Histoire Naturelle du Maquillage. 
Lorsque les Hommes se Peignent la Peau. 

 

La Photographie.





 




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Histoire Naturelle du Maquillage. Lorsque les Hommes se Peignent la Peau. 

L’ Abbé Henri Breuil, préhistorien français (1877-1961) écrit dans 400 siècles d’Art Pariétal (1952) que dés le Moustérien : 200 000 à 30 000 av. J.-C., l’homme utilise des matières colorantes pour badigeonner son corps de teintes bariolées. Sa main enduite d’ocre ou de suie se pose sur une paroi lisse et y laisse une empreinte. 
C’est la première peinture pariétale, l’homme découvre qu’avec un peu de couleur il lui est possible de ne faire plus qu’un avec le monde…
La très grande répartition spatiale et temporelle de l’industrie moustérienne (150 000 ans dans toute l’Europe) correspond à celle de l’homme de Neandertal à qui elle est attribuée. Le pigment rouge utilisé sur les parois des grottes est composé d’oxyde de fer (hématite ou ocre), le pigment noir de manganèse ou de charbon. 
Les analyses de pigment ont révélé le recours à des préparations dans lesquelles la peinture est combinée à des produits destinés à accroître la consistance, comme le talc ou le feldspath, ainsi que des graisses animales ou végétales servant de liant dont on retrouve les traces.
Si les doigts constituaient le moyen le plus simple pour appliquer la peinture, des outils étaient certainement utilisés, bien qu'aucun n’ait été retrouvé à ce jour.
Dans le cas des empreintes de main, où celle-ci servait de pochoir, la peinture était manifestement projetée par la bouche ou par l’intermédiaire d’une sarbacane.
La « Dame de Brassempouy », dite aussi la « Dame à la capuche », est la plus ancienne représentation connue d'un visage humain (v. 21 000 av. J.-C.). Elle fut découverte en 1894, dans la grotte du Pape à Brassempouy (Landes).
La Vénus de Willendorf découverte près de Krems, en Basse-Autriche, est une statuette peinte, c’est aussi l'un des plus anciens témoignages de représentation humaine. La forme très stylisée du personnage, une poitrine disproportionnée, des jambes courtes, un ventre proéminent, figure certainement un culte de la fécondité. 
Le maquillage est un phénomène humain universel, mais, selon les cultures, sa fonction est souvent très différente. 
Actuellement en Occident le maquillage peut être considéré comme le miroir du désir de la personne, il cherche à faire apparaître ou réapparaître la beauté naturelle en effaçant les souillures diverses et plus spécialement celles causées par le temps. 
Le maquillage est réduit à l’expérience du désir dans un rapport interpersonnel. 
On ne considère plus que sa dimension esthétique.
Par contre dans les sociétés traditionnelles le maquillage renvoie toujours à un univers magique de l‘au-delà avec des dieux, des esprits, des démons et des forces liées à la nature. Le maquillage devient dés lors un acte hautement culturel lié au sacré qui le plus souvent inscrit l’individu dans une représentation globale du monde propre à sa société. Chez les Madongs la combinaison des parures et des maquillages dissimule complètement la personne qui se transforme en esprit de la forêt. En Papouasie dans les ethnies le maquillage est utilisé lors du rituel d'initiation. La décorations des initiés dure des heures et se fait en secret à l'écart dans la forêt. Le corps de la personne est transformé, il ne ressemble plus à rien de connu. 
Chez les Dinkas du Soudan les bergers s’enduisent le corps de cendre de bouse de vache. Ils se fardent et se protègent ainsi contre les insectes et, tout en surveillant le troupeau, ils s’identifient à lui. 
Durant la période qui sépare la circoncision de l’initiation, les jeunes Massaïs utilisent la parure et le maquillage pour séduire tout en vivant en marge du village. Très souvent ils utilisent la couleur rouge, couleur de la beauté mais aussi celle du sang de la naissance et du bétail dont ils consomment la viande crue et boivent le sang au cours d’un rituel. 
