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Émile Claus. (1849 - 1924). 
 Matin d'Octobre sur la Rivière Lys. 


Luminisme. 









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Émile Claus. (1849 - 1924). Matin d'Octobre sur la Rivière Lys. 

Émile Claus est un peintre belge, chef de file du luminisme. Vers 1885, sous l’influence de son ami Théodore Verstraete (1850 - 1907), sa peinture, déjà teintée de réalisme et de naturalisme devient plus lumineuse et s'éclaire, si bien qu’on le surnomme le peintre du soleil. Émile Claus est né à Vive-Saint-Éloi, un petit village des Flandres sur les bords de la Lys. En 1888, il s’installe à Astene, au bord de la Lys. La Lys est une rivière du Nord de la France et de la Belgique, elle est orientée du sud-ouest au nord-est, c’est l’affluent de l'Escaut à Gand, en Belgique, sa longueur est de 214 km. En 1889, Émile Claus loue durant 3 ans, un atelier à Paris, qu'il occupe l'hiver, après ses étés passés à Astene. Il fréquente les peintres impressionnistes et admire surtout Monet. Comme on le note ici la lumière devient le motif de ses toiles, il utilise des couleurs élémentaires, il décompose le prisme et le réfracte à travers des tons lumineux. On peut considérer le luminisme en Belgique comme une forme d’impressionnisme qui se concentre sur les effets de lumière. Le luminisme belge combine une touche délicate, fine, parfois fractionnée et une palette ensoleillée. Les formes se détachent dans un brouillard de lumière et sont exécutées à petits coups de pinceau saccadés. La différence essentielle avec l'impressionnisme français demeure dans la grande part de réalisme et de naturalisme qui sont toujours présents dans la plupart des œuvres. Émile Claus est la figure de proue du luminisme, il exalte les couleurs ensoleillées mais il n’utilise pas les tons improvisateurs de l’esquisse. Plus tardif que l’impressionnisme le luminisme intègre les acquis du post impressionnisme, certaines toiles d’Émile Claus sont de facture totalement pointilliste et d’autres peintres utilisent les couleurs du fauvisme. 
Émile Claus serra le peintre qui atteindra le plus de notoriété. Les grandes expositions internationales le réclament et les musées achètent ses œuvres. Il fonde, en 1904, le cercle Vie et Lumière auquel participent James Ensor et Georges Lemmen. En 1905, une grande exposition à Bruxelles, au Cercle artistique, le consacre comme le peintre inventeur d’un nouveau paysage, 52 toiles démontrent qu’il est le créateur d’une Flandre des peintres que la peinture ne connaissait pas. Pourtant avec le temps les peintres luministes ont été un peu oubliés et un siècle plus tard leur renommée internationale s’est estompée. Reconnus et admirés surtout en Belgique et en Flandre, Ils sont peu connus sur le marché international de l’Art. Il est difficile de soutenir la comparaison avec l’immense et universelle renommée de l’Impressionnisme, surtout le monde de l’art est opaque et injuste, souvent dominé par de grands intérêts financiers, le mot luminisme et le peintre Émile Claus sont souvent absents de bons nombres d’encyclopédies ou des dictionnaires de la peinture, si bien que l’on peut affirmer que les peintres luministes belges sont les grands oubliés de l’histoire de l’Art. En parler un peu aujourd’hui ce n’est que leur rendre justice. 

Le point de vue du spectateur est situé juste en dessous de la ligne d’horizon.

Le regard du spectateur est attiré par la lumière. Tout d’abord dans la partie centrale du tableau (1,2), puis il monte en haut à droite (3), ensuite il redescend vers le bas (4), le bleu représenté par ces fleurs (couleur froide) agit par contraste avec les couleurs chaudes du centre de la toile. 

3 points naturels d’intérêts sont utilisés. L’arbre au premier plan est situé sur les points d’intérêts supérieurs et inférieurs gauches. La zone lumineuse qui possède les couleurs les plus chaudes se trouve sur le point naturel d’intérêt inférieur droit. 

Répartition des couleurs froides et chaudes.

Les couleurs froides, vert et bleu, se situent principalement en bas, à droite et à gauche de l’espace pictural. Les couleurs chaudes, jaune orange et rouge, se trouvent au centre de l’œuvre et en haut. La lumière est le sujet principal de ce travail. 

Les principales lignes directrices sont montantes ou descendantes. L’artiste utilise simultanément les 2 diagonales pour construire son tableau.

Détails : 

La partie centrale est inondée de la brume lumineuse caractéristique des étendues d’eau au petit matin. Le bleu qui représente ce brouillard fait ressortir par contraste les couleurs extrêmement chaudes de la végétation, le jaune et l’orange.

Au centre la végétation baignée de lumière est représentée avec une grande minutie et beaucoup de précision et de délicatesse. Le vert de l’herbe fait ressortir les couleurs les plus chaudes.

Le massif de gauche est lui aussi chargé de lumière, les couleurs chaudes contrastent avec le bleu et le vert. La succession de plusieurs massifs de gauche à droite baignant dans la lumière laisse apparaître un phénomène de traînée de lumière. Le spectateur peut suivre de gauche à droite le rayon lumineux central. 

Lumière : La scène est éclairée d’en bas à gauche. C’est la lumière du soleil qui vient de se lever. En bas le spectateur peut suivre sa direction grâce aux zones les plus lumineuses. 
La lumière solaire naturelle agit ici comme un projecteur. 

Couleurs : Contrastes entre couleurs chaudes et froides, complémentaires.

Toiles similaires : 

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Émile Claus. Rencontre sur un Pont. 

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