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Impressionnisme.

Claude Monet.


Claude Monet. La Maison dans les Roses. (1925). Impressionnisme. 




 





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Claude Monet. La Maison dans les Roses. (1925). Impressionnisme. 

En 1908, à 68 ans, Monet commence à perdre la vue. Il souffre de cataracte aux deux yeux. Une cataracte est une opacité progressive du cristallin qui filtre les couleurs. À mesure que la cataracte évolue, les blancs deviennent jaunâtres, les verts, jaune-vert et les rouges, orangés. Les bleus et les violets font place aux rouges et aux jaunes. Les détails s'estompent, les contours disparaissent pour devenir flous. Toutefois, il finit par se faire opérer d'un oeil. Après deux interventions chirurgicales en janvier 1923, et grâce au port de lunettes spéciales, Monet recouvre l'usage de l’œil droit. Le verre correcteur est teint en vert pour rectifier la vision des couleurs. Mais Monet subit diverses séquelles de l’opération : la perturbation de la vision des couleurs, la vision double, et la distorsion des images visuelles. Il refuse l’opération de la cataracte de l’œil gauche. Monet recommence à peindre dès 1923. La maison vue du jardin de roses témoigne de son opération. Dans cette série, Monet a tantôt peint avec son œil atteint de cataracte - tout est rouge, le ciel est jaune - et tantôt avec son œil opéré - tout est bleu ou de couleur froide. “ Je vois bleu, je ne vois plus le rouge, je ne vois plus le jaune ; ça m'embête terriblement parce que je sais que ces couleurs existent; parce que je sais que sur ma palette il y a du rouge, du jaune, il y a un vert spécial, il y a un certain violet ; je ne les vois plus comme je les voyais dans le temps, et pourtant je me rappelle très bien les couleurs que cela donnait. ” Malgré ce handicap, Claude Monet continue de peindre jusqu'en 1926, quelques mois avant sa mort.

Le point de vue du spectateur est relativement haut. De chaque côtés les massifs de roses, en bordure, orientent le regard vers la maison au bout de l’allée.

Les roses se trouvent sur les lignes de force, à proximité de 3 points naturels d’intérêt.

La toile peut être divisée en 4 plans. Au premier plan l’allée d’herbe, au second plan à gauche le premier massif de roses au 3eme plan le second massif et à l’arrière plan le ciel et la maison. 

L’œuvre est construite sur la diagonale ascendante de gauche à droite. Celle-ci isole l’allée et le second massif du reste de la composition. Tout l’art de Monet et de l’impressionnisme consiste à montrer des formes sans se servir de lignes. Les seules lignes visibles sont celles du toit de la maison et de la cheminée. 

Détails : 

Si la couleur du ciel semble réaliste celle du toit ne l’est pas du tout. Il semble que Monet a peint cette toile avec son œil atteint de cataracte. Ceci explique pourquoi les couleurs chaudes dominent. 

Au milieu de l’allée et de l’herbe des touches de bleu et de violet … 

Ce massif de roses possède plusieurs teintes froides comme le violet et le bleu. Soit il y a d’autres fleurs, et Monet a changé d’œil pour percevoir les teintes, ce qui reste possible. Soit il a ajouté ces couleurs de façon aléatoire pour représenter ce qui n’est ni jaune ni rouge. 

Lumière : La lumière provient d’en haut à gauche, elle se concentre surtout sur l’allée au premier plan

Couleurs : Contraste entre couleurs chaudes et froides. 

Toiles Similaires : 

Claude Monet. La Maison dans les Roses. (1925).
Cette version aux couleurs froides et plus sombres a sans doute été peinte avec l’œil opéré de Monet. 

Claude Monet. Le Jardin à Vétheuil. (1872).

Claude Monet. Pruniers en Fleur. (1879).