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Pierre Auguste Renoir. Deux figures dans un Sentier. (1906). Impressionnisme

Ce que la photographie ne peut pas faire. 18.06.2018.





 


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Vidéo : Le Monde Impressionniste. 

 


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Pierre Auguste Renoir. Deux figures dans un Sentier. (1906). Impressionnisme. 
Ce que la photographie ne peut pas faire. 

Deux figures sont esquissées au bout d’un sentier. C’est un sujet banal. 
Pourtant aucun appareil photographique, aucune pupille, aucune rétine d’aucun œil ne saisira jamais les couleurs d’une manière semblable à celle que nous restitue Renoir. Jamais, nulle part, vous ne trouverez un tel équilibre entre couleurs chaudes et couleurs froides, jamais vous ne verrez ces bleus, ces mauves, ces violets entre les feuilles des arbres. 
Jamais, et vous savez pourquoi ? Parce que dans la nature ces couleurs n’existent pas à l’état permanent. Les impressionnistes saisissent les états transitoires des couleurs, le moment ou les bleus se changent en violets et les rouges en orangés, au petit matin, à la tombée de la nuit, à midi lorsque le soleil est bien haut. Ils les gardent en mémoire et les retranscrivent sur la toile. Vous aurez beau ouvrir les yeux aucun paysage n’est vraiment en réalité impressionniste, l’impressionnisme est dans les yeux des peintres qui captent ces lumières fugaces et éphémères et au fond de la rétine du spectateur qui regarde leurs toiles. 

Le point de vue est situé au niveau des personnages. 
Au 1er plan le sentier guide le regard du spectateur.

A gauche un arbre se trouve sur la ligne de force, entre 2 points naturels d’intérêt. Les personnages sont situés près du point naturel inférieur droit. 

Les zones claires et chaudes se trouvent au premier plan et en haut. 
Les zones froides (bleu et vert) sont situées sur les côtés. 
Les 2 silhouettes sont en prolongement de la zone claire sur l’avant. 

La toile est construite en respectant les 2 diagonales. La nature occupe les 3 quarts de l’espace pictural, le sentier et les personnages occupent le dernier quart. 


Détails : 

Les personnages sont simplement esquissés. 

Quelques coquelicots se détachent parmi les herbes, à l’arrière plan de ces points de couleur chaude l’artiste a placé des touches de bleu et de mauve, couleurs plus froides que le vert, pour augmenter le contraste entre couleurs froides et chaudes. 

Parmi le feuillage des arbres il y a des touches de bleu de mauve et de violet. Lors d’une journée ensoleillée il est rare lorsque l’on regarde le feuillage des arbres que l’on ne puisse voir ce qu’il y a derrière, le bleu du ciel, des reflets orangés causés par le soleil. Les impressionnistes interprètent les reflets et les représentent sur la toile. Chez Renoir le bleu se transforme souvent en mauve ou en violet et le rouge prend des teintes orangées ou roses. 

En haut à droite les couleurs chaudes, jaune, orange, rouge dominent. 
La partie gauche est dominée par les couleurs froides. Renoir décide d’équilibrer chromatiquement sa toile et ajoute donc à droite des couleurs chaudes qui sont des reflets. De plus cette zone répond à une autre zone chaude située en bas à gauche de l’autre côté. 

Lumière : La lumière provient du haut. On devine le soleil derrière les arbres en haut à gauche. 

Couleurs : Contraste entre couleurs complémentaires.

Toiles Similaires : 

Pierre Auguste Renoir : Le Jardin de la Rue Cortot. 1876. 

Pierre Auguste Renoir : Les Vendangeurs. 1879. 

Pierre Auguste Renoir : Dans Les Collines. 1890.