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Émile Claus. (1849 - 1924). 
 La Moisson. 

Luminisme. 









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Émile Claus. (1849 - 1924). La Moisson. 

Émile Claus est un peintre assez atypique, il possède plusieurs manières de peindre. Excellent dessinateur il peut avoir une touche précise et rendre des détails d’une extrême finesse : (Matin d'Octobre sur la Rivière Lys), mais il sait aussi adopter la manière divisionniste, comme on le voit ici dans La Moisson. Pour rendre l’atmosphère ensoleillée d’une journée d’été dans les champs il utilise des couleurs pures aux tons clairs et les couleurs sont fractionnées en de multiples touches. L’œil du spectateur reconstitue ces taches en objets identifiables lorsqu’il les regarde de loin. Chaque zone de couleur se décompose en une infinité de particules colorées qui se fondent dans la rétine et donnent l’impression de nuances et de tons dégradés. Ce procédé donne ici une atmosphère exceptionnellement lumineuse qui évoque cette brume lumineuse qui se forme dans la nature sous le soleil lorsque les journées sont très chaudes. Le divisionnisme d’Émile Claus est très proche de celui de Camille Pissarro et bien différent du pointillisme de Seurat qui utilise des milliers de points très sérés ou de Paul Signac dont les couleurs sont souvent proches du fauvisme. Techniquement ce divisionnisme est celui de Pissarro mais les couleurs utilisées sont celles de Vincent Van Gogh durant la période qu’il a passée à Arles. D’autres toiles divisionnistes d’Émile Claus : (Jeunes paysannes marchant sur les bords de la Lys), utilisent la palette de Pissarro. C’est une forme de génie de savoir s’inspirer de chaque peintre dans ce qu’il possède de meilleur. En utilisant le zoom vous allez vous rendre compte que peu de couleurs sont employées et que c’est un orange clair alterné avec un plus foncé, un vert chartreuse alterné lui aussi avec un vert plus foncé, qui dominent. De plus au niveau de la touche vous constaterez que ce ne sont pas des points qui sont employés comme chez Seurat, ni des écailles de poisson à la manière de Signac, mais des touches horizontales, verticales, obliques avec parfois des mouvements tournants comme pour la blouse bleue de l’enfant au premier plan. Ces touches sont réalisées avec des brosses plus ou moins fines. En différents endroits l’artiste laisse apparaître le blanc de la toile ce qui est une technique intelligente pour éclairer le tableau et donner une impression de lumière intense. 

Le point de vue du spectateur se situe au niveau du groupe de personnage au second plan. 
La ligne d’horizon est haute, le ciel occupe moins d’un quart de l’espace pictural. 

L’enfant au 1er plan est situé sur le point naturel d’intérêt inférieur droit, le groupe de personnage est sur le point naturel d’intérêt supérieur gauche, 3 meules de foin à l’arrière plan occupent le point naturel d’intérêt supérieur droit. 

Le champ et ses occupants utilisent plus des 2 tiers de l’espace pictural. Le ciel, au loin occupe moins d’un tiers de la surface de l’œuvre. 

De nombreuses lignes directrices sont horizontales, pourtant le champ s’étire de la gauche vers la droite en suivant la diagonale montante. 

Détails : 

Les meules sont constituées de multiples touches descendantes, verticales ou obliques, leurs couleurs sont oranges, marrons ou bleues. 

Les fleurs aparraîssent à l’aide de petits mouvements ondoyants au-dessus de tiges marron. 

La blouse de l’enfant est constituée de bleu et de vert. Certaines touches sont obliques ou tournantes. 

Lumière : Le tableau est très lumineux. En plus des touches de blanc et de gris clair, l’artiste laisse des zones du tableau sans aucune matière, ce qui permet d’éclairer davantage encore la scène. 

Couleurs : Harmonies d’analogie. 

Toiles similaires : 

Claude Monet. Les Meules.

Émile Claus. Jeunes paysannes marchant sur les bords de la Lys.

Émile Claus. Rencontre sur un Pont. 

Émile Claus. L' Arbre Ensoleillé.