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Histoire des Femmes en Peinture ou les Femmes Peintres. 

Les femmes ne sont pas moins douées que les hommes en peinture, elles le sont autant. Mais les femmes peintres connues du grand public sont rares. On cite parfois Vigée Lebrun, Rosa Bonheur, Berthe Morisot, Mary Cassatt…. Pour le reste plus grand-chose. Pourtant à toutes les époques de multiples talents féminins étaient là. 
On les a simplement cantonnées dans des genres dits : « mineurs » : les natures mortes… Longtemps la peinture religieuse et la peinture d’histoire leur ont été interdites. Les académies royales de peinture ou d’art refusaient les femmes, en France après la révolution la classe des Beaux-arts, qui a remplacé l'Académie royale au sein de l'Institut de France, n'admet pas les femmes….
Dans l’histoire de l’Art il n’y a pas de d’illustre peintre féminin, impossible, elles ont été ignorées. Les femmes n’ont jamais eu l’égalité ni la parité, nulle part et encore moins en Art. 
Les femmes reconnaissent les couleurs avec plus de précision que les hommes car c'est le chromosome X qui est porteur des cônes, nécessaires à la vision des couleurs et elles en possèdent 2. Il se trouve que les femmes ont beaucoup plus de cônes et donc de capteurs de couleurs que les hommes.
C’est ce qui explique en grande partie pourquoi elles sont beaucoup plus sensibles que les hommes aux nuances de couleurs. C’est qu’elles peuvent les détecter et bien entendu aussi les reproduire. Lorsque l’on parle en peinture de grands coloristes on cite Le Titien, Dufy, Matisse et les fauves mais rarement une femme… 
Le talent des femmes pour l’art pictural n’est pas d’ hier il commence avec Lavinia Fontana (1552-1614) c’est la fille d'un artiste, Prospero Fontana. Elle réalise surtout des portraits mais aussi des tableaux abordant des thèmes religieux et mythologiques, genre réservé aux hommes à l’époque. C’est la première femme à faire de la peinture son métier et à pratiquer sont art à l’extérieur des couvents. 
Fede Galizia (1578 - 1630) étudie dans l'atelier de son père. A seize ans elle est déjà connue pour ses portraits. Elle exécute aussi plusieurs tableaux bibliques. 
Artemisia Gentileschi (1593 – 1652) dans la lignée du Caravage exécute des toiles réalistes et dramatiques avec des clairs-obscurs très soutenus. A 17 ans elle réalise Suzanne et les vieillards (1610), ses talents de coloriste et pour la composition des œuvres sont indiscutables. Pour en savoir plus clic ici. (artemisia.htm) 
Louise Moillon (1610 – 1696) est une artiste baroque qui réalise de magnifiques natures mortes, ses compositions sont claires, sobres et soignées.
Mary Beale (1633-1699) réalise surtout des portraits pour subvenir aux besoins de sa famille. 
Rachel Ruysch (1664-1750) est la plus connue des deux sœurs, elle réalise des compositions florales remarquables. Ses dons pour la couleur et la composition éclatent dans ses natures mortes. 
Dans le même registre sa sœur Anna Ruysch (1666-1741), dans des couleurs plus chaudes, exprime aussi beaucoup de talent.
Rosalba Carriera (1675-1757) est portraitiste et miniaturiste, après 1703 elle se consacre au pastel. Ses portraits ont une grande douceur et beaucoup d’élégance. Elle est surtout l’auteur d’une série de portraits féminins ayant pour thème les 4 saisons. Ses portraits d’enfants sont d’un grand réalisme et démontrent son extrême sensibilité. 
Angelica Kauffmann (1741 - 1807) est la fille du peintre suisse Joseph Johan Kauffmann, très vite elle se fait remarquer par ses portraits au pastel. Avec son père elle décore l’église de Schwarzenberg. Elle voyage en Italie où elle étudie et copie les œuvres des grands maîtres. Son style se situe à mi chemin entre le rococo et le classicisme, sa palette de couleurs est riche, claire et chaude. 
