English Website

 

Toutes les Analyses

 


 Arlette Gagnon. Digital Painting, Art numérique, La Beauté du Détail... 

En ligne le 07.11.2014.




 

 

 

 


Laisser un commentaire ou un avis.  


Arlette Gagnon. Digital Painting


Natalia Rudzina. Artiste. Digital Painting, Art numérique, Aquarelles. 
20 000 lieux sous les Mers…



Envoyer cette page à un(e) ami(e)
 

Accueil  Analyses  Newsletter   Mouvements  Peintres  Genres  Techniques   Histoire   Musées  Expositions   Galeries   Artistes    Jeux    Annonces    
Boutique
 Contactez-nous     Qui sommes nous ?   
 Liens 





Arlette Gagnon. Digital Painting, Art numérique, La Beauté du Détail...

Cézanne disait de Monet : « Monet ce n’est qu’un œil, mais quel œil ! ». 
Ce que Cézanne ne dit pas c’est que Monet c’est aussi beaucoup de travail… 
A la fin du 19ème siècle pas d’informatique, peu de photo et pas de Télévision. La culture de l’image, l’œil, doit s’acquérir par le travail sur la toile et Monet travaillait en faisant suivre ses toiles pour retrouver les tons des couleurs. Plus d’un siècle plus tard tout a changé, l’œil se cultive bien plus vite, mais entre voir et créer il existe un chemin que tous ne peuvent emprunter. Quel que soit le moyen ou le support, brosse, pinceau, couteau ou souris informatique les lois de l’esthétique ne changent pas. On voit vite qu’Arlette a le don de la couleur, des formes, des proportions et de la lumière et même si avec un programme informatique il est facile de déformer une image, d’étirer les formes, de les enrouler et de les modifier à volonté l’harmonie n’est pas toujours automatiquement au rendez-vous. Il faut savoir cesser le jeu et repérer le moment où le résultat optimal est au rendez-vous. L’esthétique nous apprend que le beau possède plusieurs aspects qui varient sans cesse. 
On a rarement vu un artiste aller aussi loin au niveau du détail. On dirait que l’artiste creuse pour aller chercher au cœur de l’image la partie la plus parfaite esthétiquement. Ces images travaillées et déformées sont de l’expressionnisme abstrait ou de l’art informel selon que l’on soit d’un côté de l’atlantique ou de l’autre. 
Au niveau du symbolisme ce travail déclenche l’émotion car il évoque une partie de nous-même avec laquelle, à l’état de veille, nous ne sommes jamais confrontés. Devant les forêts d’Hans Hartung, comme devant les images d’Arlette Gagnon que ressent-on ? Ces formes souvent tourmentées nous renvoient à des zones profondes de notre inconscient. Ce que Freud nomme pulsions et Jung complexes. L’évocation de ces zones de tension qui nous habitent déclenche un soulagement pour la conscience. C’est une véritable libération de charge émotionnelle. Ce phénomène connu et utilisé en psychologie (tests de projection de Rorschach) est ici à l’œuvre. Pour chacun d’entre nous ces images évoquent des contenus que nous ne pouvons pas nommer mais qui sont très actifs. De plus ils sont amplifiés par les couleurs et l’harmonie des formes et de la lumière. Pour résumer nous dirons qu’Arlette nous montre avec beaucoup de talent ce que notre inconscient évoque la nuit et que souvent nous ne pouvons pas interpréter.