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Juan Fermin Gonzalez Morales. Le Gagnant. 2005.
Huile sur toile. 20 x 16 cm. 
Vue d'en haut. 




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Juan Fermin Gonzalez Morales. Le Gagnant. Huile sur toile. 20 x 16 cm. 2005. Vue d'en haut.

Dans les fêtes populaires des villages d’Europe et d’Amérique du sud il existe un jeu traditionnel pratiqué depuis longtemps : le mât de cocagne. Il s’agit de monter en haut d'un poteau (au départ un arbre) pour récupérer ce qui est suspendu, friandises, nourriture, jambon, jouets ou argent. Le poteau est le plus lisse possible, et souvent enduit de graisse animale ou végétale ou de savon. Au sommet les lots sont sur une roue ou une table en bois fixée sur un arbre comme le montre le tableau de Pieter Brueghel l'ancien (1567). La toile de Goya (1787) montre un enfant escaladant un arbre. Historiquement c’est à la paroisse parisienne de Saint-Leu Saint-Gilles que le premier mât de Cocagne connu est dressé le 1er septembre 1426 rue aux oies avec pour trophée… une oie. 
Au Guatemala ce genre de tableau vu d’en haut est très fréquent, ce style est communément dénommé vista del pajaro (vue d’oiseau). 
Juan Fermin Gonzales Morales a été l’un des premiers à utiliser cette perspective et y est resté fidèle. Comme beaucoup de jeunes hommes Mayas, Juan Fermin, durant les périodes agités et violentes du Guatemala a été installé de force et a passé beaucoup de temps dans les hélicoptères de l’armée. L'idée de cette perspective vient de cette expérience. L’artiste témoigne de la vie des indiens Mayas dans les campagnes d’une manière peu commune. 


Pour cette scène peu commune le point de vue du spectateur situé au dessus de l’action provoque un effet spectaculaire. Cette perspective rend bien l’effet de hauteur et de vertige. 

Le visage du gagnant et le lot se trouvent sur la ligne de force supérieure entre 2 points naturels d’intérêt. 

L’œuvre est structurée en 4 niveaux. Au premier niveau le sol, au second niveau les enfants qui regardent d’en bas, au 3ème niveau le gagnant au 4ème niveau la liasse de billets et la main du personnage. 

La toile peut se réduire à des formes géométriques simples, un triangle pour le mât, des cercles plus ou moins grands pour les visages regardant vers le haut, les chapeaux et même les ombres. 

Le tableau est construit sur la grande diagonale descendante. Les lignes directrices les plus importants vont vers le bas. 

Détails : 

Contrairement à l’œuvre de Pieter Brueghel l’Ancien (1567) ou les lots sont constitués de nourriture c’est de l’ argent qui est à gagner ici. 

Au vu du geste de l’homme et du regard de la femme il semble bien qu’il s’agisse ici des parents du gagnant.

C’est un mât ou un poteau que le garçon escalade. Par contre dans la toile de Goya (1787) les enfants montent à un arbre. 
Lumière : Pour souligner l’effet de perspective la lumière vient aussi d’en haut. 

Les pots sont suspendus à une planche de bois dans le dos du personnage. Dans le soucis du détail l’artiste a représenté avec de fines lignes blanches les cordes qui servent à les maintenir. 

Lumière : En dehors de la lumière éclatante contenue par les jaunes les rouges et les oranges il n’y a pas de lumière extérieure. Au vu de la bougie qui sert de lanterne et que le modèle tient de sa main droite il est même probable que la scène se déroule au petit matin avant le lever du soleil, le potier se rend au marché pour vendre sa production et cela signifie souvent un départ très matinal. 

Couleurs : 

Harmonie et contraste.
Contraste entre couleurs chaudes et froides. Contraste entre complémentaires.

Toiles Similaires : 

Juan Fermin Gonzalez Morales. Pêcheur. 2005.

Juan Fermin Gonzalez Morales. Marché aux Chiens. 2005.

Juan Fermin Gonzalez Morales. Marché. 2005.

Juan Fermin Gonzalez Morales. Paysans. 2008.