Anne Vallayer-Coster (1744 - 1818) est une des rares femmes à être admise à l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture le 28 juillet 1770. Les attributs des arts, est une nature morte en hommage à l'institution dont elle souhaite devenir membre. Elle pratique avec talent l’art de la Nature Morte, fruits et bouquets de fleurs sont représentés dans un style élégant et les couleurs sont chatoyantes. D’autres toiles sont même, par leur sujet, de véritable raretés. 
Adélaïde Labille-Guiard (1749 - 1803) est une grande portraitiste. Son style est réaliste et gai. Surtout ses portraits ne sont jamais fades et les modèles sont gracieux. Elle aurait pu être reconnue grâce à la révolution mais à partir de 1789 la classe des Beaux-arts, qui désormais remplace l'Académie royale au sein de l'Institut de France, n'admet pas les femmes….
Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun (1755 - 1842), grande portraitiste elle est très appréciée par la noblesse et la cour en 1779 elle est nommée peintre officiel de la reine Marie Antoinette. Elle s’inspire de Rubens et s’oriente vers le style de portrait néo classique de David. Ses Autoportraits sont admirables.
Marie-Gabrielle Capet (1761 - 1818) est à retenir pour ses portraits et ses miniatures. Son Autoportrait à la palette de 1783 ou elle fixe le spectateur d’une manière amusée est d’une grande finesse. 
Marguerite Gérard (1761- 1837) sait à peine lire et écrire mais elle apprend à dessiner, à peindre et à graver. Elle réalise des scènes intimistes avec un sens exceptionnel des détails. Souvent des animaux de compagnie se trouvent auprès de leurs maîtres. Elle possède une touche précise et un sens affirmé de la couleur. 
Ses talents de portraitiste sont indiscutables. 
Sophie Rude (1797 - 1867) a été l’élève de David, elle peint a la manière de son maître et exécute également des copies d'après ses compositions. Elle est, l'auteur du Portrait de Wolf dit Bernard qui a longtemps été attribué à David. Elle produit essentiellement des portraits dont certains sont remarquables et des toiles historiques. 
Rosa Bonheur (1822 -1899) est originaire de Bordeaux, son œuvre, rattachée au mouvement réaliste, est une évocation de la vie rurale de France.
Elle devient célèbre grâce à ses tableaux décrivant les travaux des champs et la vie dans les campagnes. Sa première grande toile intitulée Labourage Nivernais (1848), obtient un prix au Salon de 1849 et est ensuite acquise par le gouvernement français. Puis en 1855 elle reçoit une seconde médaille d’or au Salon pour Fenaison en Auvergne. Rosa Bonheur, également grand peintre animalier, connaît un grand succès avec deux de ses toiles, le Marché aux Chevaux (1853-1855) et le Sevrage des Veaux (1887). L'œuvre de Rosa Bonheur est célèbre dans toute l'Europe ainsi qu'aux États-Unis. À la mort de son père, en 1849, elle prend la direction de son école d'art. Elle reçoit également l'autorisation gouvernementale de se déguiser en homme afin de pouvoir observer les animaux dans les foires et sur les marchés. En 1894, elle est la première femme à être élevée à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur.
Berthe Morisot (1841 – 1895). Nièce de Fragonard elle devient l'élève de Corot en 1862 et fait la connaissance de Daubigny et de Daumier avant de rencontrer Manet en 1868 qui lui enseigne la technique du pastel. Elle se rapproche des impressionnistes et expose avec le groupe dont elle devient un membre actif.
Elle est la seule femme peintre à exposer avec les impressionnistes en 1874. Le Berceau est un des rares tableaux à être apprécié par la critique à cette exposition impressionniste. Elle aime les scènes intimistes, familiales, elle sait jouer des blancs irisés de façon remarquable et la qualité de certains de ses dégradés de couleur est surprenante. Elle est douée pour le portrait et ses modèles sont rarement statiques.
