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Jacques Louis David. (1748-1825).
La Mort de Marat. (1793). 




 




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Jacques Louis David.
(1748-1825). La mort de Marat. (1793). 

Jean-Paul Marat (1743-1793) est médecin, journaliste et homme politique. 
Il se préoccupe surtout de politique. Son Traité sur les principes de l’homme (1776), raillé par Voltaire, défend le peuple contre les élites.
La Révolution permet à Marat de plaider en faveur de l’égalité absolue des hommes. Dès l’été 1789, il prend position en faveur du peuple dans son journal, « l’Ami du peuple », qui reçoit rapidement les faveurs du public. Très lu par les parisiens, le périodique qualifie les modérés et les nantis de traîtres et présente la violence comme le principal outil de la Révolution. 
Selon lui, 500 têtes coupées permettront de rompre avec le passé. Les positions de Marat nourrissent la vigilance face aux contre-révolutionnaires et alimentent également le climat de violence qui aboutit aux massacres des opposants en septembre 1792. Son intransigeance préfigure aussi la Terreur de 1793-1794.
David est lui aussi député de Paris à la Convention et comme Marat il rejoint la Montagne, à l’extrême gauche de l’Assemblée. Ceci explique le vibrant hommage qu’il lui rend dans cette toile. Marat est Promu à la tête des Jacobins, il est attaqué par les Girondins qui sont plus modérés. Son combat contre les Girondins prend fin le 2 juin 1793, date à laquelle la Convention, sous la menace d’une insurrection parisienne que Marat a encouragée, les élimine. Cet événement conduit à la formation d’un gouvernement à majorité jacobine. Mais Marat, le 13 juillet 1793, est assassiné par une jeune Normande, Charlotte Corday. La République lui fait de grandioses funérailles. Les circonstances peu banales de son assassinat ainsi que la toile de David le feront passer à jamais à la postérité. En France tout le monde sait qui est Marat et, au moins, comment il est mort. 

Le point de vue se situe au niveau du visage, puis l’œil suit le bras et voit la page que lisait Marat. 

Marat, le sujet principal, se trouve sur 3 lignes de force et sur 2 points naturels d’intérêt. L’encrier la plume et la feuille sont sur 1 troisième point naturel d’intérêt. 

La moitié de l’espace pictural est constituée de vide, le corps de Marat semble abandonné dans le néant. 

La toile est construite en fonction de la grande diagonale descendante. Toutes les lignes directrices vont vers le bas. 

Détails : 

Marat semble endormi, son visage est serein. 

La toile est un hommage donc David fait une dédicace. 

Marat a encore dans la main le billet que Charlotte Corday lui a fait remettre pour être reçue. Sur celui-ci on peut lire : Du 13 juillet 1793. Marie anne Charlotte Cordey au citoyen marat. Il suffit que je sois bien. Malheureusement pour avoir Droit à votre bienveillance… 


Lumière : 

La lumière la lumière vient du bas à gauche.

Couleurs : Harmonie entre couleurs chaudes.

Toiles Similaires : 

Jacques Louis David. Le Serment des Horaces. (1784).

Jacques Louis David. Le Serment du Jeu de Paume. (1789).

Jacques Louis David. L’ Enlèvement des Sabines. (1799).