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Puisque Le Grand Palais nous propose une rétrospective Elisabeth Louise Vigée Le Brun du 23 septembre 2015 
au 11 janvier 2016 avec plus de 130 toiles étudions la questions. 
Elles étaient 3 : Élisabeth Vigée-Lebrun, Marie - Gabrielle Capet, Adelaïde Labille - Guiard.

Avant la Révolution elles peignaient les nobles, les baronnes, et les reines mais ensuite ? 

Qui c'est le mieux adapté ? 
Peut-être pas celle que vous croyez...

Voir aussi : Les Femmes Peintres.

En ligne le : 17.09.2015.





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Vidéo : VIGÉE-LEBRUN : Marie-Antoinette et ses enfants.

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Puisque Le Grand Palais nous propose une rétrospective Elisabeth Louise Vigée Le Brun du 23 septembre 2015 
au 11 janvier 2016 avec plus de 130 toiles étudions la questions. 
Ells étaient 3 : Élisabeth Vigée-Lebrun, Marie - Gabrielle Capet, Adelaïde Labille - Guiard.
Avant la Révolution elles peignaient les nobles, les baronnes, et les reines mais ensuite ? 
Qui c'est le mieux adapté ? Peut-être pas celle que vous croyez...

Élisabeth Vigée-Lebrun. (1755 – 1842). 

La jeune Louise-Élisabeth dessine partout, sur ses cahiers, sur les murs de son école.
Vers l’âge de sept ou huit ans, le peintre Louis Vigée s’extasie devant un dessin de sa fille et prophétise qu’elle sera peintre.
Après la mort prématurée de son père elle débute des études d’Art et devient l’élève de Vernet et de Greuze. 
Et comme Joseph Vernet ainsi que Jean-Baptiste Greuze, le lui conseille, elle va admirer les chefs-d’œuvre du Luxembourg. La renommée de ces peintres lui ouvre toutes les portes des collections d'art privées princières et aristocratiques à Paris, où elle peut étudier à loisir les grands maîtres, copier Rembrandt ou Van Dyck et étudier les semi-tons. Toute sa vie ce besoin d’apprendre ne la quitte pas, car elle a comprend qu’un don se travaille. Déjà on lui commande des portraits et elle commence à gagner sa vie.
Louise-Élisabeth s’établit, à 15 ans, comme peintre professionnelle et les commandes affluent. Deux dames richissimes la prendront alors sous leur protection : Mme de Verdun, épouse d’un fermier général mais surtout Louise Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, épouse du duc de Chartres. Elle épouse le marchand de tableaux jean Baptispte Lebrun et refuse fréquemment les commandes de portraits que lui font les galants pour la rencontrer et la courtiser. Vite célèbre elle devient une portraitiste très appréciée de la noblesse française. 
Issue de la petite bourgeoisie, elle trouve sa place au milieu des grands du royaume dont les premiers, le roi et ses frères et sœurs, la reine et les principaux membres de la famille royale sont de sa génération. Elle peint pour la cour et est nommée en 1779 peintre officiel de la reine. (Marie Antoinette à la Rose. 1779). 
Son succès ne se dément pas. Ses portraits de femmes, à la fois ressemblants et flatteurs, lui attirent la sympathie de la reine et de la noblesse. 
Elle multiplie les originaux et les copies. Ces toiles concourent à répandre à travers le monde l'image de la reine en même temps que le talent de son peintre.
Ce sera la protection de Marie-Antoinette, traduite par un ordre de Louis XVI qui lui permet 
d’être reçue à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 31 mai 1783 en même temps 
que sa principale concurrente Adélaïde Labille-Guiard. 
Un tel succès a des contreparties : on la jalouse et on médit, on présente l’artiste comme une débauchée, suspectée d’être de toutes les orgies, d’être une dépensière qui se chaufferait en brûlant des billets et des lambris dorés, d’être l’amante de tout Paris. L’affaire du pamphlet serra réglée par Adélaïde Labille-Guiard qui a bien plus d’hommes dans ses relations. 
Jolie et possédant un visage gracieux elle réalise de nombreux autoportraits, seule ou avec sa fille Julie. Elle est influencée par Rubens mais aussi par le néo-classicisme de David. 
Dans ses portraits le vêtement doit s'effacer au profit de la beauté. Les corps sont libres de toute entrave, la coiffure est sans apprêt, le visage sans maquillage excessif. Les attitudes des femmes peintes ne sont plus raides et compassées mais sentimentales et déliées. C'est un retour au naturel.
Dans la nuit du 5 au 6 octobre 1789, alors que la famille royale est ramenée de force à Paris, Élisabeth quitte la capitale avec sa fille, Julie, âgée de 9 ans. Elle dira plus tard de la fin de l’Ancien Régime : « Les femmes régnaient alors, la Révolution les a détrônées. »
Jamais, au cours de ses pérégrinations, Élisabeth ne souffre de solitude. Sa réputation de peintre est telle que partout, elle est reçue. De plus, elle retrouve nombre de ses relations, qui, comme elle, ont fui la Révolution.
En 1800 elle est rayée de la liste des émigrés et peut rentrer à Paris, ce qu’elle ne fera que deux ans plus tard.
Le retour d’Élisabeth est salué par la presse, mais elle a du mal à retrouver sa place dans la 
nouvelle société née avec l'Empire. De ce fait elle repart en voyage et visite longuement l'Angleterre et la Suisse. Puis, elle revient en France.
Vigée-Lebrun publie vers 1835 ses Souvenirs, qui connaîtront un grand succès et sont un document intéressant sur les bouleversements de cette époque qu’elle a vécus de si près, pour avoir connu les personnages marquants de son époque : tous les artistes de renom et toutes les cours.
Elle vieillit doucement, entourée des siens ; en proie à des attaques cérébrales, elle perd la vue après une attaque plus sérieuse.
Elle meurt à Paris à son domicile de la rue Saint Lazare le 30 mars 1842 et est enterrée au 
cimetière de Louveciennes. Son épitaphe est : « Ici, enfin, je repose… ».