Mary Cassatt (1843 - 1926) est l'artiste américaine la plus importante du 19ème siècle. Elle est admise à exposer aux Salons de 1872 et 1874 où elle découvre la peinture des impressionnistes. Lorsqu'en 1877 ses tableaux sont refusés elle s'associe au mouvement impressionniste. Pendant ces années, elle va établir une étroite collaboration artistique avec Edgar Degas. Ses œuvres sont marquées par une recherche de l'asymétrie, ainsi sa Promenade en barque (1893), les maternités, tel le Miroir (1900) évoquent des sentiments intimes dans des décors familiers. 
Entrer dans l'œuvre de Mary Cassatt c'est comme entrer dans le monde de la relation mère enfant. A partir de 1891 ce thème de prédilection devient presque l'unique sujet de son œuvre. Elle affectionne particulièrement les portraits de femmes et d'enfants et choisit ses modèles parmi le cercle de ses intimes. Degas dira d'elle avec humour : " Il est inadmissible qu'une femme dessine aussi bien ! ". Mary Cassatt possède de grands talents de coloriste, elle excelle dans les bleus. 
Certaines de ses œuvres rappellent la période nacrée de Pierre Auguste Renoir, qu'elle imite parfaitement. Mary Cassatt est une des rares femmes célibataires à vivre de son art.
Eva Gonzalès (1849 -1883) découvre l’impressionnisme en 1869, elle devient l’élève et l’amie d’Edouard Manet. Elle a le sens du détail et de la couleur un peu comme Berthe Morisot elle aime les toiles intimes d’où se dégage une atmosphère douce et mélancolique. 
Anna Boch (1848 - 1936) sœur aînée du peintre Eugène Boch elle est très douée pour représenter les paysages avec ou sans personnages. 
Elle découvre l’impressionnisme sur le tard et n’a jamais été d’avant-garde dans son art, pourtant les toiles qu’elle réalise sont dignes des plus grands. 
Elle admire Van Gogh et lui achète 400 francs La Vigne Rouge seule toile que Vincent a vendu durant sa vie. Sa toile : Coin du Vieux Bruxelles rappelle la Terrasse du Café le Soir (1888) de Vincent (clic pour voir l’analyse). 
Suzanne Valadon (1865-1938). C’est Toulouse-Lautrec qui, le premier, décèle ses talents de dessinatrice. Degas, qui cesse de la soutenir et de lui prodiguer ses conseils. Ses peintures, dessins et gravures donnent une vision directe et dénuée de sentimentalisme, voire brutale, de la vie quotidienne. Ces œuvres sont marquées par des traits épais et appuyés et de puissants contrastes de couleurs.
Louise Abbéma (1853 – 1927) est une artiste aux talents variés aussi douée pour les paysages que pour les portraits, surtout les élégantes, et les allégories. Son œuvre est prolifique et variée. On doit retenir les portraits de Sarah Bernhardt dont elle a été très proche. 
Louise Breslau (1856-1926) est née à Munich puis demande la nationalité Suisse. 
Remarquablement douée pour le dessin certaines de ses œuvres sont comparables à des toiles de Berthe Morisot ou Marie Cassatt. La thématique est impressionniste mais la facture est néanmoins très réaliste. 
Ses toiles plaisent, surtout les portraits, au Salon, après Rosa Bonheur elle devient, la seconde femme à recevoir une médaille d'or et la première dont une toile est achetée par la Ville de Paris. Elle est la troisième femme et la première non-française, à recevoir la Légion d'honneur.
Marie Bashkirtseff (1858-1884) est une artiste académique, peu influencée par l’impressionnisme qui à l’époque est d’avant-garde. Ses œuvres sont réalistes. 
Très douée pour les portraits féminins ses modèles ont souvent une expression mélancolique ou songeuse. Les quelques scènes de genre que l’on connait d’elle sont des modèles de composition. Et elle est aussi douée pour le paysage et l’harmonie des couleurs. Voici une surdouée de la peinture qui est passée inaperçue ou presque… 
Anna Ancher (1859-1935) est l’une des premières artistes danoises à comprendre l’impressionnisme. Elle réalise des toiles harmonieuses aux couleurs douces mais aussi des œuvres très contrastées où la lumière vient jouer avec des teintes chaudes et vives. 
