renoir et les impressionnistes, Cézanne, puis Picasso et Matisse. Le 1er avril 1948 il arrive à Paris. Ces premières œuvres s'inspirent de Paul Klee mais très vite Il est rattaché, dans les années 1950, à la nouvelle École de Paris, puis à l'Abstraction Lyrique et à l'Art Informel. Souvent, comme ici, les œuvres sont titrées par leur date d'achèvement. Zao Wou-Ki cherche à interpréter la nature. Dans sa peinture, la couleur crée un espace presque magique, ses fonds sont poncés et grattés, les dégradés de nuances rappellent les paysagistes Song. Mais les couleurs sont impressionnistes et par prodige Zao Wou-Ki parvient à réaliser une incroyable synthèse. La synthèse entre plusieurs siècles de peinture chinoise et l'impressionnisme par la couleur, mais aussi l'art informel par la touche. Sur ses fonds qui sont des paysages, le peintre trace des signes qui sont proches des idéogrammes, et comme par miracle il parvient encore à une autre synthèse celle entre l'art abstrait et l'art figuratif. Cette toile de 1962 n'est ni abstraite ni figurative. Le miracle c'est qu'elle est les 2 ! Le talent du peintre est vite reconnu et il expose régulièrement à Paris à partir de 1952, puis en Suisse, à Bâle, et à Lausanne, aux États-Unis à Washington, Chicago, et à New York. Il est internationalement reconnu. Pourtant les multiples métamorphoses de son art déroutent les collectionneurs. Durant plus d'un an son marchand ne vend aucune toile. Mais le 22 novembre 1954 s'ouvre au musée d'art de Cincinnati une rétrospective de l'œuvre gravé du peintre. Les USA voient en lui un maître de l'abstraction lyrique. Le peintre illustre en 1962 La Tentation de l'Occident d'André Malraux. C'est à cette occasion qu'il fait la connaissance de l'écrivain qui est aussi ministre de la culture, et grâce à lui il obtient la citoyennetéfrançaise. Dans les années 1970, il crée plusieurs décors pour un service de table réalisé à la Manufacture de Sèvres et destiné au Ministère des Affaires Culturelles. En 1981 une grande rétrospective de son œuvre est présentée aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris. L'exposition sera reprise dans 5 musées japonais, à Hong Kong, puis à Singapour.A partir des années 1980, et avant-même son retour en Chine, le talent du peintre a été reconnu et consacré dans plusieurs pays d'Europe ainsi qu'aux États-Unis et au Mexique. Considéré comme un peintre universel , il a été exposé à Barcelone, peu après avoir rencontré Joan Miró lors de son exposition Hommage à Joan Miró à Madrid. La galerie Pierre Matisse de New York l'expose à son tour. On retrouve le peintre au Grand Palais à Paris et à l'institut de France à Athènes. Il est reconnu par son propre pays, la Chine, vers 1983 : à cette date, il est accueilli à Pékin où ses œuvres sont exposées au Musée national de Chine. Il l'est ensuite à Tokyo, à la Fuji Television Gallery. De très nombreux ouvrages paraissent entre 1986 et 1989 sur le peintre. Sur commande de l'État français, en 1989, Zao Wou-Ki réalise une fresque murale pour un édifice scolaire réalisé par l'architecte Roger Taillibert. L'œuvre se compose de 9 panneaux qui se déplient comme un livre d'images.La liste des villes où ses peintures sont exposées est longue : Genève, Aix-en-Provence, Lisbonne, le Musée national du Luxembourg, Tours, Amsterdam, Arras, puis Xi'an, Pékin, Hong Kong où il est nommé Docteur honoris causa de l'université. En France il est promu en 1993 au grade de commandeur de la Légion d'honneur et reçoit la Médaille Vermeil de la Ville de Paris. Zao Wou-Ki est décédé le 9 avril 2013, il repose au cimetière du Montparnasse. Son œuvre est un véritable miracle, unissant orient et occident comme une lumière vive et radieuse au milieu des tourments d'un ciel tumultueux. Il suffit de regarder et la magie opère… 

La ligne d'horizon est située au-dessus du tiers supérieur de l'œuvre. Le ciel est vaporeux. 
Le point de vue du spectateur se situe là où il commence à percevoir un rivage. 
C'est un paysage avec à droite en haut une forêt et au centre un fleuve cheminant jusqu'à une ville ou un village. 
Contempler cette œuvre est apaisant et relaxant. C'est le but de la peinture chinoise. 

L'artiste pose les formes principales sur les 2 points naturels d'intérêts inférieurs. 
Le point naturel d'intérêt supérieur droit marque la limite entre terre, ciel et eau. 

De vastes zones vaporeuses représentent le ciel et la terre. 
Elles occupent les 2 tiers de l'espace pictural. Ces zones donnent un effet éthéré et céleste à la toile. 
Cet effet aérien repose l'esprit du spectateur. 

L'image est construite sur la grande diagonale ascendante de gauche à droite. 
Il existe un mouvement qui part du bas à gauche et qui monte vers le haut à droite. 
La toile est abstraite et informelle au centre par contre elle devient figurative sur 
les côtés et l'on discerne bien le ciel, la terre et le fleuve ou le bras de mer. 

Détails : 

On distingue un rivage et à l'arrière peut-être des habitations, des embruns franchissant une digue. 

Au centre les lignes noires évoquent la calligraphie mais aussi l'art informel. 

C'est un fleuve ou un brasde mer qui serpente dans le paysage. 

Lumière : Les zones vaporeuses orangées rappellent la lumière d'un soleil couchant. Dans ce cas la lumière viendrait de la gauche. 

Couleurs : Contraste entre couleurs chaudes et froides. 

Ce type de contraste chaud et froid est impressionniste.