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Salvador Dali.  Gitan de Figueras. (1923). 

104 x 75 cm. Huile et gouache sur carton.

 Surréalisme









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Vidéo : Expérience. Le Rêve de Dali.



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Salvador Dali. Gitan de Figueras. (1923). 104 x 75 cm. Huile et gouache sur carton.

Dali jeune, avant d’aller à Madrid pour étudier, est attiré par le monde des forains 
qu’il observait fréquemment depuis son balcon de la maison de Figueras. 
Cette toile est un bon exemple de l’influence du peintre uruguayen Raphaël Barradas sur le style de Dali dans les années 20. Chez Barradas Dali puise certaines de ses principales ressources stylistiques de l’époque et cette influence va continuer à se manifester dans des toiles ultérieures. Il y a les raccourcis de certaines grandes lignes de la composition, la disparition des caractéristiques faciales du modèle qui, paradoxalement, intensifie l’expressivité d’un visage ou d’une attitude. Comme d’autre part Dali est aussi encore influencé par le cubisme le modèle semble sculpté ou taillé à la serpe au milieu du tableau et les éléments qui l’entourent sont encore un peu traités à la manière du cubisme analytique. 
Rafaël Pérez Barradas (1890 - 1929) est un dessinateur et peintre uruguayen. Fils d’un couple espagnol il est autodidacte mais ses œuvres vont influencer les principaux mouvements picturaux de son époque. Son style vise à donner à ses dessins une grande force expressive, au départ par des couleurs vives qu’il qualifie de « vibrationiste » puis par une forme d’expressionnisme qui va influencer les artistes de la génération 27 puis l'ultraïsme qui est un mouvement poétique espagnol d'avant-garde du début du 20ème siècle. 
La Génération de 27 est un groupe littéraire qui apparaît en Espagne entre les années 1923 et 1927, au sein duquel plusieurs poètes partagent des idées. Leur première action commune a lieu à l'Athénée de Séville en 1927. Le groupe disparaît au début de la Guerre civile espagnole.
Le terme de Génération de 27 tel qu'il est employé habituellement se limite à dix auteurs :
Pedro Salinas (1891-1951), Jorge Guillén (1893-1984), Gerardo Diego (1896-1987)
Dámaso Alonso (1898-1990), Federico García Lorca (1898-1936), Vicente Aleixandre (1898-1984), Emilio Prados (1899-1962), Rafael Alberti (1902-1999), Luis Cernuda (1902-1963) et 
Manuel Altolaguirre (1905-1959).
Leur esthétique tente de trouver des éléments communs entre les traditions littéraires et populaires espagnoles et les avant-gardes esthétiques européennes. Elle évolue de la poésie pure, des avant-gardes déshumanisées (futurisme, cubisme, ultraïsme, créationnisme) et de la froide métaphore à l'engagement humain que suppose la révélation du surréalisme et l'engagement politique (dans le cas de Raphaël Alberti), pour ensuite se disperser pour la plupart dans l'exil lors de la guerre civile. 
Des membres du groupe exploitèrent cette esthétique mais à partir de branches artistiques différentes de la littérature. C’est le cas du cinéaste Luis Buñuel, du caricaturiste et animateur K-Hito, des peintres surréalistes comme Salvador Dalí, du peintre et sculpteur Maruja Mallo, des peintres Benjamín Palencia, Gregorio Prieto, Manuel Ángeles Ortiz, Ramón Gaya et Gabriel García Maroto. 

Le point de vue du spectateur se situe au niveau des épaules du modèle. En faisant apparaître le centre géométrique du tableau on voit que le sujet est légèrement décentré vers la gauche. 

Le cadrage met en évidence la guitare à droite et le visage du jeune homme en haut. 

Oppositions de formes. 

Aux formes carrées des livres et des cadres répondent les formes rondes et ovales de la guitare du fruit et du drap. 


L’œuvre est construite sur la grande diagonale de gauche à droite qui est montante

Détails : 

Ce visage aux yeux vides, paradoxalement, n’est pas sans expressivité. Les formes sont majoritairement géométriques, ovales, triangles et même carré pour le menton. 

La guitare est l’accessoire mis en évidence. Dans un souci de simplification et de raccourcissement les cordes de l’instrument ne sont pas figurées sur la toile. 

Les divers objets qui entourent le jeune homme, les livres et les tableaux à droite et à gauche, en haut et en bas, montrent que celui-ci est un marchand. 

Lumière : Le tableau est éclairé de la gauche. 

Couleurs : Contrastes entre couleurs chaudes et froides.

Toiles similaires : 

Raphaël Barradas. Scène de Café. 1913. (Vibrationisme) .

Raphaël Barradas. Kiosque du Canal. 1923. 

Raphaël Barradas. Homme au Café. 1923. 

Salvador Dali. Persistance de la Mémoire.  1931.