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Claude Monet


Claude Monet. Le Port du Havre, effet de Nuit. (1867). 




 




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Claude Monet. Le Port du Havre, effet de Nuit. (1867). 

De 1867 à 1880 Monet connaît la plus sombre période de sa vie. En 1867, en proie à de terribles difficultés financières, il est saisit, et 200 de ses toiles sont vendues aux enchères par lots de 50 francs. De plus il doit faire face à l’incompréhension du public et aux sarcasmes de la critique. Pourtant jamais il ne va cesser de peindre. 
Impossible de contempler cette œuvre de Claude Monet sans penser à une œuvre plus tardive : Impression Soleil Levant (1872) du même artiste mais aussi à La Nuit Étoilée sur le Rhône de Vincent Van Gogh. (1888). C’est le même endroit du port du Havre et la même perspective qu’Impression Soleil Levant sauf que le moment est différent. Ce n’est pas le petit matin au lever du soleil ce sont des effets de lumière vus la nuit. Magie de l’impressionnisme les formes et la matière se dissolvent dans la lumière et les reflets au point que la toile semble abstraite alors que l’art abstrait n’existe pas encore. C’est bien cette magie qui a certainement subjugué Vincent au point de vouloir la reproduire à Arles dans sa Nuit Étoilée sur le Rhône (1888). Ici le peintre ne reproduit pas le réel, il l’intègre et le réinvente, la toile est l’interprétation par la lumière et la couleur de ses émotions. C’est nouveau à cette époque et ce n’est pas encore ni bien compris ni bien apprécié. 

La ligne d’horizon est située sur le tiers supérieur du tableau. Le point de vue du spectateur est plus bas. L’œil est irrésistiblement attiré par les reflets colorés de la lumière dans l’eau.

Les principaux effets de lumières et les reflets s’organisent sur 3 points naturels d’intérêt. Surtout sur la ligne directrice inférieure. 

Le tiers supérieur de l’espace pictural est réservé au ciel, les 2 tiers inférieurs à la mer. 

L’œuvre est construite sur la grande diagonale ascendante de gauche à droite. Elle met en opposition les lignes verticales des mâts aux lignes horizontales du ciel de la mer et des navires. 

Détails : 

On devine la forme d’un phare à droite. Les points lumineux proviennent des navires mais c’est surtout leurs reflets dans l’eau qui dominent la composition.

Le ciel est nuageux, pas de signe d’étoiles, juste la lueur de la lune à gauche de ce dôme gris-bleu. 

Isolée, cette partie de l’œuvre semble une peinture abstraite où les reflets pourraient devenir des personnages instables, fugaces et évanescents . 

Lumière : Les reflets dans l’eau semblent en mouvement et se dirigent vers le spectateur du haut vers le bas. 

Couleurs : Harmonie entre couleurs froides. 

Toiles Similaires : 

Claude Monet : Impression Soleil Levant. (1872).

Vincent Van Gogh : La Nuit Étoilée sur le Rhône. (1888).

Vincent Van Gogh : Terrasse du Café le Soir. (1888).