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Toiles comparées

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 Toiles comparées : 

Bonaparte Franchissant les Alpes. Paul Delaroche (1848 ). Jacques Louis David (1801). 





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Toiles comparées : 

Bonaparte Franchissant les Alpes. Paul Delaroche (1848 ). Jacques Louis David (1801). 

Le 2 mars 1796, quelques mois après son entrée en fonction, le Directoire confie à Bonaparte le commandement de la campagne d’Italie contre les forces autrichiennes. Général en chef de l’armée d’Italie, Bonaparte mène avec succès cette mission à partir d’avril 1796. C’est un triomphe militaire notamment à Arcole en novembre 1796, et à Rivoli en janvier 1797. Bonaparte obtient donc la capitulation des Autrichiens à Mantoue en février 1797. À partir de 1789, afin de témoigner des épisodes de la Révolution française, Jacques Louis David, jacobin et ami de Robespierre, met son art au service de la nation et adopte un style plus réaliste que néoclassique. De 1799 à 1815, David est le peintre officiel de Napoléon Ier dont il retrace le règne dans de très grandes toiles, comme le Sacre de Napoléon le 2 décembre 1804 (1806-1807). Suivant la disgrâce de l’Empereur, David s’exila à Bruxelles, où il séjourna jusqu’à sa mort. 
Paul Delaroche (1797 – 1856) se situe entre le classicisme et le romantisme. Il est spécialisé dans la peinture d'histoire et le portrait. Politiquement il est monarchiste et très proche de la monarchie de juillet. Règne de Louis-Philippe (1830-1848). 
Il ne faut point s’étonner de la différence de traitement du sujet. D’un coté le futur empereur chevauche une mule et semble peiner, de l’autre il est triomphant et fait cabrer sont cheval. Les toiles sont si différentes que la comparaison est comique. 
Le point de vue du spectateur se situe au niveau des épaules chez Delaroche, au niveau du visage chez David. 
Ce sont les montures plutôt que Bonaparte qui sont cadrées. Chez Delaroche Bonaparte est sur la ligne de force verticale gauche, sur celle de droite chez David. 
Les cadrages sont inversés. 
Derrière Bonaparte Delaroche laisse une zone vide, de la neige. David lui utilise le bleu du ciel pour faire ressortir le rouge de la cape. 
La grande diagonale de gauche à droite est montante chez David et descendante chez Delaroche. Celui-ci inverse volontairement la composition de David. 
Détails : 
Le visage est déprimé sur la toile de Delaroche, fier sur celle de David et le bras droit montre l’Italie.
Mule fourbue ayant besoin de soutien d’un coté, fier destrier cabré de l’autre les montures sont totalement différentes. 
Le manteau est terne sur la toile de Delaroche, la cape et l’uniforme sont luxueux sur le tableau de David.
Lumière : 
David éclaire le futur empereur de face, Delaroche par contre conçoit un éclairage qui provient de son dos. 
Couleurs : Contrastes entre couleurs froides et chaudes.
Toiles Similaires : 
A gauche : Jean-Auguste-Dominique Ingres. Napoléon Ier sur le trône impérial. (1806). A droite : Paul Delaroche : Napoléon Abdiquant à Fontainebleau. (1845). 
Entre 1806 et 1845 le moment et la posture ne sont plus les mêmes. Sur le trône Napoléon triomphe, Ingres le représente comme un dieu antique. A Fontainebleau l’ancien empereur est avachi et bedonnant sur une chaise, l’air perdu, le regard chargé de regrets.