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Salvador Dali.  Vitesse Maximum de la Madone de Raphaël. (1954). 

81 x 66 cm. Huile sur toile. 

 Surréalisme









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Vidéo : Expérience Le Rêve de Dali.



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Salvador Dali. Vitesse Maximum de la Madone de Raphaël. (1954). 81 x 66 cm. Huile sur toile. 

La toile est une synthèse entre La Petite Raphaélesque Éclatée (1951) et Galatée aux Sphères (1952). Dali vénère Raphaël, La petite raphaélesque est un hommage au grand maître de la Renaissance. Durant sa période romaine, après la mort du pape Jules II, en 1513, et l’accession de Léon X, l’influence et les responsabilités de Raphaël augmentent. Il est nommé architecte en chef de la basilique Saint-Pierre en 1514. il conçoit également dix tapisseries illustrant les actes des apôtres du Christ pour la chapelle Sixtine et la célèbre Madone Sixtine (1514) qui est aujourd’hui à la Gemälde galerie à Dresde. On connaît les talents de peintre de Raphaël, moins ses talents pour l’architecture qui expliquent l’aspect de la petite Raphaélesque et sa forme creuse rappelant la chapelle sixtine. Par contre même si les 4 premières lettres du nom Galatée forment le nom Gala on peut se demander quel est le rapport entre Raphaël et Galatée. Raphaël réalise pour le compte du banquier d’origine siennoise Agostino Chigi, dont il est le protégé, la célèbre fresque de la villa Farnésine : Le Triomphe de Galatée (1513). Et quel rapport existe-il entre Gala, Dali et Galatée ? La réponse se trouve dans la mythologie romaine. Pygmalion, dans la mythologie romaine, est un sculpteur de Chypre. Il hait les femmes et décide de ne jamais se marier. Il travaille néanmoins durant plusieurs mois à la statue d'une très belle femme et tombe finalement amoureux fou de sa statue. Pygmalion demande alors à Vénus, déesse de l'Amour, de lui envoyer une jeune fille ressemblant à sa statue. Vénus répond à sa prière à sa manière en donnant vie à la statue. La jeune fille, que Pygmalion appelle Galatée, répond à son amour et lui donne un fils, Paphos. Pygmalion c’est Dali qui avant de connaître Gala, selon ses propres dires, avait peur des femmes. Si la Galatée aux Sphères de Dali est déjà constituée de globes en mouvement elle est néanmoins beaucoup moins spatiale que la 3ème toile intitulée Vitesse Maximum de la Madone de Raphaël. De plus les sphères de la seconde toile convergent en un point central au bord des lèvres de Galatée. Les globes de cette dernière toile tournent et ils sont en expansion. Dali tient compte des dernières découvertes scientifiques de l’époque. La théorie du big bang est introduite en 1948 par le physicien américain d’origine russe George Gamow, qui modifie la théorie de Lemaître sur l'atome originel. Gamow suppose que l'Univers est né d'une explosion gigantesque et que les différents éléments observés aujourd'hui ont été générés juste après cette explosion appelée big bang. Selon le principe de la relativité générale d’Einstein, c’est la matière et l’énergie qui déterminent la géométrie de l’espace-temps. À l’échelle de Planck, la courbure du temps pourrait se réaliser et perdre par conséquent la linéarité que nous connaissons, en effaçant du même coup le principe de causalité. Le passé et le futur deviendraient alors des notions vides de sens : pour que l’ Univers naisse, il faut qu’il atteigne des dimensions supérieures à celles de l’échelle de Planck. Interrogé sur la toile l’artiste après un long silence déclare : « L’ Âme humaine est immortelle »… 

La ligne d’horizon est basse, elle se situe sur le tiers inférieur de la toile. Le point de vue du spectateur se trouve au niveau du centre géométrique du tableau.

La composition s’appuie sur 2 grandes formes ovales en haut et en bas sur les tiers supérieur et inférieur de l’image. Les éléments constitutifs du visage, yeux, nez et bouche se trouvent au milieu des 4 points naturels d’intérêts. 

Harmonie par répétition des formes. 

4 sphères de dimensions semblables sont situées sur 4 niveaux différents de haut en bas. 
Seules les couleurs des globes changent. 


La sensation de rotation est donnée par les formes ovales en haut et en bas ainsi que par la disposition cylindrique des sphères au centre. 


Détails : 

Ces détails représentent les cheveux de la Madone et même une tresse. 

Parmi les sphères au centre on distingue les yeux, le nez, la bouche et même les sourcils du modèle qui sont en mouvement. 

Alors que sur la droite le paysage n’est pas modifié, il s’agit en fait d’un paysage coutumier des toiles de Dali, sur la gauche les falaises semblent éclatées et prises dans le grand tourbillon. A noter en bas la succession de croix de Malte (croix grecque aux branches en forme de V renversé) qui orne la façade de l’ovale inférieur et qui rappelle les croix à l’intérieur du visage de la Madone du tableau de 1951. 

Lumière : Le tableau est éclairé d’en haut à gauche. 

Couleurs : Contrastes entre couleurs chaudes et froides.
Contraste entre complémentaires.

Toiles similaires : 

Salvador Dali. Petite Raphaélesque Éclatée (1951).

Salvador Dali. Galatée aux Sphères (1952).

Salvador Dali. Persistance de la Mémoire.  1931.