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 Alphonse Mucha. (1860 – 1939). L’Hiver. (1896). 

Art Nouveau

Toute la poésie et la délicatesse de l'Art Nouveau.










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Vidéo : Mucha. 




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Alphonse Mucha.
((1860 – 1939). L’Hiver. (1896). Art Nouveau. Toute la poésie et la délicatesse de l'Art Nouveau.


Mucha est à l’origine de l’Art Nouveau. Son style très floral se caractérise par des lignes sinueuses en coup de fouet, de fines fleurs à double queue, des motifs féminins à la longue chevelure flottante et des lettres délicatement atténuées. Mucha devient l'affichiste attitré de l'artiste française Sarah Bernhardt et un des affichistes le plus recherché. Il a peint des centaines d’affiches, pour les maisons de champagne, les biscuits Lefèvre Utile (Lu) et le Papier à cigarettes Job par exemple.
En 1896 le premier panneau décoratif de Mucha, Les quatre saisons est imprimé.
Alphonse Mucha aime travailler des séries de panneaux. En plus du panneau principal qui, plus tard serra adapté en tant que calendrier pour le Chocolat Masson, il exécute le détail des 4 saisons. Le Printemps, l’Eté, L’Automne et L’Hiver. Il en est de même pour la Série des fleurs en 1898 avec Les Œillets, Les Iris, Les Lys et Les Roses. Les pierres précieuses, Améthyste, Rubis, Topaze et Emeraude. Les Arts en 1898, les Heures de la Journée en 1899 et La Série de La Lune et des étoiles en 1902. Pour représenter l’allégorie de l’hiver Mucha ne peut pas utiliser de feuilles ni de fleurs. Il remplace judicieusement celles –ci par les branches des arbres nues ou enneigées. Les branches décrivent des arabesques et des volutes comme si elles étaient des feuilles ou des fleurs. Les lignes caractéristiques en coup de fouet se trouvent sur les cotés. Pour représenter les rigueurs de l’hiver Mucha choisit une belle jeune femme en train de réchauffer entre ses mains un petit oiseau. 3 autres moineaux attendent leur tour sur une branche devant-elle. Le style de Mucha c’est aussi l’allégorie poétique, la délicatesse et le raffinement. Ceci explique son immense succès en tant qu’affichiste, les industriels n’ont aucun raffinement ni aucune délicatesse et la poésie leur est inconnue. Ainsi lorsqu'ils trouvent un artiste 
qui peut faire entrer leurs marques dans cet univers chargé de sens et de charme ils ne le lâchent plus… 


Le point de vue du spectateur est situé entre le visage de la jeune femme et les 3 oiseaux. L’œuvre est tout en longueur et le regard monte naturellement vers l’action c’est à dire les mains du modèle et les 3 oiseaux. 

Le corps du modèle se trouve sur 4 lignes de force et sur 3 points naturels d’intérêt. 
Les oiseaux sont situé exactement sur le point naturel d’intérêt supérieur droit. 

Le personnage est entouré de neige et de blanc qui expriment le froid mais pour faire ressortir son modèle Mucha utilise un artifice, il ajoute dans l’arrière plan une forme végétale rappelant la forme d’un arbre de couleur orange. Ceci permet à la jeune femme de bien se détacher de l’arrière plan. Mieux que si celui-ci avait été blanc. 

L’œuvre est construite sur la grande diagonale montante. Une grande majorité des lignes directrices montent. Le personnage est légèrement incliné vers la droite. 


Détails : 

Pour réchauffer l’oiseau la jeune femme le serre dans ses mains et l’approche de la chaleur de son visage. 

Ces 3 moineaux ont les plumes ébouriffées et semblent transit de froid, ils se serrent les uns contre les autres pour tenter de se tenir chaud. 

Des branches nues ou couvertes de neige décrivent les arabesques et les lignes en forme de coup de fouet caractéristiques de l’Art Nouveau. 

Lumière : La blancheur de la neige au premier plan éclaire la scène et le modèle. 

Couleurs : 

Contrastes entre couleurs chaudes et froides. 
1 seul contraste entre complémentaires.

Toile Similaires : 

Alphonse Mucha. Le Printemps. (1896). 

Alphonse Mucha. L’Été. (1896).

Alphonse Mucha. L’Automne. (1896).