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Chaim Soutine. (1893-1943). 

La Gaude et les Baous. (Rue à Cagnes) 1922 – 23.  

 Expressionnisme




 



Chaim Soutine. (1893-1943).
Une Jeune Anglaise. 1934.



Vidéo : Montparnasse – Soutine. 

 


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Chaim Soutine. (1893-1943). La Gaude et les Baous. (Rue à Cagnes) 1922 – 23. Huile sur toile. 60 x 73 cm.

Souvent classé parmi les peintres de l’École de Paris, qui désigne les artistes étrangers installés à Montparnasse dans les années 20 : Chagall, Kisling, Lipchitz, Modigliani, Pascin, Zadkine…, mais qui n’est pas un mouvement, Soutine est un artiste peu conventionnel. 
Il admire Raphaël, Le Gréco, Rembrandt, Chardin, Goya, Ingres, Corot, Courbet et il s’en inspire. On le voit danser frénétiquement devant le bœuf écorché de Rembrandt au Louvre. 
Frénésie… c’est bien une peinture frénétique que nous propose celui qui refusait qu’on le regarde peindre. Dans quel état second, dans quelle transe, dans quelle frénésie se trouvait-il alors ? Soutine se plonge dans la matière et peint même avec les doigts plusieurs couches, il sculpte la peinture plus qu’il ne peint et ne fait pas de dessins préparatoires. L’œuvre prend naissance sur la toile à coup de touches épaisses, vives, saccadées, certainement avec un rythme fou. Soutine prend les couleurs de l’impressionnisme, la manière de Van Gogh et met le tout en mouvement sans que l’on sache si c’est une peinture mystique, religieuse, émotive, sensuelle mais on le qualifie de chaînon manquant entre Van Gogh et Cézanne et l’expressionnisme abstrait ou lyrique, l’Action Painting de Pollock. 
Soutine a certainement contribué à libérer le geste des peintres, il n'a pas inventé le dripping, mais il lançait la couleur sur la toile et jetait ses pinceaux à terre.
Il a aussi inspiré Francis Bacon dans la déstructuration des formes et la distorsion des corps et pour ce goût un peu morbide pour la décomposition de la chair dans les natures mortes mais aussi dans les portraits. Soutine n’est pas un peintre conventionnel, le chaînon manquant est un peintre atteint d’une maladie grave, la frénésie de la peinture… 


L’Artiste ne montre qu’une toute petite partie du ciel en haut à droite. 
Le point de vue du spectateur se situe à peu près au centre de la toile. 
Le sujet de l’œuvre, un quartier de la ville de Cagnes sur Mer, est totalement inclus dans une sphère, ce qui amplifie encore l’effet de mouvement et de rotation que la composition inspire. 

Le points naturel d’intérêt inférieur gauche se situe sur le visage du personnage. 
Le points naturel d’intérêt supérieur gauche est dans la rue, au-dessus d’un palmier penché. 

Le points naturel d’intérêt inférieur droit se trouve sur un personnage féminin qui s’engage dans la rue et que l’on aurait du mal à remarquer sans lui.

Le points naturel d’intérêt supérieur droit se trouve entre le coin d’un toit et une cheminée. 

Espaces clairs et sombres. Espace chauds et froids. 

Selon la nature des espaces les couleurs dominantes changent. Tout ce qui est à l’intérieur de la sphère et du village est d’une tonalité jaune et chaude. 
Tout ce qui est à l’extérieur de la ville est d’une tonalité verte, bleue ou froide. 

Soutine n’utilise pas de lignes verticales ou horizontales, toutes les lignes sont circulaires ou obliques. Tout ce qui est représenté semble en mouvement vers la droite. D’où vient ce mouvement ? D’une force dans la nature ? Du temps qui passe ? D’une énergie spirituelle divine ou issue du peintre ? 


Détails : 

Ce personnage féminin sort de chez elle. Elle s’engage dans la rue. Sa silhouette est normale et reconnaissable. 
Ce personnage masculin est déjà engagé dans la rue. Sa silhouette est déformée comme s’il était pris dans un tourbillon ou une tempête. 

Cette maison penche tellement qu’au-delà il semble qu’elle pourrait s’effondrer. 

Lumière : La lumière semble provenir d’en bas à droite. 

Couleurs : Contrastes entre couleurs chaudes et froides.
Contraste entre complémentaires.

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