Joseph Mallord William Turner.

Les Peintres











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Joseph Mallord William Turner (1775-1851)

Né à Londres le 23 avril 1775, William Turner, fils d’un barbier de condition modeste, est admis aux écoles de la Royal Academy en décembre 1789. 
Durant 4 ans, il étudie les arts et les techniques de l’aquarelle auprès du peintre Thomas Malton. Philippe Jacques de Loutherbourg lui apprend à s’enthousiasmer pour les phénomènes atmosphériques et les sautes d’humeurs climatiques.
Pour s’imprégner directement des atmosphères, des lieux et des lumières de la nature, il commence à voyager en Angleterre et au pays de Galles puis en Écosse. 
En 1794 il rencontre le peintre Thomas Girtin qui l’incite à faire des copies et des aquarelles des œuvres de John Robert Cozens et d’autres paysagistes.
C’est au cours de ces expériences de « copiste » que Turner s’initie à la subtilité des couleurs.

Turner découvre l’Europe, notamment la France, la Suisse, la Hollande, l’Allemagne et l’Italie à partir de 1819 et il s’imprègne des méthodes picturales de ses homologues européens, des paysages et des lumières nouvelles qui le fascinent. 
Très influencé par l’œuvre du peintre français Claude le Lorrain, Turner entreprend en 1807 la vaste tâche de répertorier à son tour sa propre production dans un recueil de gravures qui resté inachevé. 

L'utilisation que fait ce dernier des variations atmosphériques transparaît dans bien des œuvres. Les formes architecturales sont traitées de manières identiques. Son premier voyage en Italie, en 1819, marque un autre tournant dans la peinture de Turner. 
À son retour, ses œuvres sont caractérisées par des couleurs plus brillantes et par la diffusion de la lumière. Son utilisation donne une radiance particulière aux couleurs, adoucit les ombres et les formes. 

Peu à peu les compositions très équilibrées de ses débuts font place à une représentation assez détachée de l’objet.
Turner se sert uniquement de la couleur pour fondre les éléments picturaux en une impression d’ensemble et rendre les phénomènes climatiques par la lumière et la couleur.

Son œuvre tardive est incomprise par ses contemporains. Totalement démarquée de l’objet sa peinture est très en avance pour son temps. 
Utilisant à l’extrême l’abstraction qui caractérise ses dernières compositions, il parvient à un sens vibrant des forces en représentant les objets comme des masses indistinctes à l'intérieur d'un halo de couleurs chaudes.

Turner est avant tout un adorateur de la lumière. La lumière est partout, dans toutes ses compositions. C’est un homme d’eau, fasciné par l’immensité, l’énigme ou la violence de la mer. Les eaux plus calmes lui permettent de jouer de la perspective en usant des reflets de la nature sur leur surface.

Le feu, élément antagoniste de l’eau, lui offre à son tour l’occasion de s’exalter. 

Turner est particulièrement célèbre pour son traitement dynamique des effets lumineux naturels dans les paysages et les marines. Il a laissé une œuvre prolifique (282 peintures et environ 19 000 aquarelles et dessins) qui anticipe et influence les artistes ultérieurs, des impressionnistes aux peintres modernes.