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Fernand Pelez. (1848-1913). Le Petit Marchand de Violettes. (1885).

Réalisme. 

 










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Vidéo : Fernand Pelez. Le Peintre des humbles. 

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Fernand Pelez. (1848-1913). Le Petit Marchand de Violettes. (1885).

Fernand Pelez est un peintre français, tout d'abord académique il devient 
naturaliste. Il étudie auprès de Félix-Joseph Barrias et d'Alexandre Cabanel à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.
Il est nommé professeur de dessin dans une école de la Ville de Paris.
À partir de 1880, sous l'influence des tableaux du peintre naturaliste Jules Bastien-Lepage, il délaisse les sujets historiques pour se tourner vers la représentation des classes populaires et se livrer à une réflexion sur la condition humaine. Ses enfants mendiants s'inspirent de Murillo. Ils sont le plus souvent en guenille, pieds nus et sales, leurs habits sont troués, les toiles sont construites sur la grande diagonale descendante de gauche à droite et l’éclairage vient de la gauche. Ces mêmes caractéristiques se retrouvent dans les toiles de Murillo. Par contre si les enfants de Séville que représente Estéban Murillo gardent toujours le sourire c’est loin d’être le cas dans les toiles de Fernand Pelez. Ce professeur des écoles représente la misère pour la dénoncer. Peintre social il voudrait voir les enfants des rues à l’école mais les lois scolaires de 1881 et 1882 qui posent les principes fondamentaux : gratuité, laïcité, obligation, et qui garantissent l’égalité d’accès à l’instruction, à cause d’une trop grande misère ont mis beaucoup de temps à être appliquées. Sans argent les parents demandent toujours aux enfants d’aller travailler. La gratuité de l’école est instaurée le 16 juin 1881. Elle est la condition préalable pour imposer l’obligation scolaire de 6 à 13 ans, inscrite dans la loi du 28 mars 1882. Ce texte établit également la laïcité de l’enseignement : l’instruction religieuse est supprimée des programmes pour être remplacée par l’instruction morale et civique. La religion ne peut être enseignée qu’en dehors des heures de classes et hors des locaux scolaires. Le dispositif est complété par un texte qui impose le brevet de capacité aux instituteurs des écoles primaires publiques. 
À la fin des études primaires, l’obtention du certificat d’études primaires, sanctionnant l’acquisition des savoirs élémentaires (lecture, écriture, calcul, notions d’histoire et de géographie), marquait le passage à la vie active pour la plupart des enfants issus des classes populaires.

Le point de vue du spectateur se situe au niveau du visage de l’enfant qui dort.
Le regard est tout d’abord attiré par le visage du petit garçon puis il remarque ses pieds nus et le bouquet de violettes tombé à terre.

Le corps de l’enfant se situe sur 3 points naturels d’intérêts. 

La moitié de l’espace pictural est vide. Cette manière de composer la toile permet de souligner la solitude de l’enfant. 

Les principales lignes directrices sont horizontales ou verticales. Pourtant le corps du petit garçon est positionné sur la grande diagonale descendante de gauche à droite.
Celle-ci induit toujours une idée de chute ou de déchéance.

Détails : 

Il s’est endormi. Ses cheveux sont très courts. En rasant les cheveux des enfants à l’époque on évitait les problèmes de parasites. (Poux, puces, tiques). 

Dans son sommeil le bouquet de violette qu’il tenait dans sa main lui a échappé et repose sur le sol. Ce détail peut sembler insignifiant mais il renforce l’idée d’abandon que l’artiste veut suggérer. 

Il est torse nu sous sa veste dont la manche est trouée au niveau du coude. 
Les pieds sont nus et les vêtements troués dans les toiles des enfants de Séville de Murillo. 

Lumière : La scène est éclairé par une lumière naturelle qui vient de la gauche. 

Couleurs : Harmonie entre couleurs chaudes. 

Toiles similaires : 

Fernand Pelez. Le Petit Mendiant. 

Fernand Pelez. Sans Asile. (1885).

Fernand Pelez. Les Petits Mendiants.

Fernand Pelez. Le Petit Marchand de Citrons. (1895).