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Vincent Van Gogh.
Nuit Étoilée sur le Rhône. (1888). 





Voir Aussi : 

Métamorphose du Peintre Beaudier.

 





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Vincent Van Gogh. Nuit Étoilée sur le Rhône. (1888). Zoom,Tableau à la Loupe.


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Vincent Van Gogh. Nuit Étoilée sur le Rhône. (1888). 

La toile a été peinte à Arles au bord du Rhône en septembre 1888. Elle est antérieure à la Nuit Étoilée peinte dans la nuit du 17 au 18 juin 1889. Si dans la Nuit Étoilée de 1889 on perçoit nettement l’influence des maîtres japonais avec les volutes et les spirales, ici on perçoit celle des impressionnistes, de Pissarro et de Signac. Ces 2 peintres ont pratiqué le pointillisme et l’on voit bien ici que la touche de Vincent est très fragmentée. La toile a été réalisée au couteau, ce sont des coups de couteau brefs et courts. Vincent invente une manière de peindre entre le pointillisme et l’impressionnisme qui est sa manière, nous l’appellerons « en écaille de poisson ». Un examen attentif du zoom vous montrera rapidement pourquoi. Le dégradé des bleus est différent, même si les couleurs sont proches. Le mouvement est induit par le ciel, l’eau et par les reflets de la lumière des lampadaires sur le fleuve. Le ciel a moins d’importance que dans la seconde Nuit Étoilée de 1889. C’est surtout l’eau qui crée le mouvement car bien entendu les toiles de Vincent ne sont jamais stables, tout bouge, tout le temps, et dans de multiples directions. 

Le point de vue du spectateur se situe au niveau de la berge sous la ligne d’horizon. 
C’est une manière neutre de cadrer qu laisse le choix entre regarder tout d’abord le ciel ou l’eau. Mais à cause des reflets jaunes dans l’eau le regard descend. 

Les principaux reflets sont situés sur les lignes de force et sont proches des points naturels d’intérêts. 

Le ciel et l’eau occupent chacun plus d’un tiers de l’espace pictural. Il y a un paradoxe. La nuit le ciel n’est pas bleu mais noir et ici le bleu du ciel est bien plus clair que celui de l’eau. Ce devrait être le contraire. Van Gogh n’est pas un peintre réaliste, ce qu’il représente a peu de rapport avec le réel. 

L’œuvre est construite sur la diagonale ascendante. Les principales lignes directrices vont dans cette direction. Les lignes induites par les reflets elles, descendent. Elles sont en opposition. C’est une manière de déstabiliser le regard et de créer une impression de mouvement. 

Détails : 

L’origine des lumières est surtout les maisons, les reflets sont juste en dessous sur l’eau. Les lampadaires à gaz sont de petites touches jaunes. 

Pour les reflets dans l'eau Vincent alterne de brefs coups de couteaux jaunes 
dorés et bleus marines en descendant. 

Ce couple dans la pénombre est bien isolé. La situation est angoissante. On se demande si Edwards Munch qui a peint le Cri en 1893 ne s’est pas inspiré ici. 

Pour donner au ciel une telle allure de feu d’artifice Van Gogh représente les étoiles comme des fleurs, des dahlias jaunes… 

Lumière : 

C’est une logique verticale. A chaque étoile ou groupe d’étoiles correspond une lumière de la ville qui possède son reflet dans l’eau. La lumière descend et toute l’œuvre semble s’étirer vers le bas. 


Couleurs : Contrastes entre couleurs complémentaires. Chaudes et froides. 

Toiles Similaires : 

Camille Pissarro. Boulevard Montmartre, Effet de nuit (1897).

Vincent Van Gogh : Terrasse du Café le Soir. (1888).

Vincent Van Gogh : La Nuit Étoilée. (1889). 

Vincent Van Gogh : L’Église d’Auvers-sur-Oise. (1890).