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Vincent Van Gogh


 

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Vincent Van Gogh. L’Église d’Auvers-sur-Oise. (Juin 1890). 




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Vincent Van Gogh. L’Église d’Auvers-sur-Oise. (Juin 1890). 

L’œuvre a été réalisée par Vincent après sa sortie de l’asile de Saint-Rémy-de-Provence, il s’établit à Auvers-sur-Oise pour être soigné par le Dr Paul Gachet.
C’est ici qu’il passe les 2 derniers mois de sa vie, et, en plus de cette toile, il compose aussi une centaine d’autres tableaux. 
En bas et à droite de la toile nous avons placé une flèche, au clic l’église d’Auvers- sur- Oise telle qu’elle est aujourd’hui apparaît, un autre clic et la toile de Van Gogh est de retour. Sur la photographie l’église est massive, statique, assez monumentale.
La même église vue par Vincent est en mouvement. Le bâtiment est déformé et en allant d’une image à l’autre vous vous rendrez compte que toute l’œuvre bouge, le ciel, le chemin, le personnage et même la végétation. Cette toile illustre l’influence de la manière de Van Gogh sur les artistes expressionnistes. Dans son essai Le Musée Imaginaire édité en 1947, André Malraux déclare : « Pour le musée, il n'y a plus ni vénération, ni ressemblance, ni imagination, décor ou possession, mais des images qui diffèrent des choses et qui se trouvent confrontées en tant que telles. Cette confrontation de contradictions est une prise de conscience de la quête de tout le possible de l'art, d'une recréation de l'univers qui donne la plus haute idée de l'homme. L'homme recrée le monde face à Dieu, et conquiert par l'art le sens de sa vie contre l'oubli et la mort. ». L’art devient conscience de soi avant d’être représentation du réel. 
La ligne d’horizon est basse, le ciel est d’une grande dimension. L’Église est située sur la partie haute de l’œuvre, bien au dessus du point de vue du spectateur. Une idée d’ascension en découle. L’œil est ensuite attiré par le personnage qui est en mouvement mais nous verrons que c’est le cas de la totalité de la toile. 
L’église se trouve centrée sur les 4 points naturels d’intérêts de la toile.
Van Gogh utilise les lignes de force pour délimiter l’espace pictural. En bas le sol, au milieu l’église, en haut le ciel et le clocher. 
L’espace pictural selon son emplacement est : clair au premier plan, les couleurs chaudes dominent, sombre à l’arrière plan, les couleurs froides dominent (le ciel et les vitraux). 
L’Église ne penche pas, si l’on se fie à l’axe de symétrie elle est bien droite. Ce sont les lignes brisés et courbes de la toiture, les hachures sur le sol, les spirales dans les nuages qui donnent un effet d’enroulement. Toute l’œuvre semble en mouvement. En fractionnant sa touche et en brisant les lignes l’artiste donne à penser que tout est en tarin de bouger. 
Détails : 
La manière dont les nuages s’enroulent en spirales fait songer au ciel de la nuit étoilée. (1889). (Clic pour voir l’analyse).
Les lignes irrégulières du toit rendent font paraître l’église instable, comme subissant une distorsion. 
Les hachures du sol rappellent les pavés de La Terrace du Café le Soir (1888).
(Clic pour voir l’analyse).
Lumière :
L’Église est éclairée de la droite. La lumière illumine l’édifice et le sol. 
Couleurs : Contraste entre couleurs complémentaires.
Vincent Van Gogh. La Nuit Étoilée. ((1889). On retrouve ici les spirales du ciel. Vincent sent la force qui réside dans la nature, il veut aspirer le spectateur dans l'œuvre par ce ciel immense. Le but est de partager l'émotion ressentie face à la nature.
Vincent Van Gogh. Terrasse du Café le Soir. (1888).
On retrouve sur cette toile le même contraste bleu et jaune dans les mêmes tonalités. Pourtant la terrasse du café a été réalisée de nuit. Les couleurs à dominante jaune se trouvent sur la ligne de force gauche entre 2 points naturels d’intérêt. Le ciel et un groupe de passants sont sur la ligne de force droite, là où la couleur dominante est le bleu. Il existe un contraste entre les couleurs mais aussi une opposition des espaces. Exactement comme dans l’église d’Auvers-sur Oise.