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Vienne 1900 : Klimt, Kokochka, Moser, Schiele by www.vodeo.tv

 


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Egon Schiele. (1890 – 1918). 
Autoportrait avec l'épaule nue soulevée. (1912).









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Vienne 1900 : Klimt, Kokochka, Moser, Schiele by www.vodeo.tv/




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Egon Schiele. (1890 – 1918). Autoportrait avec l'épaule nue soulevée. (1912).

Peintre expressionniste autrichien Egon Schiele possède une vision du monde ténébreuse et tourmentée. Sa sœur aînée Elvira décède à l’âge de 10 ans et son père meurt alors que le peintre a 15 ans. C’est à cette époque qu’il réalise ses premiers autoportraits. A 17 ans, il rencontre Gustav Klimt, âgé de 45 ans, en qui il reconnaît son modèle et son maître spirituel. Puis il prend ses distances avec le Jugendstil . Il peint alors de nombreux portraits d'amis et des autoportraits.
Les dessins à caractère érotique de Schiele conduisent à son arrestation en 1912. Il passe 21 jours en détention provisoire. Au procès, le juge le condamne à 3 jours supplémentaires pour outrage à la morale publique. Une centaine de ses oeuvres majoritairement des nus, sont confisquées par le tribunal. 
Le 6 février 1918, Klimt décède, Schiele exécute son portrait sur son lit de mort. 
Ses portraits, ses autoportraits et ses nus ont souvent des poses insolites, voire caricaturales. Schiele a réalisé près d'une centaine d'autoportraits se représentant parfois nu, avec un visage desséché et tourmenté, et souvent dans des attitudes hautaines et distantes, chez cet artiste le corps humain (et même le sien), est utilisé pour son pouvoir d’expression. Les toiles sont volontairement provocantes. Elles évoquent l’érotisme et la mort. Comme l’œuvre de Klimt. Par contre cette surabondance d’autoportrait correspond à une quête, à une recherche : la recherche de soi-même et une quête intérieure. Cet Autoportrait avec l’épaule Nue soulevée est très représentatif de cet artiste, « écorché vif », doté d’une vive sensibilité et qui c’est souvent senti rejeté par ses contemporains. 

Le point de vue du spectateur est situé au niveau de la bouche. Le personnage est de trois quarts bien que son visage soit de face. L’œil suit la diagonale montante de l’épaule puis le regard se dirige vers le visage. 

La bouche se trouve proche du centre géométrique de la toile. 
L’œil gauche et l’épaule au premier plan, qui présente « la chair vive » de l’auteur, comme un corps écorché en anatomie, sont sur 2 points naturels d’intérêts sur la diagonale montante. 

Les espaces vides occupent un tiers de l’espace pictural, les espaces pleins les 2 autres tiers.

L’œuvre est construite sur la diagonale montante qui passe sur l’épaule la bouche et l’œil gauche.

Détails : 

Les cheveux sont représentés par des bâtonnets qui, par leur couleur et la forme générale circulaire évoquent la couronne d’épine que le Christ porte sur la croix. 

Sur le visage, surtout les joues et l’oreille, on perçoit nettement les muscles, la chair et les tendons. 

L’épaule en avant plan est représentée comme si l’artiste n’avait pas de peau, on voit les muscles, les tendons, la chair, le rouge du sang. Il y a un désir morbide et de provocation chez l’artiste mais aussi symboliquement la volonté de se présenter et de se regarder lui-même au plus profond de son être. 

Lumière : 

Le fond est bien plus clair que le personnage en avant-plan. La lumière semble donc provenir de l’arrière.

Couleurs : Harmonies entre couleurs chaudes. 

Harmonies et contrastes : Le report des couleurs utilisées pour élaborer 
la toile sur le cercle chromatique indique des harmonies entre couleurs chaudes.

Toiles similaires : 12 autoportraits.