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Paul Delaroche. Une Jeune Martyre. (1853). 








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Paul Delaroche. Une Jeune Martyre. (1853). 

Paul Delaroche (1797 – 1856) se situe entre le classicisme et le romantisme. Il se forme à l’école des Beaux Arts et chez Louis Étienne Watelet puis devient l’élève d’Antoine-Jean Gros. Tout d’abord Peintre de scènes historiques il puise ses thèmes dans l’histoire anglaise (La Mort d’Élisabeth), (Le Supplice de Jane Grey) et française ( Mazarin mourant), (L'Assassinat du duc de Guise). Il est surtout connu 
pour avoir pris le contre pied de David dans plusieurs tableaux. Dans : Bonaparte Franchissant les Alpes, l’Empereur est vouté, fatigué, il passe le col sur le dos d’une mule. Ce tableau s’oppose à la vision de David où l’empereur franchit le Grand Saint Bernard triomphant tel un héros antique levant le bras et faisant cabrer son cheval. Même dans des représentations plus simples et les portraits de l’empereur les 2 artistes n’ont pas la même vision du souverain ni de l’empire Delaroche étant proche de la Monarchie de Juillet. Bonaparte est avachi et bedonnant sur une chaise l’air perdu chez Delaroche alors que dans les toiles de David l’Empereur est toujours glorifié. L’œuvre représente une chrétienne, jetée au fleuve par des Romains pour ne pas avoir abjuré, qui est découverte par d'autres croyants. Marqué par le décès de son épouse femme, Delaroche fait une allégorie du sacrifice de la jeune fille. Il traite ici un thème cher aux romantiques celui de la mort d'Ophélie, qui a été souvent représentée par les peintres préraphaélites.

Le point de vue du spectateur se situe au niveau de la ligne d’horizon à l’arrière plan.

Le corps de la jeune femme se trouve sur la ligne de force inférieure. 
Sur les 2 points naturels d’intérêt. Sur un 3eme point en haut à gauche la proue de la barque. 

Le premier plan, qui représente la jeune martyre flottant dans l’eau, est en pleine lumière. L’arrière plan est dans la pénombre. La frontière entre ombre et lumière se trouve au milieu de l’œuvre. 

Une grande majorité de lignes directrices vont vers la droite donc le futur, et vers le haut. Le peintre exprime ici l’idée de rédemption et de résurrection. L’œuvre est construite sur la diagonale ascendante. 
On discerne la proue de la barque amarrée au rivage, ceci laisse bien entendu supposer, avec les liens posés sur les mains, que la jeune fille a été noyée. 
La lumière et la blancheur du visage nous frappent. Le haut du corps de la jeune femme est violemment éclairé par le haut. Pourtant la scène est nocturne, à l’arrière plan des étoiles brillent dans le ciel. Les yeux sont clos. La présence de l’auréole sanctifie et consacre la victime. 
A l’arrière plan les personnages qui découvrent la scène sont horrifiés. On peut supposer que ce sont les parents de la victime. 
La lumière est très vive sur un petit espace, elle se concentre sur le visage de la jeune fille. Il ne peut pas s’agir d’une lumière normale et naturelle mais d’une lumière surnaturelle. 
Couleurs : 
Harmonie et contraste. Contrastes entre couleurs froides et chaudes. Contrastes entre complémentaires.
Toiles Similaires : 
John Everett Millais.(1829 - 1896). Ophélie. (1852). Ophélie est une héroïne de la tragédie en 5 actes, Hamlet, de William Shakespeare écrite en 1601. Ophélie est amoureuse d'Hamlet mais cette idylle romantique tourne mal. Hamlet pour simuler la folie la rejette et par accident tue son père Polonius. Ophélie devient folle et se noie dans une rivière. Le destin tragique d'Ophélie a inspiré bien des peintres. Waterhouse a représenté Ophélie 3 fois. La toile de Millais représente Ophélie engloutie par une eau sombre parmi les fleurs et une nature luxuriante.
Alexandre Cabanel. Ophélie. (1883). Peintre français c'est l'un des plus grands peintres académiques. Il pratique la peinture de genre, le portrait et la peinture historique. Au fil du temps il évolue vers des thèmes romantiques, dont Ophélie. La toile est classique, très réaliste, Ophélie est de face et semble s'abandonner à son sort dans un faisceau de lumière.
John William Waterhouse. (1849 - 1917). Ophélie. (1894). Peintre anglais préraphaélite et néoclassique il s'inspire de la mythologie et de la littérature pour représenter de belles jeunes femmes dans des attitudes bucoliques ou rêveuses. Très souvent la mort d'Ophélie a été représentée par une jeune femme au bord de l'eau en train de cueillir des fleurs. 
Le thème de la mort est abordé indirectement et de façon symbolique.