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Guillaume Van Strydonck. (1861-1937). 
Saules aux bords de l'Escaut.
Musée Charlier.

Luminisme. 








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Guillaume Van Strydonck. (1861-1937). Saules aux bords de l'Escaut. Musée Charlier.

Guillaume Van Strydonck, à l’âge de 12 ans, commence sa formation de peintre. 
De 1876 à 1884 il étudie à l’ Académie des beaux-arts de Bruxelles, 
puis il entre à l’atelier Jean-Léon Gérôme, à l'École nationale des beaux-arts à Paris. 
Il débute dans un style réaliste puis il évolue vers l'impressionnisme et il devient l’un des précurseurs du luminisme. C’est un membre fondateur du groupe bruxellois d'avant-garde : Les Vingt. Il voyage beaucoup en Europe, en Floride, en Inde (5 ans) et réalise des portraits, des paysages et des scènes de genre. De retour en Belgique, il s'installe le long de l'Escaut, à Weert. 
Puis il enseigne à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles de 1900 à 1931.
Paradoxalement on peut dire que Le néo-impressionnisme a atteint la Belgique avant l'impressionnisme. Le pointillisme et la tradition flamande de fidélité à la nature sont 2 caractéristiques supplémentaires du luminisme. L’impressionnisme, à travers le monde, a donné naissance à divers mouvements dérivés, en Belgique, il se transforme en luminisme, qui est un ajustement spécifiquement belge de ce concept d’origine française.
Les luministes désirent réaliser des toiles définies et organisées, ils restent fidèles à la vérité, à l’exactitude, à la beauté de l’effet des couleurs mais ils veulent garder un 
dessin précis, habile, et authentique. Cela se traduit comme ici par des paysages aux contours précis mais aussi par la volonté de donner un certain relief à la nature. En étudiant cette œuvre de Guillaume Van Strydonck nous allons voir que l’artiste, tout en adoptant une composition très académique, a littéralement sculpté son tableau au couteau pour donner du volume et du relief à sa toile. En travaillant en épaisseur puis en striant la surface picturale de coups de couteaux réalisés avec les bords de son outil il réalise des hachures, des stries et des ratures qui donnent du volume et un modelé qui renforcent le côté réaliste du tableau. Les parties concernées sont le chemin au centre dont le spectateur ressent le dénivelé, l’herbe en bordure et le feuillage des arbres pour exprimer les volumes mais aussi le tronc des arbres et le fil de l’eau… Très certainement Inspirée de la manière de Vincent Van Gogh, cette position est un choix technique qui au final donne un tableau extrêmement réussi. L’ Escaut est un fleuve qui prend sa source dans le nord de la France. Il s'écoule vers le nord en passant par Cambrai et Valenciennes puis, après être entré en Belgique, arrose Tournai, Audenarde, Gand, Termonde et Anvers après avoir reçu les eaux d'affluents tels que la Lys et la Dendre. En aval d'Anvers, le cours d'eau s'élargit progressivement en un estuaire, l'Escaut occidental, qui rejoint la mer du Nord à la hauteur de la ville de Flessingue. 

La ligne d’horizon se situe à peu près au centre de la toile. Le point de vue du spectateur est un peu au-dessus. Le regard est d’abord attiré au loin, il suit le chemin. Puis il vagabonde à gauche découvrant le feuillage des arbres au premier plan, puis il retourne à droite au fil du fleuve remarquant l’embarcation qui le ramène dans le sens du chemin. 

Encadrant le regard, 2 arbres se situent sur les lignes de force droite et gauche sur les 4 points naturels d’intérêt. 

La végétation occupe les 2/3 de l’espace pictural, le ciel et l’eau sont sur le troisième tiers. 

L’artiste utilise les 2 grandes diagonales. De droite à gauche pour les lignes directrices du chemin, de gauche à droite en ce qui concerne les troncs et les branches des arbres. 

Détails : 

Pour reproduire le volume du feuillage, le peintre a tracé en épaisseur avec son couteau différentes teintes de vert à l’horizontale ou en oblique. 

Le relief et le dénivelé du chemin est représenté par des coups de couteau de forme carrée.

En sculptant la matière avec son couteau l’artiste figure le modelé des troncs et les branches des arbres. 


Lumière : La scène est éclairée d’en bas à droite.

Couleurs : Harmonies entre couleurs froides.

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