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Persistance de la mémoire. Salvador Dalí. 1931. Surréalisme. (Les Montres molles).





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Persistance de la mémoire. Salvador Dalí. 1931. Surréalisme. (Les Montres molles).
24 x 33 cm. Museum of Modern Art. New York. USA. 

La toile est plus connue du public sous le nom de : Montres molles. 
Dans bien des régions rurales d’ Europe, lorsque quelqu’un décède la famille ou les voisins arrêtent l’horloge dans le salon. Cet acte symbolique signifie : « son temps est terminé ». Voilà exactement l’endroit auquel fait référence cette toile avec ces 3 montres molles, son olivier mort, la forme blanche cadavérique d’un animal mort et ce paysage désertique. Les montres molles, le temps qui n’est plus mesuré, contrairement au titre du tableau, nous renvoie à notre propre impermanence physique et à la seule possibilité d’une supériorité de l’esprit sur la matière. 
Les autres symboles, la mouche, les fourmis, comme tous les insectes qui courent sur le sol, sont des symboles de la mort. Le sujet est source d’angoisse chez l’artiste comme chez bien des personnes. L’idée de la Mort est une hantise chez lui et un sujet récurent dans ses œuvres. La manière de poser la question est par contre intéressante. Dali disait avoir été inspiré par la mollesse d’un camembert qui dégoulinait et qu’il avait vu dans sa cuisine. Lier ainsi la nourriture, qui dans la relation d’objet signifie la vie, et la mort et le temps est intéressant. (La relation d’objet est celle du nouveau-né avec la mère nourrissante). Il est important de préciser qu’à l’époque où il exécute ce tableau l’artiste est brouillé avec sa mère et sa famille depuis 2 ans. Les seuls éléments rassurants de l’œuvre sont la présence de falaises bien éclairées à droite et de couleurs chaudes à l’arrière plan.

Pour lire la toile le regard monte, le point de vue du spectateur est à la limite de la zone lumineuse. La ligne d’horizon est haute et en pleine lumière contrairement au premier plan où tout est obscur. Le 1er plan symbolise la mort, l’arrière plan la vie et dans ce cas elle est éternelle. 


Représentant la plage de Portlligat le tableau est un ciel crépusculaire dominant une plage et la méditerranée. Le ciel et la zone lumineuse sont au-dessus de la ligne de force supérieure. Les 4 montres sont proches des points naturels d’intérêt. La zone de fuite pour le regard se trouve en haut à droite. 

L’œuvre est nettement divisée en 2 zones. Une sombre des 2 tiers au premier plan indiquant la mort. Une claire à l’arrière-plan indiquant la vie, sur le tiers supérieur. 
Une montre est positionnée en limite de zone. Elle est perchée sur l’olivier mort, elle dégouline, elle n’est pas vivante mais la branche sur laquelle elle repose indique clairement la direction de la zone d’espoir lumineuse en haut à droite. 

La toile est construite sur la diagonale ascendante de gauche à droite. Les principales lignes directrices vont dans ce sens, celles du meuble au premier plan, la branche de l’arbre mort, les aiguilles de la montre indiquent aussi cette direction. 
Derrière l’arbre il y a une pierre sur la plage dans une zone sombre, elle symbolise la mort. De l’autre coté, sur la plage, dans une zone claire il y a un œuf prés de l’eau. Cet œuf symbolise la vie et la naissance. Si l’on relie la pierre morte à l’œuf qui va donner la vie, la ligne monte…. 

Détails : 

Cette montre ne dégouline pas mais elle est aussi morte que les autres car : elle est posée à l’envers, on ne voit pas l’heure, on aperçoit des fourmis, insectes rampant dans la terre et symboles de mort. Des auteurs l’ont identifié comme celle du père de l’artiste. 

La mouche est aussi symbole de mort. Elle vient pondre des œufs dans les cadavres. L’ Artiste déclarait pourtant que pour lui s’était un symbole positif car elle vole. Le seul élément positif c’est que le corps de la mouche comme les aiguilles indiquent la direction de la zone d’espérance en haut à droite de l’œuvre. 

Cette forme est récurrente chez Dali. Elle contient les éléments d’un autoportrait 
du peintre avec les cils et le nez mais posée dans ce sens elle évoque un cadavre blanc, soit un cheval dont la montre est la selle soit un oiseau ou un coquillage sans vie qui s’enfonce dans le sable brun. 

Voici la seule zone positive de la toile. Surtout à cause de l’œuf au bord de l’eau qui symbolise la naissance et la vie mais aussi par la lumière et les formes humaines érotiques ou les visages que l’on devine dans les rochers. 
La seule chose qui persiste est là…

Lumière : 

La lumière vient du haut et de la gauche. 

Couleurs : Contraste entre couleurs chaudes 
et froides, complémentaires. 

Oeuvres similaires :

Salvador Dali : Cygnes reflétant des Éléphants. 1937. 

Salvador Dali : Ballerine dans une Tête de Mort. (1939).

Salvador Dali : La Métamorphose de Narcisse. (1937).