Antonio Allegri dit Le Corrège.

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Antonio Allegri dit Le Corrège (1489-1534).

Il a sans doute eu une première formation à Mantoue et être marqué par la peinture de Mantegna et de son disciple Lorenzo Costa.
Les fresques de l’église San Andréa de Mantoue, en partie attribuées à Corrège, sont manifestement influencées par Andrea Mantegna.
Le Mariage Mystique de Sainte Catherine (vers 1510) est une œuvre charnière, la ligne dure trahit encore l’influence de Mantegna mais elle est atténuée par une atmosphère très douce.

En 1514 Le Corrège reçoit sa première commande importante. 
Un tableau d’autel pour le couvent St François de Parme. La Madone de St François achevée en 1515. 
Ce tableau annonce l’influence de Raphaël et de la Madone de la chapelle Sixtine. Le coloris est tendre et sensible et le rendu des volumes est puissant. On suppose que Le Corrège séjourne à Rome en 1518 et 1519.

L’influence de l’école romaine du Cinquecento est sensible dans les Fresques de la Chambre de Saint Paul (1519).
En 1520 -1521 il débute à Parme les fresques de l’église Saint Jean l’Évangéliste dont la fresque de la coupole représentant La Vision de Saint Jean à Patmos.
Ici Corrège parvient à créer une parfaite illusion spatiale grâce à sa maîtrise des raccourcis de perspective et de l’éclairage. 
Tout en recherchant la monumentalité Corrège ne sacrifie jamais l’élégance. 
Ses œuvres témoignent d’un sens étonnant du mouvement et leur grâce céleste suggère l’infini. 

En 1524-1530 il réalise l’une de ses œuvres majeures la Fresque de la Coupole de la Cathédrale de Parme qui représente l’Assomption. 
Marie monte au ciel au ciel sur un banc de nuages, les bras largement ouverts, entourées de plusieurs anges. Un arc en ciel descend vers elle. 
Dans cette œuvre monumentale Corrège se montre le devancier des plafonds illusionnistes du baroque. 
Il réalise aussi des panneaux sur des sujets mythologique ou religieux remarquable par le rendu du paysage. 
Dans les compositions mythologiques les nus sont disposés selon de savantes perspectives devant un arrière-plan muet. 
Il peint également plusieurs toiles religieuses, la Madone de Saint Jérôme (vers 1527-1530) et l’Adoration des Bergers (vers 1527-1530) remarquable par son traitement de la lumière et du clair obscur. 
Deux sources de lumière coexistent dans cette toile, une faible lueur venue de l’horizon et une clarté surnaturelle qui émane de l’enfant divin. 

Vers la fin de sa vie Corrège réalise le cycle de Jupiter, probablement commandé par le Duc de Mantoue. Les 4 scènes (Danaé, Léda, Jupiter et Io et Ganymède) montrent des nus voluptueux d’une suave tendresse.