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Le Dadaïsme.


George Grosz. Métropolis. (1916-17). Dadaïsme. 








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George Grosz. Métropolis. (1916-17). Dadaïsme. 

Georges Grosz est critique d’Art et co-fondateur du groupe Dada de Berlin. Les Dadaïstes cherchent la rupture avec la culture, les œuvres doivent refléter un monde vide de sens. Cette œuvre de Grosz s’inspire du Futurisme italien. La composition évoque : Vitesse Automobile de Giacomo Balla (1912), le thème et les couleurs sont inspirées de : La Ville qui Monte d’Umberto Boccioni (1910), mais loin de faire l’éloge du monde moderne comme les Futuristes, Grosz fait de sa toile le support d’une critique sociale radicale. Face à toute cette agitation et ces gens qui courent dans tous les sens le spectateur ne peut que se demander : Où vont-ils et que font-ils ? Dés qu’il s’agit de dénoncer et de critiquer George Grosz est là, parfois avec ironie, parfois beaucoup plus franchement. 

Le point de vue du spectateur se situe au bas de l’immeuble au coin des avenues. 
A partir de là l’œil doit essayer de suivre le mouvement de la foule, ce qui n’est pas une mince affaire… 

Les bâtiments se situent sur la ligne de force supérieure sur les 2 points naturels d’intérêt. La foule est sur la ligne de force basse elle aussi entre 2 points naturels d’intérêt. Le lampadaire au centre divise l’œuvre en 2 zones et indique 2 directions 
Le modèle de la composition semble être Vitesse Automobile de Giacomo Balla. (1912). 

La toile s’articule sur la diagonale de droite à gauche qui doit être considérée comme descendante. Il existe un changement de sens au bas de l’œuvre, comme dans la Ville qui Monte d’Umberto Boccioni (1910).

Verticales, horizontales et obliques semblent toutes vouloir souligner l’angle central marqué par le lampadaire. Les seules formes rondes sont la lune avec un rappel au niveau des luminaires et des coupoles du bâtiment central. 

Détails : 

Comme dans toutes les villes modernes beaucoup de marques et de la publicité partout mais sans aucun support, affiches ou panneaux, ce qui rend la chose assez ridicule. 

Beaucoup d’agitation, les gens courent dans toutes les directions ce qui induit une impression de désordre et de chaos. 

Les visages ressemblent à des masques ce qui est bien dans l’esprit Dada. Ces masques sont parfois des caricatures parfois cadavériques et morbides. Ces gens sont-ils vraiment vivants ? 

C’est une scène de nuit ou le rouge domine tout. Peu de lumière réelle mais une lumière déformée, teintée, filtrée, surréaliste. 


Couleurs : Harmonie entre couleurs chaudes. Quelques contraste entre couleurs chaudes et froides et entre couleurs complémentaires.

Toiles Similaires : 

Georges Grosz. Café. (1916). 

Umberto Boccioni . La Ville qui Monte. (1910).

Carlo Carrà. Les Funérailles de l'Anarchiste Galli. ( 1910).