John Constable. (1776 – 1837).


   
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John Constable. La Cathédrale de Salisbury. (1825).







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John Constable. (1776 – 1837).

Fils d'un riche meunier, John Constable est destiné par son père à la carrière ecclésiastique, il préfère, adolescent, passer son temps à dessiner. En 1796 il part pour Londres où il fait la connaissance du graveur John Thomas Smith, lorsque sir George Beaumont, le fondateur de la National Gallery de Londres, remarque ses dons, il parvient à persuader son père de l'inscrire à la Royal Academy. Constable y devient l'élève de Joseph Farington pendant quelques années, puis décide de quitter l’école afin de se consacrer à la peinture de paysage. Il s'y exerce notamment en copiant les œuvres de Jacob Van Ruysdael et de Claude Lorrain, qui vont exercer sur lui une grande influence. Il copie aussi Richard Wilson et Gaspard Dughet tout en s’imprégnant des œuvres de Thomas Gainsborough. En 1802 il expose ses premières œuvres à la Royal Academy. Alors qu'à la fin du 18eme siècle le paysage n'était encore abordé par les peintres anglais, comme Reynolds ou Gainsborough, que comme un décor, Constable choisit de peindre la nature pour elle seule, en représentant des personnages non plus mis en scène mais dans leurs occupations quotidiennes.

Vers 1810 sa palette s’éclaircit et il parvient à trouver une unité et une harmonie dans ses couleurs. De cette période (1809) datent : Malvern Hall in Warwickshire, Vue D’Epsom et Coucher De Soleil En Automne (1812). Vers 1820 il est encore plus proche de la nature dans son Chantier Naval A Flatford Mill.

Des excursions dans les îles britanniques lui permettent d’affiner sons sens aigu des paysages sauvages, de l’atmosphère, des nuages et de la lumière. A partir de 1821 il exécute de nombreuses études de nuages et de ciels, accompagnées d’annotations météorologiques. En 1823 chez Sir Georges Beaumont il peut admirer le Paysage Avec Le Château De Steen de Rubens, cette œuvre va le marquer.

Très attaché à sa région d'origine, le Suffolk, il reprend souvent les mêmes thèmes, comme les bords de la Stour le Moulin de Dedham, 1820. Ce n’est qu'en 1823 qu'il reçoit sa première commande importante de l'évêque de Salisbury, une vue de la cathédrale. Sur cette toile le plan d'eau immobile et la barrière entrouverte, que vient de franchir un couple, forment un premier plan visuel qui permet au peintre de rejeter en arrière l’édifice lumineux. La flèche de la cathédrale se détache d'autant mieux qu'elle est encadrée par une haute ogive de feuillage et qu'elle s'inscrit sur un ciel à sa mesure. Constable considère le ciel comme l'élément fondamental d'un paysage : « Il serait difficile, écrit-il, de citer un type de paysage où le ciel ne serait pas la note dominante, la mesure de l'espace et le véhicule principal du sentiment. »

Spécialiste des ciels, il les étudie comme « le plus insaisissable des phénomènes du monde » et cherche à « déterminer l'informe ». Selon lui : « La peinture est une science, et elle devrait être une constante recherche des lois de la nature. ».

L'année suivante, il expose à Paris, au Salon, et remporta une médaille d'or. Ses œuvres, et tout particulièrement la Charrette de foin (1821) font l'admiration de Delacroix et des paysagistes de l'école de Barbizon qui commencent à cette époque à peindre en extérieur. Après avoir cette toile Delacroix décide de changer les tons de Scènes des Massacres de Scio toile exposée au salon de 1824. En 1828 son épouse Maria Bicknell décède de la tuberculose après avoir donné naissance à sept enfants, ceci se répercute dans son œuvre dont l’atmosphère devient plus sombre.

Les toiles de jeunesse de Constable sont très imprégnées de la tradition du Lorrain, de Van Ruisdael et de Gainsborough. Ce sont en majorité des paysages au coloris sombres. Mais dés 1802 il préfère à l’atelier l’observation directe de la nature.

Constable considère le ciel comme l'élément fondamental d'un paysage : « Il serait difficile, écrit-il, de citer un type de paysage où le ciel ne serait pas la note dominante, la mesure de l'espace et le véhicule principal du sentiment. »

Sa manière devient plus mouvementée et il commence à utiliser le couteau. Parfois il tente d’appliquer à la peinture à l’huile les principes de l’aquarelle. De cette première période subsistent des œuvres surtout religieuses. Par la suite il se consacre surtout au portrait et au paysage. Ses paysages annoncent par sa technique l’impressionnisme à cause de l’observation directe, ses œuvres se démarquent par leur fraîcheur et leur spontanéité. Ses œuvres tardives révèlent la solitude du peintre (Champ De Blé, 1836). Mais elles annoncent l’Hudson River School.

Son art, duquel se dégage une vision particulièrement sensible et sincère de la nature, de la lumière et de l'atmosphère, n’a pas beaucoup d’influence en Angleterre. II marque en revanche profondément les peintres français de la seconde moitié du 19eme siècle, notamment Eugène Boudin et Claude Monet.

En peignant et en observant l’immensité, John Constable cherche à atteindre la véritable nature des choses. Ceci fait de lui un peintre romantique mais aussi l'un des plus authentiques précurseurs de l'impressionnisme en France et des peintres de l’Hudson River School aux États-Unis.