Marie - Gabrielle Capet. (1761 – 1818). 

Fille d'un domestique Marie-Gabrielle Capet est âgée de vingt ans lorsqu’elle monte à Paris pour apprendre la peinture sous la direction d’Adélaïde Labille-Guiard. Parmi ses camarades d'études, elle compte, entre autres, Marie-Victoire d'Avril et Carreaux de Rosemond. La jeune femme est encore une inconnue lorsque ses premiers dessins et pastels sont exposés au Salon de la Jeunesse (1781). Deux ans plus tard, sa maîtrise de la peinture à l'huile lui permet de présenter ses premiers Autoportraits peints à l'huile (1783 et 1784). Ses grandes œuvres sont exposées au Salon de la Jeunesse à partir de 1785, année au cours de laquelle elle envoie deux portraits d'officiers au Salon de la Correspondance, avec un tel succès qu'en 1786 l'un de ses pastels y est même accepté. 
Elle compte entre autres clients Madame Longrois, femme de l'intendant de Fontainebleau, le Père Moisset, Général de l’Oratoire, ainsi que plusieurs membres de la famille royale parmi lesquels en 1787 les tantes du roi, Mesdames Adélaïde et Victoire, dont Adélaïde Labille-Guiard avait également fait le portrait. À partir de 1791 elle expose ses premières miniatures au Salon, qui lui assurèrent la célébrité jusqu'à la fin de sa carrière. Plusieurs de ses portraits au pastel, comme celui d’Étienne Elias, de l'avocat Nicolas-Pierre Berryer et du dramaturge et membre du Tribunat Marie-Joseph Chénier, sont des commandes privées. Capet rencontre fréquemment d'autres artistes, comme Joseph-Marie Vien, 
Joseph-Benoît Suvée, Houdon, Étienne Pallière, Charles Meynier ainsi que François-André Vincent et, bien sûr, Labille-Guiard. Elle peint aussi le portrait des gens de la noblesse. Lorsque sa professeur et logeuse Adélaïde Labille-Guiard tombE malade, Marie Capet prend soin d'elle jusqu'à sa mort en 1803. En 1814 elle se tourne vers la peinture historique, avec une représentation mythologique d’Hygie, déesse de la santé, qu'elle vendit au docteur Moreau de la Sarthe. Elle peignit sa dernière composition à l'huile, Portrait de Madame Demetz, en 1815, puis abandonna la peinture et mourut en 1818 à Paris. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Adelaïde Labille -Guiard. (1749 - 1803).

