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Émile Claus. (1849 - 1924). 
Un Après-midi au Bord de la Rivière.

Luminisme. 










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Émile Claus. (1849 - 1924). Un Après-midi au Bord de la Rivière.

On dit d’Émile Claus qu’il est le peintre du soleil ou qu’il met le soleil en bouteille. En voyant cette toile vous comprendrez certainement pourquoi. La touche est précise, la composition parfaite et le peintre est un grand coloriste. La toile est facile à regarder, il y a un sujet, des personnages, la terre, l’eau, le ciel, des animaux au loin. Ce qui n’est pas simple c’est de reproduire cette lumière jaune orangée, d’obtenir de telles harmonies dans les couleurs chaudes, de faire d’une scène somme toute banale une scène d’atmosphère, et quelle atmosphère ! Bien des peintres peuvent s’y essayer, bien peu y parviendront avec un tel degré de finesse et de précision. Ce qui est surprenant chez Claus, au-delà de l’exactitude et de la minutie de la touche c’est sa capacité à reproduire une lumière réelle. Le peintre n’invente pas, le spectateur sait tout de suite qu’il s’agit d’une toile peinte en extérieur et que l’artiste reproduit ce qu’il voit. Il y a de multiples nuances entre reproduire, inventer, embellir, imaginer et il existe une multitude de tons dans chaque couleur qui va rendre tel ou tel effet et produire une atmosphère spéciale ou une ambiance particulière. Émile Claus choisit de reproduire beaucoup de lumière mais beaucoup de lumière cela peut être aussi une toile bien plus claire. Il faut des ombres avec la lumière, il faut des parties de la toile aux tons clairs et d’autres aux tons plus foncés. Sous le bleu du ciel et le blanc des nuages il y a cette zone de rose au merveilleux effet. Il y a plusieurs nuances de jaunes de verts et d’oranges, souvent en dégradés, pour reproduire les différentes couleurs de l’herbe. Un seul vert ne suffit pas. La manière de Claus est prodigieusement difficile, sa technique est ici à un niveau rarement vu, et bien sur le résultat est un tableau à nul autre pareil, à la lumière incomparable, qu’aucun photographe ne pourrait imiter sans des dizaines de filtres qui rendrait son tirage surréaliste et irréel. 

La ligne d’horizon est basse, le ciel occupe plus du tiers de l’espace pictural. 

Le point de vue du spectateur se situe au niveau de l’arbre. 

Le regard détaille tout d’abord les personnages au premier plan puis il monte et remarque la subtilité de la couleur du ciel. 

Les 3 enfants, le pêcheur et l’arbre sont situés sur 3 points naturels d’intérêt. 

La toile est divisée en plusieurs zones couleurs. Dans chaque zone il existe une couleur dominante. 

Le peintre a composé sa toile en utilisant les 2 grandes diagonales. Les principales lignes directrices sont des obliques qui vont de droite à gauche ou de gauche à droite.

Détails : 

Ce troupeau de vache au loin donne énormément de profondeur de champ au tableau. Dans l’atmosphère au-dessus d’elles se produit un effet de brume de chaleur bien détaillé. 

2 enfants observent attentivement le pêcheur. Au centre la petite fille regarde son frère. Ils sont tous pieds nus. La fillette du centre a certainement les pieds dans l’eau. 

Occupé à fixer son appât au bout de son hameçon, le pêcheur ne semble prêter aucune attention aux 3 enfants. 

Lumière : La lumière vient d’en bas à droite. C’est la lumière d’une fin d’après-midi ensoleillée. 

Couleurs : Contraste entre couleurs chaudes et froides, complémentaires. 

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