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Eugène Delacroix. Le Bon Samaritain. (1849). 




 




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Eugène Delacroix. Le Bon Samaritain. (1849). 

La toile évoque la parabole du bon Samaritain. Juifs et Samaritains, dans l’antiquité, ne sont pas en bons termes. Pour un juif un Samaritain représente le mal pour des raisons religieuses et morales. Selon l’évangile de Luc (X, 29-37), le Christ utilise la parabole du bon samaritain pour illustrer la charité et la miséricorde. « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba au milieu de brigands qui, après l'avoir dépouillé et roué de coups, s'en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre vint à descendre par ce chemin-là ; il le vit et passa outre. Pareillement un lévite, survenant en ce lieu, le vit et passa outre. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, le vit et fut pris de pitié. Il s'approcha, banda ses plaies, y versant de l'huile et du vin, puis le chargea sur sa propre monture, le mena à l'hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira 2 deniers et les donna à l'hôtelier, en disant : 
" Prends soin de lui, et ce que tu auras dépensé en plus, je te le rembourserai, moi, à mon retour." Le Christ illustre comment chacun doit traiter son prochain et il se sert d’un Samaritain à contre emploi pour monter que l’appartenance à une communauté ne fait pas d’une personne un être bon ou mauvais mais que chacun dois être jugé selon ses actes et non sur une réputation. Le moment est celui où le Samaritain est en train de hisser l’homme qui n’a plus de force sur son cheval. 

Le point de vue du spectateur est situé au niveau de la tête du cheval et des épaules du Samaritain. Un petite partie du ciel est visible en haut à gauche.

Les corps des 2 hommes se trouvent sur les lignes de force et les points naturels d’intérêt. 

Vêtu de rouge, le Samaritain occupe une grande partie de l’espace pictural. Plus de la moitié. Il est le motif central de l’œuvre. 

La toile est construite sur la diagonale ascendante. Les lignes directrices du paysage, les corps des hommes et même leurs habits vont dans la même direction. 

Détails : 

A l’arrière plan : une cascade. Ce n’est pas un hasard. L’eau ici est à considérer comme un des 4 éléments, symbole d’énergie, elle descend du ciel donc elle est aussi une expression de l’esprit. Il faut considérer l’eau ici dans son aspect primitif comme créatrice et conservatrice de la vie. 

Preuve de l’agression dont il a été victime le corps de l’homme et son visage sont maculés de sang. 

Le Samaritain est robuste et armé. Malheur à celui qui voudrait l’attaquer. 

Afin de mieux illustrer la parabole , Delacroix représente un prêtre, indifférent en train de s’éloigner. 

Lumière : La scène est éclairée d’en bas à droite. 

Couleurs : Harmonie entre couleurs chaudes. 

Toiles Similaires : 

Vincent Van Gogh. Le Bon Samaritain. (1890). 

Rembrandt. Le Bon Samaritain. (1630).

Vitrail du Bon Samaritain. Cathédrale de- Bourges. (13ème Siècle).