Pop Art. (1956).


   
Les Peintres







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Pop Art. (1956).

Le Pop Art est un mouvement majeur de l’art contemporain. Il prend naissance en Angleterre où un groupe d’artiste de l’Institute of Contemporary Art de Londres organise en 1956 une exposition intitulée : This is tomorrow avec un collage d'Eduardo Paolozzi, I Was a Rich Man's Plaything (J'étais le jouet d'un riche, 1947), (une publicité pour Coca-Cola y apparaît déjà) qui évoque un « pop », mot anglais qui désigne un bruit sec d’explosion. C’est ce mot qui donne son nom à cette nouvelle tendance. La majorité des critiques pensent pourtant qu’il s’agit plutôt d’art populaire ou « popular art ». La seconde œuvre historiquement est : Just What is it that Makes Today's Home so Different, so Appealing ? (Qu'est-ce qui rend nos foyers d'aujourd'hui si différents, si sympathiques ?) de Richard Hamilton.
Aux USA en 1961 une exposition au Museum of Modern Art révèle les premiers artistes américains du Pop Art. Mais l’école américaine et anglaise sont différentes et elles évolueront séparément durant les années 60. 
L'élan initial est donné par Robert Rauschenberg et Jasper Johns ; le premier avec ses assemblages réalisés à partir d'objets familiers comme des oreillers, des lits, des pneus, des bouteilles ou des journaux, le second avec une série de tableaux représentant des alphabets, des chiffres, des drapeaux américains et des cibles.
Les artistes du Pop Art sont opposés à une peinture qui traduirait les émotions de l’individu et sa subjectivité.
Leur volonté est de faire de l’anti-art et ils mettent en scène la société de consommation à travers des objets quotidiens et ordinaires. Ils passent au crible la publicité et le monde de médias, ils s’inspirent de la bande dessinée, reproduisent des automobiles, des boites de conserve, des boissons, des appareils électroniques, des pages de journaux, des photos de personnes connues ou des billets de banque. 
Isolés ou montés en collages ou en assemblages les objets narguent le spectateur, le déroutent par leur taille, ou un détail anachronique et surprenant. 
Les artistes utilise et détourne les objets liés à la société de consommation en utilisant les codes de la publicité et de la culture populaire.
Ce faisant ils provoquent une certaine distanciation et un sentiment d’anonymat qui sont si caractéristique de la culture citadine. La critique sociale ou la satire sont souvent présentes.
Avec Richard Hamilton, Eduardo Paolozzi, Peter Blake, David Hockney et Allen Jones les Britanniques produisent un art plus fin, plus allusif, plus ambigu aussi, avec un détournement poétique des objets et des signes ou des associations assez inattendues. Les Américains s’intéressent plus à l’objet ordinaire et quotidien , dans toute sa banalité et parviennent même à introduire des éléments de réflexion poétique sur l’Américan way of life. Les artistes les plus connus sont Robert Rauschenberg, Roy Lichtenstein et son travail sur les BD, Jasper Johns et James Rosenquist. Le chef de file du mouvement est Andy Warhol (1928-1987), avec ses célèbres sérigraphies de Marylin Monroe ou des boites de soupe Campbell’s. 
Pour Andy Warhol, la portée symbolique de ces images du quotidien, appartenant à la culture populaire américaine et pouvant être produites en série par un procédé mécanique, est de mettre en évidence le caractère inflationniste de l’image.
Les matériaux issus de l'industrie moderne, comme le plastique, le polyuréthane, la peinture acrylique ou la mosaïque sont aussi utilisés. Le Pop Art remet fortement en cause le statut général de l'image mais aussi la place dévolue à l'image artistique au sein d'une culture visuelle élargie tout ceci en se livrant à des détournements de la fonction des images.