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Coronavirus : Anatomie d'un Virus.

 

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Les virus sont des micro-organismes qui parasitent les cellules vivantes.
Les virus sont si petits qu’on les mesure en millionièmes de millimètres (nanomètres). 

Par exemple, il faudrait plus de 200 000 particules 
du virus de la grippe pour, simplement, couvrir le point qui marque la fin de cette phrase.
Les virus ne se nourrissent pas, ne respirent pas, restent immobiles et sont incapables de se reproduire par eux-mêmes 
: ils ne sont donc pas véritablement des êtres vivants. 
En fait, pour pouvoir se reproduire, ils doivent obligatoirement infecter une cellule vivante et la forcer 
à fabriquer leur propre descendance, de nouveaux virus.

La cellule infectée meurt une fois qu’elle a accompli sa tâche. Elle libère de nombreuses 
particules virales, qui vont contaminer à leur tour d’autres cellules.
Les virus ont une organisation très simple. Leur programme génétique (formé d’ADN, comme chez tous les êtres vivants, 
ou bien, dans certains cas, d’ARN) est protégé 
dans une « boîte » très résistante faite de protéines, appelée capside.

Parfois, la capside est entourée par une enveloppe de lipides (c’est le cas par exemple 
du virus du sida) : dans ce cas, le virus est dit enveloppé.

On connaît environ 3 000 espèces de virus. On en trouve chez tous les êtres vivants : 
il existe des virus qui infectent les champignons, d’autres qui parasitent 
les plantes, d’autres encore les animaux et certains s’attaquent même à des bactéries.

Les virus qui s’attaquent à l’homme sont responsables de nombreuses maladies, certaines très graves 
(comme le sida, la variole, la rage), d’autres un peu moins 
(comme la varicelle, l’herpès ou le rhume). La grippe, considérée à tort comme peu dangereuse, peut être redoutable : 
l’épidémie de grippe dite « espagnole » a fait, 
entre 1917 et 1919, plus de victimes que la Première Guerre mondiale elle-même !

En dehors d'une cellule hôte, un virus est une particule inerte. Après avoir pénétré dans une cellule, 
un virus peut s'y reproduire un grand nombre de fois. 
Les milliers de particules virales ainsi créées, une fois libérées dans le milieu extérieur, 
cherchent à se fixer à leur tour sur une cellule hôte. 
Les virus pathogènes provoquent des maladies en détruisant ou en endommageant les cellules 
lorsqu'ils quittent celles-ci.

Les coronavirus existent depuis des millions d’années et ont suscité une inquiétude particulière 
depuis 2002, année d’apparition du SRAS (SRAS-CoV).
Le nouveau virus Covid-19 (ou SARS-CoV-2) est une nouvelle forme de coronavirus : il est apparu en décembre 2019 
en Chine, sur le marché aux animaux de Wuhan, où ont été 
contaminés tous les premiers patients. Il vient probablement de mutations du coronavirus des chauves souris, 
suite à un passage dans un autre hôte animal qui reste à définir.






Le génome du SARS-CoV se compose d’un seul ARN d’environ 30 000 nucléotides de long, 
qui comprend 13 gènes, qui codent pour au moins 14 protéines. L’organisation génomique 
globale du SARS-CoV est similaire à celle d’autres coronavirus. 

Quand une personne infectée par un coronavirus éternue, des gouttelettes de sécrétions 
nasales chargées de particules virales sont projetées autour d’elle. Si une personne 
saine est atteinte par les projections et respire des gouttelettes contenant des 
coronavirus, une nouvelle infection commence. 

Dans un premier temps, les virus 
pénètrent dans les cellules nasales grâce à une « clé » protéique : 
la protéine S (de l’anglais Spike, « pointe, épi »). Présente en de nombreux exemplaires à la 
surface du virus, elle lui confère l’aspect « en couronne » (au microscope) auquel 
il doit son nom, coronavirus.Cette « clé » interagit avec une « serrure » 
située à la surface des cellules humaines,
permettant ainsi au virus de s’y accrocher puis d’y entrer. Tous les coronavirus ne 
possèdent pas les mêmes types de clés, et ne reconnaissent donc pas les mêmes serrures.

Une fois à l’intérieur d’une cellule, le coronavirus la pirate et la force à produire 
un grand nombre de copies de lui-même. Après un temps relativement court, 
6 ou 8 heures plus tard, ces copies sortent de la cellule infectée (généralement 
en la détruisant) et partent à l’assaut de ses voisines.






