John William Waterhouse. (1849 - 1917). 
Les Préraphaélites.



   
Les Peintres


Toile analysée : John William Waterhouse. The Lady of Shalott (1888).

Boréas







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John William Waterhouse. (1849 - 1917). Les Préraphaélites, célèbre pour ses tableaux de jeunes femmes inspirés de la mythologie, de la religion et de la littérature. 
La confrérie préraphaélite est un groupe de peintres, poètes et critiques anglais du 19ème siècle qui s'opposent au matérialisme victorien et aux conventions classiques de l'art académique. 
Admirateurs du peintre italien Raphaël, les préraphaélites recherchent auprès des primitifs italiens de nouvelles sources d'inspiration et prônent un retour à la nature. 
La confrérie est fondée en 1848 par le peintre et poète Dante Gabriel Rossetti, ainsi que les peintres John Everett Millais et William Holman Hunt. Le critique d'art Frederick George Stephens, le peintre James Collinson ainsi que le sculpteur et poète Thomas Woolner font également partie de cette confrérie.
Tout d’abord Le Moyen Âge s'impose comme la période de référence. Les œuvres sont marquées par le caractère véritablement humain des personnages, par une grande importance du détail, les couleurs vives, qui rappellent celles de la fresque, et une composition rigoureuse. Puis les préraphaélites s'engagent dans une phase naturaliste. Ils peignent en plein air et cherchent à représenter la lumière caractéristique propre à la nature.

John William Waterhouse est âgé de cinq ans lorsque sa famille déménage à Londres. Son père lui enseigne la peinture jusqu'à ce qu'il soit admis à la Royal Academy en 1870. Ses premières œuvres sont de facture très classique, dans l'esprit de Lawrence Alma-Tadema et de Frederic Leighton. 

Ses thèmes de prédilection deviennent vite la mythologie grecque et la littérature romantique. 
Les toiles font références à plusieurs mythes grecs, surtout à l’Odyssée d’Homère et aux aventures d’Ulysse. Le navigateur qui ne peut rentrer dans son pays est un héros romantique et fantastique car dans son épopée il croise divers êtres surnaturels, des sirènes, qui sont un thème que Waterhouse aborde souvent, et des magiciennes comme Circé. 
Waterhouse comme Rossetti invente une image féminine idéalisée. Le modèle est distingué, rêveur et romantique. Ophélie héroïne tragique et romantique de la tragédie de Shakespeare Hamlet est représentée en 1889, 1894 et 1910. 
Son tableau le plus célèbre est The Lady of Shalott (1888), il s'agit du portrait d'une jeune femme qui se meurt de chagrin parce que son amour n'est pas partagé par Lancelot, selon la poésie d'Alfred Tennyson. Waterhouse composera trois versions différentes de ce thème, en 1888, 1894, et 1916.
John William Waterhouse est un peintre préraphaélite parmi les plus populaires, pourtant bien des historiens de l’art considèrent qu’il est plus proche du romantisme victorien. Pour d’autres encore il est un ex préraphaélite qui a évolué. Donc un préraphaélite moderne. Il se préoccupe beaucoup de la beauté féminine et représente des modèles qui sont des icônes de « femmes fatales » d’une beauté irréelle, froide, figée, presque immatérielle. Elles se situent souvent dans la nature à sentir ou à cueillir des fleurs. Parfois aussi ce sont des magiciennes occupées à leurs activités fantastiques et occultes. En fait Waterhouse associe souvent mélancolie et théâtralité par exemple en représentant le philosophe grec Diogène vivant dans son tonneau entouré de belles jeunes femmes. 
Waterhouse est fasciné par l'eau et les reflets. L'héroïne de La tempête de Shakespeare Miranda, thème cher aux préraphaélites, lui donne l'occasion de représenter une beauté fatale prés de la mer déchaînée. 
Contrairement aux autres préraphaélites Waterhouse est toujours resté fidèle et attentif à l'Académie. Il participe régulièrement à ses salons. Les œuvres de Waterhouse sont souvent comparées au travail d'un autre peintre préraphaélite Edouard Burne-Jones. 
Si Waterhouse sait représenter de magnifiques jeunes femmes en pleine nature il est aussi un grand portraitiste. 

Au milieu des années 1990 dans une salle des ventes le tableau de Waterhouse Boréas (1903) réapparaît après une disparition de 90 ans. Boréas est le nom du vent du nord dans la mythologie grecque. En effet la toile représente une jeune fille prise par un vent tourbillonnant. 
La même année Waterhouse réalise le même effet dans Windflowers (Fleurs du Vent), (1903). La toile Boréas est adjugée pour 1 293 962 $. Cette vente fait sensation car il s’agit pour l’époque d’un record pour une œuvre de John William Waterhouse.
Depuis, le Réveil d’Adonis (1899) a été vendu 2 340 000 $.