Paule Gobillard (1869-1946) est la nièce et l’élève de Berthe Morisot. On retrouve le style de sa tante dans ses paysages, par contre elle est spécialement douée pour les natures mortes et le dessin. 
Romaine Brooks (1874 - 1970) est une peintre américaine qui n’est influencée ni par le cubisme ni par le fauvisme, c’est plutôt une artiste symboliste. Elle est célèbre pour les portraits, souvent grandeur nature, qu’elle exécute. Les modèles sont souvent idéalisés, une atmosphère spécifique se dégage souvent des toiles. 
Julie Manet (1878 -1966) est la fille de Berthe Morisot et de Eugène Manet ses toiles sont proche de celles de sa mère mais aussi de Renoir.
Marie Laurencin (1883 - 1956) a d'abord été sensible à l'influence du cubisme puis elle se tourne vers un art caractérisé par la représentation de figures féminines stylisées et l'emploi d'une palette claire. 
Elle doit se battre bec et ongles pour trouver une place honorable dans le monde des arts et des Lettres. Son style est sensible avec des couleurs pures et suaves, une composition simplifiée, une prédilection pour les formes féminines allongées et gracieuses. Elle devient vite portraitiste officielle du milieu mondain féminin (Nicole Groult, Coco Chanel). 
Georgia O'Keeffe (1887-1986) Au début de sa carrière, Georgia peint surtout des aquarelles, et ses sujets de prédilection sont des paysages désertiques et des nus féminins stylisés. Elle réalise aussi des œuvres proches du surréalisme. Elle s’inspire beaucoup de la photographie, surtout pour les fleurs, le réalisme et la couleur sont remarquables. Elle retransmet ses émotions par la couleur et elle ne veut pas peindre ce qu'elle voit mais ce qu'elle ressent. Elle exécute aussi une série de toiles consacrées à New York dans lesquelles la ville se transforme en images fantasmagoriques. 
Hanna Höch (1889 – 1978) est une des premières à utiliser le photomontage parmi les artistes Dada, il ya chez elle un coté surréaliste qui évoque beaucoup les toiles de Max Ernst. 
Tamara de Lempicka (1898 – 1980) possède un style personnel très représentatif de l’Art Déco à la fois ornemental, voluptueux et architectural, ses modèles féminins sont souvent des garçonnes assez équivoques. Ses toiles sont facilement reconnaissables, elle possède une manière très géométrique et sa palette est unique. Elle est en harmonie avec les années folles de l'entre-deux-guerres. Vers 1930 le style art déco se démode, elle est oubliée jusqu'à ce que la mode Art Déco ne revienne dans les années 70. Le 2 mai 2012 sa toile Nu Adossé 1 a été vendue à New York 5 458 500 USD. 
Lotte Laserstein (1898 – 1993). Chassée d’Allemagne par les nazis elle obtient la nationalité suédoise par son mariage. Elle réalise surtout des portraits de commande dans un style réaliste et traditionnel. Elle demeure inconnue dans son pays natal. 
Frida Kahlo (1907 - 1954) est influencée par l’art populaire indien et le surréalisme. Elle est grièvement blessée lors d’un accident d’autobus en 1925, elle souffrira longtemps des séquelles de cet accident, sa toile, La Colonne Brisée (1944), montre son corps ouvert, soutenu par un corset métallique, une colonne brisée tenant lieu de colonne vertébrale Imprégnée de l’œuvre de Rivera elle adopte dans ses propres œuvres un style presque naïf, avec une même volonté de trouver un mode d’expression à l’identité mexicaine mais aussi surréaliste. L’une de ses toiles les plus émouvantes représente l’artiste transpercée de flèches, tel Saint Sébastien, La Petite Bête (1946). Frida Kahlo a souffert dans sa chair mais aussi affectivement Rivera l’ayant délaissé pour sa propre sœur, ceci transparait dans ses œuvres. 