Comme pour le SRAS-CoV et le MERS-CoV, le SARS-CoV-2 peut entraîner des infections 
respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à un syndrome respiratoire 
sévère,pouvant nécessiter intubation et ventilation. En bref, comme communiqué par 
l’OMS et dans l’ordre, les symptômes de la Covid-19 sont la fièvre (88%), la toux 
sèche (68%), a fatigue (38%), la production d’expectorations (33%), le souffle court 
(19%), la gorge irritée (14%), les maux de tête (14%), les douleurs musculaires (15%), 
les frissons (11%), la nausée ou les vomissements (5%), la congestion nasale (5%) 
et la diarrhée (4%). Certains patients infectés n’ont aucun symptôme et déclarent 
se sentir bien Il ressort des études récemment publiées que 80 à 85% des sujets 
infectés par le SARS-CoV-2 n’ont pas ou peu de symptômes, alors que 15 à 20% 
développent une maladie plus sévère, souvent associée à un âge avancé ou à d’autres 
comorbidités.Enfin, et c’est là le point le plus inquiétant, environ 5% des sujets 
infectés entrent dans une phase critique de la maladie et sont admis dans les services 
de maladiesinfectieuses et de réanimation médicale, pour un taux 
de mortalité de l’ordre de 50% dans ce groupe. 

En effet, dans leurs formes les plus graves, 
les pneumonies à SARS-CoV-2 sont responsables d’un tableau appelé syndrome 
de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Il s’agit d’une atteinte des 2 poumons 
avec une inflammation sévère entraînant la destruction des alvéoles 
pulmonaires ainsi qu’un œdème important.






Traitement. 

En résumé, dans les cas extrêmes, contrairement à la grippe qui tue plutôt 
de manière indirecte en affaiblissant l’organisme, le virus Covid-19 va totalement 
détruire les cellules des poumons, mais il peut aussi s’attaquer à d’autres organes, 
comme les reins. Les médecins chinois viennent d’ailleurs de tenter la première 
double greffe de poumons sur un malade du Covid-19, qui placé sous assistance 
respiratoire, avait fini par éliminer le virus, mais avait subi des dommages 
pulmonaires irréversibles. 

À ce jour, il n’existe pas encore ni vaccin ni médicament antiviral spécifique 
pour prévenir ou traiter la COVID-19. Toutefois, les personnes touchées doivent 
recevoir des soins pour soulager les symptômes.
D’éventuels vaccins et certains traitements spécifiques sont actuellement 
à l’étude et sont testés dans le cadre d’essais cliniques (plus de 200). 

L’OMS coordonne les efforts de mise au point de vaccins et de médicaments 
pour prévenir et traiter la COVID-19. Mais tant qu’un traitement efficace n’aura pas 
été reconnu par la communauté médicale, il ne faut ni croire ni encore moins 
diffuser les rumeurs et déclarations péremptoires isolées qui commencent à fleurir 
sur les réseaux sociaux. Cela peut être dangereux ou simplement gêner les soignants, 
déjà soumis à rude épreuve.






Létalité du coronavirus Covid-19

Les premières études laissent à penser que ce Coronavirus aurait comme pour 
la grippe espagnole une létalité de 2 % à 3 %, et une assez forte contagiosité, 
supérieure à celle de la grippe saisonnière.
Voici les résultats d’une étude chinoise (dont la transposition en France n’est 
pas évidente) portant sur près de 45 000 cas :
Létalité par âge (2,3 % en moyenne) :
La mortalité varie entre 0,2 % chez les moins de 40 ans et 15 % chez les plus de 80 ans.
Les 20-60 ans représentent quand même 67 % des cas et 19 % des morts.
Létalité par sexe :
On a apparemment une très nette différence par sexe : la mortalité des hommes était 60% supérieure.
Létalité par gravité :
Seuls 5% des malades finissent dans un état critique, mais leur mortalité est alors de 50 %.
Létalité par comorbidité :
La mortalité est bien plus forte en présence d’autres maladies, comme les maladies cardiovasculaires 
ou les affections respiratoires – mais ceci est aussi très 
probablement corrélé avec l’âge.
Enfin, il est à noter qu’il semble exister désormais 2 souches de coronavirus 
Covid-19 (L et S) suite à mutation ; la forme plus sévère (L) 
représentent 70 % des cas, et sa fréquence semble en diminution.





La chose la plus préoccupante à propos de ce virus est la combinaison de 
l’infectiosité et de la capacité de provoquer une maladie grave ou la mort. 
Et nous n’avons pas vu cela depuis 1918. Il est plus effrayant qu’Ebola, qui, 
bien qu’il ait un taux de mortalité beaucoup plus élevé, n’avait pas le potentiel 
d’exploser et de se propager à l’échelle mondiale. 

C’est la maladie la plus effrayante que j’ai jamais rencontrée au cours de ma carrière. » 

Dr Richard Hatchett, PDG de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations 
et ancien directeur de la U.S.Bomedical Advanced Research and Development Authority (BARDA), 
6 mars 2020.



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Hépatite. 



Herpès. 



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Vidéo : Coronavirus expert : 
War is an appropriate analogy.






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