Adélaïde Labille épouse à vingt ans Nicolas Guiard, un commis auprès du receveur général du Clergé de France. Son mari ne lui est donc d’aucune aide dans sa carrière de peintre. Sur son contrat de mariage signé le 25 août 1769, il est indiqué qu'Adélaïde est peintre de l’Académie de Saint-Luc. Elle exerce déjà en tant que peintre professionnel.
Les époux se séparent officiellement le 27 juillet 1779, Ils divorcent en 1793 une fois que la législation révolutionnaire le permet.
Le 8 juin 1799, Adélaïde épouse en secondes noces le peintre François-André Vincent, lauréat du Prix de Rome en 1768 et membre de l’Académie des Beaux-Arts. Elle le connaît depuis l’adolescence. Même après son divorce et son remariage, Adélaïde conserve le nom de Guiard, puisque c’est sous le nom d’Adélaïde Labille-Guiard qu’elle est connue dans le monde artistique.
Durant son adolescence, Adélaïde suit une formation de miniaturiste auprès du portraitiste, habile miniaturiste et peintre à l'huile François-Elie Vincent. Après son mariage avec Guiard, elle fait son apprentissage du pastel chez un maître du genre Quentin de La Tour. Elle est ensuite initiée à la peinture à l’huile par François-André Vincent.
Adélaïde est admise à l’Académie de Saint-Luc en 1769 alors qu’elle a à peine vingt ans. De nombreuses femmes artistes appartiennent à l’Académie de Saint-Luc. On compte cent trente femmes en 1777.
Adélaïde voit ses œuvres comparées à celles de Elisabeth Vigée-Lebrun. Les critiques prennent soin de ne comparer entre elles que des œuvres réalisées par des femmes.
L’édit de mars 1776 abolit « jurandes, communautés et confréries d’art et de métier ». L’Académie de Saint-Luc ferme donc ses portes en 1777.
Dès lors Adélaïde cherche à entrer à l’Académie royale pour se faire connaître. 
C’est grâce à des hommes qu'Adélaïde parvient à se faire connaître en tant que peintre et pastelliste. François-André Vincent, reçu tout juste à l’Académie royale de peinture, envoie à Adélaïde plusieurs personnalités de l’Académie comme Vien, les professeurs Voiriot et Bachelier, son ami Suvée, pour faire leur portrait. Ses hommes, appréciant le talent de ’artiste, sont alors acquis à sa candidature à l’Académie royale de peinture.C’est grâce aux relations de sa famille avec ce sculpteur qu'Adélaïde reçoit la commande du portrait de Pajou. Le portrait est exposé en 1783 où il est accueilli chaleureusement pour sa ressemblance.Les critiques comparent les pastels de Adélaïde avec ceux de Quentin de La Tour, le maître du genre. Adélaïde est une artiste reconnue dans ce domaine.
Un auteur demeuré inconnu publie des couplets où les femmes peintres Anne Vallayer-Coster, Elisabeth Vigée-Lebrun et Adélaïde Labille-Guiard sont injuriées, de même que le peintre Hue lors du Salon de 1783. Adélaïde y est accusée d’avoir de nombreux amants dont François-André Vincent. Il ne s’agit que d’accusations mensongères courantes pour les femmes qui exercent un métier défini alors comme masculin, d’autant plus quand, comme Adélaïde, elles sont séparées de leur mari.
Dès qu’elle en prend connaissance, Adélaïde écrit à la comtesse d'Angiviller, épouse du directeur des Bâtiments du Roi une lettre pour faire arrêter la publication de ce pamphlet. Cette femme, qui a des relations, n’a aucun mal à confier à la police cette affaire. Tous les pamphlets imprimés sont détruits. Malgré ce pamphlet, ces amis artistes comme Vincent et Pajou continuent à soutenir Adélaïde.
Adélaïde Labille-Guiard est reçue en 1783 en même temps que Elisabeth Vigée-Lebrun à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Alors que Vigée-Lebrun doit sa nomination à 
Grâce au soutien du directeur des Bâtiments du Roi, Adélaïde obtient une pension de 1000 livres en 1785, alors qu’elle est dans une situation financière difficile, étant séparée de son époux Guiard. Pour subvenir à ses besoins, elle prend des jeunes filles comme élèves, dont Marie-Gabrielle Capet.
Adélaïde est invitée à Versailles à faire le portrait de Mesdames, les tantes du roi Louis XVI, et de Madame Elisabeth, la sœur du roi en 1786. Elle est une pastelliste et un peintre reconnu, membre de Académie royale de peinture. Ces commandes de la famille royale donne à Adélaïde une célébrité accrue parmi les membres de la noblesse.
En 1790, la Révolution française pousse Adélaïde à partir à la recherche d’une autre clientèle dans un milieu politique très actif.
En 1791, les tantes du roi se réfugient en Italie. Adélaïde doit trouver de nouveaux clients. Elle fait donc les portraits de quatorze députés à l’Assemblée nationale dont celui de Talleyrand. En retour, celui-ci propose à l’Assemblée de donner aux femmes privées de fortune les moyens de subsister par le produit de leur travail. Son portrait de Robespierre est connu pour son cadrage innovant et son fond neutre. Les critiques étant bonnes, Adélaïde s’assure d’être soutenue par les nouveaux puissants à Paris.
En 1792, ayant une pension du roi, elle risque d’être prise pour une personne soutenant la monarchie. Elle choisit donc de partir de Paris pendant quelque temps pour Pontault-en-Brie avec François-André Vincent.
Grâce à Joachim Lebreton, chef des bureaux des Musées, elle obtient une pension de 2000 livres en 1795 et un logement pour elle au Collège des Quatre Nations. Elle possède aussi un atelier à l’Institut de France. Elle expose les portraits de Joachim Breton et de François-André Vincent au Salon de 1795.
Elle continue à exposer des portraits au Salon de 1798 à 1800, étant toujours bien vue des puissants par son attitude assez favorable à la Révolution.
Adélaïde ne se distingue pas de ses consœurs en ne faisant que des portraits au pastel ou à l’huile coupés à la taille ou à la poitrine. Le pastel, bien qu’étant une technique difficile à maîtriser, est considéré comme une technique féminine. Le pastel est en effet idéal pour faire des portraits en buste sur de petites surfaces de papiers. Le portrait au pastel est un portrait intime. On choisit l’huile pour représenter sa famille de manière officielle. Les portraits d’Adélaïde sont connus pour leur réalisme. Contrairement à Elisabeth Vigée-Lebrun, elle n’arrange pas le visage de ses modèles.