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Vincent Van Gogh


 

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Vincent Van Gogh. La Chambre à Arles. Oct.1888, Septembre 1889. 


Une chambre à Arles : 3 tableaux, 1 analyse ! Mais quelles sont les différences ? 

Nous vous montrons ce qu’aucun des 3 musées ne vous dira jamais ! 





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Vincent Van Gogh. La Chambre à Arles. Oct.1888, Septembre 1889. 

La première version de La Chambre à Arles est une huile sur toile de 72 x 90 cm. Elle a été réalisée en octobre 1888 et se trouve au Musée Van Gogh à Amsterdam. La seconde version a été réalisée en septembre
1889 à St rémy de Provence, elle fait 73 x 92 cm, elle est conservée à l'institut des Arts de Chicago. La troisième version est plus petite 56 x 74 cm, peinte elle aussi en septembre 1889 à St Rémy, elle est conservée au Musée d'Orsay à Paris. Une chambre à Arles : 3 tableaux, 1 analyse ! Mais quelles sont les différences ? Nous vous montrons ce qu’aucun des 3 musées ne vous dira jamais ! 

Amsterdam : 
La toile est peinte en octobre 1888, avant la venue à Arles de Paul Gauguin qui arrive le 23 octobre 1888. Dans la maison jaune de la place Lamartine à Arles, Vincent veut fonder une communauté d’artistes à la manière des artistes japonais. A cette époque Vincent souffre de solitude, le mois d’avant en septembre 1888 il a réalisé le café de Nuit dont il écrira à Théo qu’il constitue le contraire de ce qu’il montre dans la chambre à Arles. Je viens de terminer une toile qui représente un intérieur de café la nuit éclairé par des lampes. Quelques pauvres rôdeurs de nuit dorment dans un coin. La salle est peinte en rouge et là-dedans sous le gaz le billard vert qui projette une immense ombre sur le plancher. Dans cette toile il y a six ou sept rouges différents depuis le rouge sang jusqu'au rose tendre faisant opposition à autant de verts pâles ou foncés.
Ce tableau est très symbolique : Van Gogh est abandonné par ses amis, et ceux qui sont encore là lui sont indifférents. Ce qui illustre cela sont les tables abandonnées, les chaises dispersées et les gens inexpressifs 
présents dans la scène.
Pour compenser une perspective peu conventionnelle due au fait que la chambre est située sur un angle et que le mur du fond n’est pas droit, Vincent qui veut exprimer l’harmonie utilise des couleurs qui ne sont pas réalistes mais des à plats de couleurs à la manière des estampes japonaises. La première toile a souffert de l’humidité les couleurs ont changé, Vincent l’envoie à Théo pour une restauration et celui-ci lui répond qu’il ferait mieux d’en faire une copie. 

Le point de vue du spectateur se situe au-dessus du lit. 

Le lit se trouve sur les lignes de force droites entre 2 points naturels d’intérêt. La chaise prés du lit et la table de toilette sont sur le point naturel d’intérêt supérieur gauche.

L’espace pictural peut se diviser en zones – couleurs. Les bleus et les orangés dominent occupent chacun 40 % de l’espace pictural. Les 2 tableaux, les 2 coussins, les 2 vitres de la fenêtre, le paillage des 2 chaises, les draps et la serviette, tous ces éléments fonctionnant par paires, sont de multiples points qui ressortent en vert. L’artiste exprime ainsi une volonté d’équilibre et d’union. La Chambre à Arles, symboliquement, est l’image de la communauté d’artistes que Vincent voulait fonder. 

Vincent fausse la perspective en transformant les verticales et les horizontales en des lignes obliques. Même les lignes de fuite ne sont pas droites. 

Détails : 

Dans la Chambre Vincent travaille avec des zones de couleurs unies. Dans le Café de Nuit il utilise sa touche habituelle faites de multiples traits obliques, brisés, en cercles, en arabesques… 

La lumière provient d’en bas à gauche. Sur la toile il n’existe aucune ombre portée. Les Zones les plus lumineuses sont le lit, le mur de droite, le haut du mur de gauche. 

Couleurs : Contraste entre couleurs complémentaires.

Toiles Similaires.

Vincent Van Gogh. Le Champ de Blé sur Fond de Montagne.

Dans une lettre à son frère Théo Vincent déclare que ce Champ de Blé pourrait être le pendant de la Chambre à Arles. On voit bien ici que les couleurs du Champ de Blé sont bien plus claires. La toile conservée à Amsterdam a souffert de l’humidité qui a assombri les teintes. Ceci explique les couleurs bien plus claires des versions de Chicago et de Paris. 

Ando Hiroshige. La Rivière Sakawa.

Autant que Hokusai Ando Hiroshige est à l’origine de la passion des impressionnistes pour les peintres japonais. Le Japonisme comme on l’appelle à l’époque s’explique par l’attrait des grandes compositions chromatiques et asymétriques qui comportent peu de couleurs, 4 ou 5, mais ces mêmes couleurs sont reprises à divers endroits de la toile. 

Chicago : 
11 mois plus tard Vincent réalise la version de Chicago, un tout petit peu plus grande, 73 x 92. Il renonce à faire restaurer la première version de l’œuvre, et à St Rémy il retrouve les couleurs lumineuses qu’il a utilisées dans les toiles peintes de jour à Arles. C’est à Arles que Vincent comprend que des couleurs froides comme le vert et le bleu, utilisées dans des tons très clairs, accrochent autant la lumière que les couleurs chaudes comme le jaune et l’orangé. La couleur dominante de cette deuxième version est le vert – bleu. Ce vert très clair est présent sur le sol, sur les vitres de la fenêtre et surtout par rapport à la version d’Amsterdam le vert disparaît des coussins, du drap de la serviette pendue à gauche. Dans la paille des chaises il est mélangé avec l’orange. En utilisant la flèche en bas à droite vous pouvez comparer les 3 versions de la toile. 

