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Jenny Montigny. (1875-1937). 
Le Jardinier.
Musée de Gand.

Luminisme. 








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Jenny Montigny. (1875-1937). Le Jardinier. Musée de Gand. http://www.mskgent.be/fr 

Jenny Montigny est originaire de Gand, port fluvial de l'Ouest de la Belgique, chef-lieu de la Flandre-Orientale. Sa mère est d’origine anglaise, son père est avocat, fonctionnaire, politicien et il enseigne le droit à l’université de Gand. Sa famille est totalement opposée à sa carrière d’artiste, son père déclare au conseil municipal de la ville de Gand que : « les Arts le laissent totalement froid ». A 17 ans, après avoir vu une toile d’Émile Claus, Les Martins-pêcheur, elle décide de devenir artiste. Cette toile ne représente pas des oiseaux mais les enfants d’un village (Saint-Martin) qui pêchent sur la glace. Elle devient l’élève d’Émile Claus et entre dans son atelier à Deinze, celui-ci lui enseigne l’art de peindre en plein air. Bien qu’Émile Claus soit marié, qu’il ait des enfants et soit plus âgé qu’elle de 26 ans elle va entretenir avec lui une relation affective qui va durer jusqu’au décès d’Émile Claus en 1924. Elle expose à Gand, à Paris et fait partie du groupe Vie et Lumière. Durant la première guerre mondiale, la région de Gand étant occupée par les Allemands, elle suit Émile Claus qui s’exile à Londres. Ses thèmes de prédilection sont les mêmes que ceux de Berthe Morisot : la nature, les enfants, la maternité et la relation mère-enfant. Curieusement son style est très différent de celui d’Émile Claus. Sa touche est divisionniste mais son pointillisme est beaucoup moins serré que celui d’Émile Claus. La touche d’Émile Claus est proche de celle de Camille Pissarro, celle de Jenny Montigny nous a longtemps intrigués et nous avons fini par trouver un peintre impressionniste peu connu qui l’a certainement inspiré, Armand Guillaumin. Comme lui elle utilise des pinceaux larges, des couleurs fortes et lumineuses, parfois proches des fauves, et surtout ses touches sont souvent géométriques, carrées ou rectangulaires comme on le voit ici avec le zoom sur la chemise du jardinier ou sur les allées du jardin. Armand Guillaumin (1841- 1927) est un peintre impressionniste un peu atypique. Il participe à six des huit expositions des peintres impressionnistes. Il se marie en 1887 avec une enseignante originaire de la Creuse et peint surtout les environs de Crozant, en Creuse dans la région de Fresselines. En 1892, il gagne 10 000 francs à la Loterie nationale, ce qui lui permet dès lors de se consacrer à la peinture et de ne pas avoir besoin des marchands pour vendre ses toiles. Jenny Montigny a certainement vu ses oeuvres à Paris. Après la mort d’Émile Claus en 1924 Jenny connaît de graves difficultés financières, ses tableaux ne se vendent pas. Elle doit vendre sa maison où elle vit avec son frère plus jeune et déménage dans un appartement plus petit. Après sa disparition en 1937 son œuvre tombe dans l’oubli jusqu’à ce que ses toiles soient de nouveau révélées lors d’une exposition à Deurle durant l'été 1987, puis à Deinze d’octobre 1987 à janvier 1988. En 1995 le Musée Camille Pissarro de Pontoise organise à son tour une large exposition rétrospective consacrée à cette artiste. Bien qu’étant restée longtemps dans l’ombre de son maître Émile Claus ses toiles son bien différentes, elle apporte au Luminisme une nouvelle vision qui est une synthèse de plusieurs courants. (Impressionnisme, Divisionnisme, Fauvisme). 

Le point de vue du spectateur est situé sur le visage du jardinier au premier plan. La ligne d’horizon est bien au-dessus du tiers supérieur de la toile. Le regard monte car il est attiré par le personnage au premier plan, puis il détaille la multitude de couleurs à droite et à gauche et les autres personnages avant de redescendre pour contempler les fleurs du premier plan. 

Le jardinier est situé sur la ligne de force gauche sur 2 points naturels d’intérêt.
Les fleurs au premier plan sont situées sur un 3ème point naturel d’intérêt. 

Fleurs et jardiniers occupent les 2/3 inférieurs de la surface picturale. 

L’artiste utilise simultanément les 2 grandes diagonales pour composer sa toile. 

Détails : 

L’allée centrale est composée d’une mosaïque de formes géométriques aux couleurs vives tracées avec un pinceau large.

Les fleurs et l’eau qui s’écoule des arrosoirs ont été réalisées avec un pinceau fin. Les touches sont précises et fines pour les fleurs mais au milieu de l’eau on retrouve des formes géométriques carrées. 


Les vêtements du jardinier, comme l’allée centrale, sont constitués d’un patchwork de formes géométriques. 


Lumière : La lumière vient d’en haut à droite. C’est la lumière d’une fin d’après midi. On distingue nettement les rayons du soleil parmi les fleurs. 

Couleurs : Contraste entre couleurs chaudes et froides, complémentaires. 

Toiles similaires : 

Jenny Montigny. L'École Maternelle à Deurle.

Jenny Montigny. Vergers en fleur et Écoliers.

Armand Guillaumin. La Place Valhubert. 

Armand Guillaumin. Notre Dame de Paris.