Dora Maar (1907 -1997). Elle fait tout d’abord de la photographie, c’est Picasso qui l’oriente vers la peinture. Bien entendu sa longue et tumultueuse relation avec celui-ci l’influence. Certaines de ces œuvres sont cubistes. Mais elle entretien aussi des liens avec les surréalistes, une part de rêve et d’imaginaire est toujours présente dans ses œuvres et pour certaines concernant la couleur et le composition c’est souvent époustouflant. 
Maria Remedios Varo (1908-1963) possède un univers personnel proche du surréalisme. Chez elle le monde se créer ou est en interaction. L’être humain est en action il transforme et façonne le monde. Il y a toujours chez cet artiste des fils qui sont soit déroulés soit servent à constituer les être. Une référence aux fileuses ou aux parques qui déroulent notre destin. L’artiste est en quête d’identité le monde doit être soumit ou découvert. Ou bien les personnages font des rencontres insolites et étranges ou cherchent à changer. On note toujours une pointe d’ironie, les œuvres semblent oniriques mais restent néanmoins expressives. 
Maria Helena Vieira da Silva (1908 – 1992). Née à Lisbonne elle étudie à l’académie Fernand Léger à Paris à partir de 1928. Très douée pour l’abstraction sa penture se définit en deux mots : la ligne et la couleur. Les toiles sont toujours très contrastées parfois c’est la couleur qui est le motif de la composition et parfois la ligne avec de magnifiques harmonies de couleur. Ses toiles peuvent être formées de figures géométriques ou de lignes qui semblent en conflit. Après 1945 elle revient à Paris où elle participe à de nombreuses expositions.
Dorothea Tanning (1910-2012). C'est en visitant une exposition surréaliste au Musée d’Art Moderne de New York en 1936 que Dorothea Tanning décide de peindre. Durant la deuxième guerre mondiale elle fréquente les surréalistes exilés aux Etats-Unis. C'est ainsi qu'elle rencontre Max Ernst dont elle devient la compagne. Par contre dans les œuvres de Tanning on ne décèle pas l’influence de son conjoint. Ses visions sont personnelles et son univers spécifiquement féminin. Son monde onirique est riche, ironique, sa vison innove en renversant la perspective érotique dans l’art. Elle représente les fantasmes de la femme en tant que telle et non en tant que projection du désir de l’homme. Clic pour voir le site de l’auteur. 
Leonor Fini (1908 - 1996). Elle débute ses études artistiques en 1929 à Milan. Un an plus tard elle est à Paris où elle sort beaucoup et peint influencé par les surréalistes. 
Sa peinture est un surréalisme chargé d’érotisme peuplé de chats et qui refuse les limites, un monde assez ambigu qui ne plait pas du tout à André Breton. Il faut dire qu’elle représente sa propre vision de la sexualité et aime les univers un peu androgynes ce que le chef de file du mouvement détestait complètement. Les animaux (surtout les chats) restent toujours la référence. Et il est vrai que le coté félin de la personne, pour l’inconscient, représente sa féminité. Et dans l’œuvre de Fini les chats sont partout…. "Le chat est à nos côtés le souvenir chaud, poilu, moustachu et ronronnant d'un Paradis Perdu."
Leonora Carrington ( 1917 - 2011). Rejetée par sa famille anglaise elle vient à paris puis aux USA. Au contact des surréalistes , Breton et Duchamp surtout elle trouve sa voie. Ses toiles ne sont pas dénuées d’humour et son panthéon est peuplé de créatures étranges mi hommes, mi animaux. Elle réalise aussi des sculptures. 
Emilia Castañeda (1943). Voici une artiste complète qui réalise aussi bien des œuvres à l’huile, au pastel et des aquarelles. Ses natures mortes sont de véritables régals pour les yeux. En règle générale ses œuvres sont d’une sensualité douce et tendre. Elle sait évoquer les moments intimes parfois doux et tendres mais aussi la passion et le désir. Les poses sont souvent langoureuses et subtilement érotiques. Il y a toujours une référence aux sentiments et aux moments tendres. Parfois son univers devient légèrement surréaliste et fantastique preuve de la grande richesse de son inspiration.