Le point de vue du spectateur se situe au-dessus du lit. Un peu plus haut que la version originale. 

Le lit se trouve sur les lignes de force droites entre 2 points naturels d'intérêt.
La chaise prés du lit et la table de toilette sont sur le point naturel d'intérêt supérieur gauche.

L'espace pictural peut se diviser en zones - couleurs.
Les bleus et les orangés dominent et occupent chacun 40 % de l'espace pictural. Les 2 tableaux, les 2 coussins, les 2 vitres de la fenêtre, le paillage des 2 chaises, les draps et la serviette, tous ces éléments fonctionnant par paires, sont de multiples points qui ressortent en vert et en blanc. Ainsi le miroir et la toile au dessus-du lit entrent dans la danse.
L'artiste exprime ainsi une volonté d'équilibre et d'union. La Chambre à Arles, symboliquement, est l'image de la communauté d'artistes 
que Vincent voulait fonder. 
Des verts de la première version ont été remplacés par des blancs. 

Détails : Notez les différences des tonalités et des couleurs. 

Lumière : Dans cette version la lumière provient de la fenêtre 
entrouverte. 

Couleurs : Contraste entre couleurs complémentaires.

Toiles Similaires.

Vincent Van Gogh. Le Champ de Blé sur Fond de Montagne.

Dans une lettre à son frère Théo Vincent déclare que ce Champ de Blé pourrait être le pendant de la Chambre à Arles. On voit bien ici que les couleurs du Champ de Blé sont bien plus claires. La toile conservée à Amsterdam a souffert de l’humidité qui a assombri les teintes. Ceci explique les couleurs bien plus claires des versions de Chicago et de Paris. 

Ando Hiroshige. La Rivière Sakawa.

Autant que Hokusai Ando Hiroshige est à l’origine de la passion des impressionnistes pour les peintres japonais. Le Japonisme comme on l’appelle à l’époque s’explique par l’attrait des grandes compositions chromatiques et asymétriques qui comportent peu de couleurs, 4 ou 5, mais ces mêmes couleurs sont reprises à divers endroits de la toile. 

Paris : 
Toujours à St Rémy de Provence Vincent réalise une troisième version de la Chambre à Arles, plus petite, 56 x 74 cm, pour offrir à sa sœur. Cette fois la couleur dominante est le bleu puis le vert. On retrouve des teintes identiques dans Roulottes (1888), Le Pont de Trinquetaille (1888) et Le Déchargement d’un Bateau se Sable (1888) toiles que Vincent a réalisé à Arles l’année précédente. Par rapport à la version de Chicago le bleu est beaucoup plus lumineux, il y a moins de verts, bien que Vincent ait retrouvé la teinte exacte du vert utilisé à Arles. Le bleu est une couleur bien plus froide que le vert pourtant ce format plus petit est la toile la plus lumineuse des 3 versions. Ici aussi en utilisant la flèche en bas à droite vous pouvez comparer les 3 toiles. 

Le point de vue du spectateur se situe au-dessus du lit. 
Comme sur la version de Chicago. 

Le lit se trouve sur les lignes de force droites entre 2 points naturels d'intérêt.
La chaise prés du lit et la table de toilette sont sur le point naturel d'intérêt supérieur gauche.

L'espace pictural peut se diviser en zones - couleurs.
Les bleus plus clairs et les orangés dominent et occupent chacun 40 % de l'espace pictural. Les 2 tableaux, les 2 coussins, les 2 vitres 
de la fenêtre, les draps et la serviette, tous ces éléments fonctionnant par paires, sont de multiples points qui ressortent en vert et en blanc.
L'artiste exprime ainsi une volonté d'équilibre et d'union. La Chambre à Arles, symboliquement, est l'image de la communauté d'artistes 
que Vincent voulait fonder. Il y a moins de verts que dans la seconde version. Les bleus sont d'une teinte plus lumineuse. 

Vincent fausse la perspective en transformant les verticales et les horizontales en des lignes obliques.

Même les lignes de fuite ne sont pas droites. Dans cette version de nombreuses lignes sont décalées vers la droite. 

Détails : 

La couleur du sol est totalement différente.

La couleur orange est identique. 

Lumière : 

Dans cette version la lumière provient aussi de la fenêtre entrouverte. 

Couleurs : Contraste entre couleurs complémentaires.

Toiles Similaires.

Vincent Van Gogh. Le Champ de Blé sur Fond de Montagne.

Dans une lettre à son frère Théo Vincent déclare que ce Champ de Blé pourrait être le pendant de la Chambre à Arles. On voit bien ici que les couleurs du Champ de Blé sont bien plus claires. La toile conservée à Amsterdam a souffert de l’humidité qui a assombri les teintes. Ceci explique les couleurs bien plus claires des versions de Chicago et de Paris. 

Ando Hiroshige. La Rivière Sakawa.

Autant que Hokusai Ando Hiroshige est à l’origine de la passion des impressionnistes pour les peintres japonais. Le Japonisme comme on l’appelle à l’époque s’explique par l’attrait des grandes compositions chromatiques et asymétriques qui comportent peu de couleurs, 4 ou 5, mais ces mêmes couleurs sont reprises à divers endroits de la toile.