En Amazonie la peinture faciale devient un art du signe, elle partage ses motifs avec la poterie, la vannerie et le tissage. Son symbolisme revoie aux éléments de la nature. 
Dans l’usage hindouiste le bindi est une marque de pureté qui doit être renouvelée.
Dans certaines régions de l’inde ce point rouge est une prérogative de la femme mariée mais en Inde méridionale les jeunes filles, les danseuses traditionnelles et même les hommes arborent parfois cette touche de couleur au milieu du front. 
En Occident nous n’avons conservé que la valeur esthétique du maquillage les autres dimensions de celui-ci ont été refoulées dans notre inconscient collectif. 
Ainsi ses rapports avec la religion, la magie, les êtres surnaturels et l’au-delà ont été 
chassés du conscient si bien que les images du maquillage et des parures des société traditionnelles nous étonnent et nous surprennent. 
Les tatouages polynésiens ont fasciné les premiers visiteurs venus d'Europe.
Le tatouage est une méthode de décoration de la peau par insertion de substances colorées sous la surface. La peau est perforée avec un instrument pointu, souvent une aiguille.
Dans de nombreuses parties du monde, différents peuples utilisent le tatouage et la scarification pour indiquer le rang social, ou comme signe de deuil. La scarification se pratique en taillant la peau et en introduisant des substances irritantes dans les blessures, qui, une fois guéries, laissent des cicatrices prononcées. En Afrique du Nord la scarification fait partie du rituel qui précède chez la femme la cérémonie du mariage. 
Le Henné est un arbuste à feuilles relâchées dont le suc est recherché pour ses propriétés colorantes. Également connu sous le nom d'alkanna, cet arbuste est très répandu dans les régions chaudes et humides du nord de l'Afrique et du Sud asiatique. Ses petites fleurs très parfumées, roses ou blanches, forment des grappes. La teinture rouge orangé extraite des feuilles est utilisée pour la coloration des cheveux. Les musulmanes l'utilisent pour teinter leurs ongles, le bout de leurs doigts et une partie de leurs pieds. Des momies Egyptiennes ont été retrouvées enveloppées dans des bandelettes teintées au henné.
En Afrique du nord, l'art du henné est un mode de transmission des cultures, dans les sociétés traditionnelles. Au Maroc, il est parfaitement intégré au patrimoine culturel. Il est utilisé pour la peinture corporelle, et révèle le sens profond des anciennes croyances. Chaque symbole a une signification bien définie.
Le tatouage est pratiqué par les Égyptiens dès 2000 av. J.-C. Les tatouages en couleurs se développent fortement chez les Maoris de Nouvelle-Zélande et furent pendant un temps une forme d'ornement prisée en Chine, en Inde et au Japon. On a longtemps pensé que les tatouages offraient une protection contre la malchance ou la maladie. Ils servent aussi à identifier le statut, le rang, ou l'appartenance à un groupe (Comme les Yakuzas au Japon). 
Leur utilisation la plus courante demeure cependant la décoration du corps.
Aux Marquises, le corps entier est tatoué de manière spectaculaire. Les Maoris de Nouvelle-Zélande arborent un visage creusé d'incisions profondes formant des motifs curvilignes, tandis que les femmes présentent un menton tatoué. Les Tahitiens et Tahitiennes portent des lignes courbes tatouées sur le postérieur et sur les cuisses et parfois des étoiles ou des cercles sur la poitrine et sur les bras.
Dans l'ouest de la Polynésie, les Samoans portent des dessins tatoués très serrés sur le postérieur et les cuisses. Les Tongiens et les Fidjiens ont adopté cette coutume en la réservant seulement aux femmes. Les premiers observateurs occidentaux ont souvent interprété le tatouage comme un emblème désignant le rang dans la société. Mais le tatouage semble constituer en réalité une puissante protection pour le corps et est considérée comme une étape de la vie au même titre que la naissance et la mort. Aujourd’hui, les tatouages traduisent davantage le sentiment d’appartenance à une culture ils sont un symbole d’identité, et, le plus souvent ils ont perdu leur signification originelle.