Meriem Benchaabane : Condamnés.





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Meriem Benchaabane : Condamnés. Acrylique sur toile (Décembre 2005).

Dès l’âge de 3 ans, Meriem Benchaabane est une adepte de l’esthétique : elle accorde les couleurs, les formes et les textures quand il faut s’habiller ou arranger des objets dans un espace. Son caractère s’affirme déjà et elle sait exprimer des idées. 
Cette vie intérieure intense constitue le terreau d’où vont naître des milliers de perspectives originales. 
A l’âge de 8 ans, à l’occasion d’un concours ayant pour cadre la journée de l’enfance, elle esquisse avec détermination un dessin qui lui vaut le premier prix. 
Dès lors son envie irrésistible d’explorer le monde des arts plastiques la pousse à expérimenter toutes les techniques qui s’offrent à elle, pourvu qu’elle puisse exprimer ses idées qui émeuvent un public au fil du temps grandissant. 
A 24 ans elle expose en février 2005 à l’hôtel Sofitel d’Alger. Une quarantaine d’œuvres inattendues la consacre en tant que nouvelle révélation du giron artistique algérien. 
Dorénavant la dynamique est vertueuse : plus elle montre ses travaux et plus elle ressent une approbation qui stimule son énergie créatrice.
En décembre 2006, elle propose une vingtaine de tableaux classés dans la catégorie : « Art contemporain, Moderne » .

La carrière de Meriem se veut orientée vers des formes diversifiées d’expression plastique. Elle réalise aussi des vitraux. 

Condamnés, acrylique réalisée en décembre 2005, laisse apparaître une artiste possédant une vive sensibilité qui s'exprime dans la douceur et dans la poésie. Avec beaucoup de tendresse et d'affectivité. 
Les condamnés sont des fleurs emprisonnées dans des tubes ou des éprouvettes que nous appelons " soli flor ", fleur seule... 
Lorsque l'on songe à la violence, à la torture morale, aux conditions de vie qu'évoque l'univers carcéral dans un contexte politique extrêmement lourd l'œuvre est en décalage complet. Et c'est ce qui fait sa force et sa valeur. 
L'harmonie de teintes très claires pour s'exprimer sur un lieu où la conscience sombre, très loin de la clarté et de la liberté, est un message optimiste chargé d'espoir mais il fait aussi de l'œuvre un pamphlet pictural subversif. Exprimer le contraire du réel sur un tel sujet est le reflet d'un univers spirituel riche et sensible inondé de lumière et presque touché par la grâce…

Comme l'écrivait Thomas Mann à la fin du Docteur Faustus : " Du plus extrême désespoir - un miracle au-delà de la force de la foi - s'élèvera la lumière de l'espoir. "